DedaleSonore | Radiohead

DedaleSonore enchaîne les concerts cette semaine puisqu’après la venue de Tindersticks à la Laiterie samedi 13 octobre, nous avons eu la chance de venir applaudir Radiohead et Caribou au Zénith Europe 4 jours plus tard !

Radiohead (UK) + Caribou (CA)
16 octobre 2012
Zénith Europe, Strasbourg, France

Changement de décor donc, nous avons mis de côté l’éternelle Laiterie pour nous rendre dans le vaisseau amiral de la culture à Strasbourg, le Zénith (le plus grand de France, faut-il le rappeler). Il est vrai que la venue du groupe mondialement connu qu’est Radiohead ne pouvait s’imaginer dans une salle de 1000 places… Délaissons donc notre lieu musical bien aimé pour nous rendre dans le mastodonte objet réalisé par Massimiliano Fuksas (pour l’anecdote  notre cher Italien y voit une lampe d’Aladin… A vous de juger). La jauge de spectateurs décuplée, ce sont ainsi 10 000 fans cosmopolites (au bas mot) de nos Anglais préférés qui convergent vers un Zénith en proie, comme d’habitude, à de monstrueux problèmes d’accès. Le temps de trouver une place sur les coups de 19h45, de rentrer dans l’enceinte, de se rendre aux stands et nous voilà dans une salle remplie à moitié pour le moment (fosse et gradins compris). La chaleur interne contraste avec la froideur externe (de 5° dehors on passe à 25°-30° à l’intérieur). La fosse étant à moitié remplie, un vrai dilemme se présente pour tout nouvel arrivant : se retrouver loin de la scène ou admirer le spectacle visuel qui s’annonce du haut des tribunes ? Le temps de réflexion est plutôt court car le Zénith ne rigole pas avec l’horaire, il est 20 heures précises et Caribou lance déjà les hostilités. Un show qu’on suivra finalement des gradins.

Du Caribou en entrée…

Caribou en première partie, voilà qui s’annonce exaltant. L’électro des Canadiens nous a déjà convaincu sur le blog puisque nous avions parlé du dernier album du leader intellectuel Dan Snaith, Docteur en mathématiques, l’année dernière. Autant dire que la formation nord-américaine était un hors-d’oeuvre parfait pour les oreilles mais également pour les têtes et les guibolles, le groupe étant un véritable agitateur de jambes. Les batteries frappent l’air ambiant, le sol remue en rythme. Un met visiblement dégusté par une partie du public seulement puisque tout le monde n’a pas goûté à l’électro psychédélique du groupe… Et pourtant avec seulement 4 morceaux mais de longue durée, des effets visuels en béton et une rythmique de batterie tonitruante, il y avait de quoi être enthousiaste. Il est ainsi bien difficile de retenir un dodelinement de la tête, proche parfois du coup de lapin. Les deux morceaux phares du groupe, le génial Odessa et Sun (qui a bénéficié d’une version rallongée) ont été joués face à un public mollasson, clairement là pour venir admirer Thom Yorke et sa bande, une petite déception qui nous a vite décidé à migrer vers la fosse entre les deux shows. Dommage, la boîte à sons qu’est Caribou méritait un meilleur accueil. Ce qui est sûr, c’est que la soirée sera portée par l’électro, ce que Radiohead nous confirmera rapidement.

L’ambiance des tribunes étant très en-deçà de celle de la fosse, c’est par une habile translation horizontale et un mouvement de serpent que nous nous retrouvons placés à droite, à une quinzaine de mètres de la scène. En attendant le début du concert, nous avons eu le droit à quelques numéros d’équilibristes des techniciens qui préparaient la scène du groupe britannique. A la vue de la multitude d’éléments de décor et des instruments sur scène l’impatience grandit au fil des minutes. 21h15, les lumières se tamisent, le public retient son souffle, des applaudissements commencent à se faire entendre, des cris aussi, ça y est, place à ce que tout le monde attendait depuis des jours, des mois voire des années, Radiohead dans la capitale européenne !

