Jack White
> Blunderbuss
Chanteur, auteur, compositeur, musicien multi-tâches, pionnier de la renaissance du garage rock avec le génial duo The White Stripes (dissous, au grand dam des mélomanes en début d’année dernière), fondateur des groupes The Raconteurs (2006-2008) avec Brendan Benson et The Dead Weather avec Alison Mosshart (elle même chanteuse et guitariste dans le groupe The Kills), mais aussi vedette de cinéma aux cotés du légendaire Jimmy Page de Led Zeppelin dans le film It Might Get Loud de Davis Guggenheim, Jack White revient sur le devant de la scène en 2012 avec un album solo intitulé Blunderbuss. Un album qui sort aujourd’hui, 23 avril, chez vos meilleurs disquaires. Un disque finalement égal à un homme méticuleux et perfectionniste jusque dans les moindres détails, véritable manifeste blues des temps modernes.
Dans un monde musical où la technologie prend toujours un peu plus le pas sur la performance artistique et où les effets sonores se multiplient, Jack White, véritable technophobe puisqu’il enregistre encore ses créations via des procédés archaïques, est l’un des garants de cette old school. Avec son disque, Jack nous emmène à la découverte du Midwest américain dont l’esprit des lieux qu’il nous fait découvrir se retrouve transfiguré dans sa musique. Aucun doute, avec Blunderbuss, Jack White réaffirme ses racines blues.
Love Interruptions | Jack White
Love interruptions, premier single de l’album sur lequel participe Ruby Amanfu, nous offre un avant-goût assez subtil de ce qui va suivre. Un mélange détonnant de piano et de guitare qui nous renvoie à nos sentiments les plus profonds et à une époque finalement plus simple et plus authentique. En plus de la qualité du morceau, le clip, bien que minimaliste, ne manque pas de charme. Le rouge et noir des White Stripes laisse sa place à une couleur gris bleu très intime.
Weep Themselves to sleep, morceau très bien écrit, met l’accent sur la voix du bonhomme. Le ton et l’intensité des paroles sont autant associés aux sons crus de la gratte de Jack White qu’à ceux, plus mélodiques, du piano, ne faisant qu’aggraver le drame qui entoure cette chanson.
Avec I’m shaking, Jack White fait une référence à peine cachée à l’une des icônes de la musique blues, j’ai nommé le défunt Bo Diddley mais aussi à la mythique chanson Fever interprétée entre autre par Little Willie John, Peggy Lee ou Elvis Presley. Encore une fois, le natif de Détroit ne cesse de nous surprendre avec un morceau moins sombre et qui se rapproche du rhythm and blues des années 50, remis au goût du jour par White.
Sixteen Saltines (live on Saturday Night Live) | Jack White
Sur les 13 titres de l’album, Sixteen Saltines et Freedom at 21 sont peut être ceux qui représentent le plus le Rock façon Jack White, ceux qui, surtout, se rapprochent au plus près du style des Whites Stripes, avec la montée en puissance de la batterie et des riffs de guitare. Assurément deux tubes de l’album, aussi bruts que riches en symboles et en émotions.
De la galette, nous pourrions encore retenir le doux Blunderbuss, le mélodique On And On And On ou Hip (Eponymous) Poor Boy, qui certes, n’est pas une reprise du morceau éponyme d’Elvis Presley mais bien une référence à l’une des plus grandes idoles du rock.
Etrange, contradictoire et mystérieux, à l’allure proche des personnages d’un film d’animation de Tim Burton, Jack White confirme qu’il côtoie bel et bien les grands du rock et du blues confondus ! Au style proche du Dylan des années 70, avec des paroles très sombres qui rappellent Tom Waits et une mélodie aussi intemporelle que celle de Led Zep, l’album n’en reste pas moins estampillé Jack White, qui finalement, nous présente son autobiographie.
Pour plus d’informations, vous pouvez visiter le site officiel de Jack White ou bien sa page Facebook. Sachez enfin, et c’est un évènement, que l’Américain sera l’une des têtes d’affiches de la prochaine édition des Eurockéennes de Belfort avant de faire escale, deux soirs, dans la mythique salle de l’Olympia (2 et 3 juillet avec les soeurs de First Aid Kit en première partie).











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