… Avant l’explosion musicale

Les membres du groupe arrivent au compte gouttes suivis par un Thom Yorke qui arborait son look queue de cheval/barbe. Les cris jaillissent rapidement, nous faisant oublier le peu d’enthousiasme déclenché par Caribou. Thom déambule déjà sur scène et nous envoie un premier uppercut avec Lotus Flower, l’un des meilleurs titres du dernier disque. A peine la musique lancée, on s’aperçoit que la scénographie est impressionnante, mieux : MONUMENTALE ! En effet, ce sont 12 panneaux électroniques qui tombent comme par magie du plafond du Zénith. A cela s’ajoutent 6 panneaux en hauteur (sur lesquels défileront même des codes QR), un immense mur de lumières en fond de scène et des diodes multicolores autour de tout cela. L’effet du rendu est explosif. C’est ainsi au fil des chansons que ces panneaux lumineux s’organiseront, danseront sous nos yeux ébahis, le tout est simplement hallucinant ! Hallucinant tout comme le fait de se dire que Thom Yorke, l’une de nos idoles est à quelques mètres de nous seulement et se déhanche de cette manière si singulière juste devant nos yeux. Radiohead ne laisse rien au hasard, tout est orchestré magnifiquement, les instruments magnifiant la voix si nette et si typique de Thom Yorke. La première salve lancée nous laisse baba, Lotus Flower est l’un de ces morceaux qui nous prend aux tripes et nous laisse KO debout. Deuxième salve, Bloom laisse dorénavant place à un décor teinté de bleu, Jonny Greenwood seconde le batteur Phil Selway en s’éclatant lui aussi aux percussions. Tout est tellement parfait, les notes fusent et se rencontrent avec aisance, d’une efficacité implacable.

Come back en 2007 avec 15 step de l’album In Rainbows. Sur ce morceau les 12 plaques en LED, véritables marionnettes mécaniques suspendues s’alignent pour former un plafond sous lequel les membres jouent, grandiose (et à découvrir dans les bonus) ! Radiohead a décidé de mettre les moyens pour sa tournée avec ce show époustouflant aussi bien visuellement que musicalement. On enchaîne avec Kid A, Staircase, le rock de I Might Be Wrong (une belle surprise d’ailleurs puisque le morceau a été très peu joué sur cette tournée) et le planant The Gloaming qui laisse place à un décor vert devant lequel Thom se déchaîne et danse sans s’arrêter sur tout le morceau. Après Separator de leur dernier album, Thom se dirige vers le piano pour nous interpréter le touchant Videotape. Sa voix est tellement parfaite qu’on est très vite transporté dans le monde de Mister Yorke, la chanson est très touchante et nous donne de vraies émotions à l’instar du titre qui suit, Nude. Radiohead nous berce, nous entraîne dans le rêve jusqu’à ce que celui-ci devienne éveillé avec le remuant Full Stop, nouveau morceau joué pour la première fois en juin dernier. Morceau excellent soit dit en passant. Reckoner, le virevoltant Planet Telex (un « vieux morceau » dixit Thom Yorke puisque le titre figurait en effet sur l’album The Bends sorti en 1995), le génial There There, le psychédélique Feral et le dynamique Bodysnatchers ponctuent la première partie du show devant un public conquis qui porte aux nues la bande de Yorke. Les quadragénaires nous ont éclaboussé par leur classe et leur talent durant un peu plus d’une heure, si bien que le public réclame ardemment le retour du groupe mythique. Après quelques minutes d’attente au milieu d’une foule qui appelle sans cesse le groupe, les musiciens reviennent tour à tour sur scène pour nous asséner leur coup fatal.

La douceur et la beauté de Give Up The Ghost puis d’Exit Music (For A Film) pour débuter n’est qu’un leurre… Thom délaisse sa guitare acoustique (qui nous faisait rêver à un Karma Police) pour Weird Fishes/Arpeggi qui précède le formidable Magpie et un Street Spirit de toute beauté. Ca y est, le public flanche face à un tel spectacle, les cris de joie et les applaudissements font écho dans une salle éblouie par la beauté du show et la prestation des Anglais.

Mais c’est qu’ils sont malins, alors que certains prennent la poudre d’escampette pour rejoindre au plus vite leur voiture, les techniciens préparent à nouveau la scène pour le fabuleux National Anthem qui pourrait bel et bien faire office d’hymne national tant le public vibre à l’unisson sur les notes de grattes et de basse d’Ed O’Brien, Jonny Greenwood et Colin Greenwood. Le morceau a bénéficié d’un traitement particulier pour la France puisque des extraits de reportages télévisés français ont été samplés en arrière fond, démentiel. Le clavier refait ensuite son apparition au centre de la scène et Thom commence à jouer les premières notes d’Everything in Its Right Place, c’est tellement bon que l’on aimerait rester avec la formation anglaise toute la nuit. Hélas, le concert va sur sa fin sans que Creep, Karma Police, Paranoid Android ou Idioteque n’aient été joués…

Mais encore une fois le groupe nous surprend, Jonny revient seul sur scène, se met derrière son synthé et là, l’inattendu se produit ! Les première notes d’Idioteque sont crachées par les enceintes, « Ho My God » dirait Janice dans Friends. Le public virevolte, sautille, l’un des meilleurs morceaux de l’histoire musicale est interprété devant nos yeux grand ouverts. La scène se pare pour l’occasion d’une robe bleue/jaune du meilleur effet, Thom s’éclate comme à son habitude sur le morceau, bouge dans tous les sens, magnifie encore un peu plus un morceau déjà tellement parfait. Les effets visuels sont juste impressionnants et nous amènent jusque dans un état de transe. Ca y est, les membres repartent les uns après les autres sous les applaudissement nourris des spectateurs, Mama Mia, que c’était beau.

Voir Radiohead dans une vie, ça n’a pas de prix. La formation anglaise a forcément suscité beaucoup d’attente chez nous comme pour le reste des spectateurs. Il faut dire que la venue du groupe en Alsace était un évènement à part entière qui a motivé tous les amateurs de musique de province (le groupe ayant fait 2 Paris-Bercy) mais aussi d’Allemagne, de Suisse, d’Espagne et d’Italie… Une attente légitime à laquelle la bande de Yorke a répondu de la meilleure des manières. A l’aise sur scène, comme toujours, les membres du groupe ont offert un show haut en couleurs au public. Reprenant leurs classiques (puisque tous leurs morceaux sont des tubes, il est forcément difficile de créer une setlist qui convienne à tous), dégageant une énergie communicative et offrant un spectacle visuel brillant, voilà comment un groupe seulement connu à ses débuts pour Creep (qu’ils devaient en plus jouer à la fin pour que les spectateurs ne quittent pas la salle) a réussi à faire chavirer de bonheur 10 000 spectateurs. Merci pour tout Radiohead, on vous aime !

Bonus

Des vidéos du concert traînent déjà sur la toile. On remercie les preneurs d’images, c’est génial !

Intro + Lotus Flower | Radiohead (live au Zénith Europe de Strasbourg)

15 Step | Radiohead (live au Zénith Europe de Strasbourg)

Idioteque | Radiohead (live au Zénith Europe de Strasbourg)

Nude | Radiohead (live au Zénith Europe de Strasbourg)

Gallerie

17 octobre 2012 Live Report

DedaleSonore | Tindersticks

Tindersticks à La Laiterie de Strasbourg, c’est rare. Le dernier passage de la formation britannique remonte en effet à 2008, suite à la sortie de The Hungry Saw. Autant dire que la venue du groupe emmené par le saillant Stuart Staples a été l’attraction de ce samedi soir en terres strasbourgeoises.

Tindersticks (UK) + Thomas Belhom (FR)
13 octobre 2012
La Laiterie, Strasbourg, France

Arrivé sur les coups de 20h, la première chose qui frappe est la moyenne d’âge. Autour de la salle, beaucoup de quadra et quinqua s’étaient passés le mot pour venir admirer leurs idoles de jeunesse, pour certains. Si bien que les moins de 30 ans n’étaient pas légion et que je me suis rapidement senti seul… La grande salle s’est remplie (très) doucement pour accueillir l’amuse-bouche de la soirée, Thomas Belhom et fait quasiment unique à mes yeux : les gradins étaient assaillis tandis que la fosse était vide, ça change des concerts de toute la clique estampillée Disney…

Thomas Belhom donc, au nom flatteur, se présentait seul face à nous équipé comme il se doit : claviers, guitare, balais de batterie, etc. Rien d’étonnant à ce que le Français soit la première partie du groupe anglais lorsque l’on sait que Stuart Staples a participé à son dernier album intitulé Rocéphine. Autre fait notable, le monsieur a également collaboré avec John Convertino de Calexico, rien que ça (la formation américaine se produira d’ailleurs à la Laiterie le 24 novembre). L’artiste polyvalent que nous écoutons s’amuse avec ses instruments, tantôt à la gratte, tantôt à la batterie, tantôt au chant, tantôt au clavier, tantôt en train de sampler en live, le musicien multi-tâche nous offre quelques doux morceaux où l’instrument bénéficie d’une place toute particulière. De quoi nous mettre en appétit avant le plat principal.

Un plat principal servi chaud et à l’heure (c’est suffisamment rare pour être signalé) puisque notre quintette arrive à 21h30 comme prévu. Les 5 hommes, la quarantaine bien trempée, s’affichent avec élégance devant les premiers fans du groupe de Nottingham. Costard d’un côté pour David Boulter, le pianiste du groupe, chemises, vestons et jeans bien taillés pour les autres, on dit souvent que les Français ont un goût certain pour la mode mais là les British ont le look.

Une élégance très anglaise qui se traduit jusque dans la musique du groupe. Stuart Staples en métronome dirige son groupe avec classe : l’homme s’est assagi, paraît tranquille (trop, diront certains) sur scène et ça se sent, si bien que les rouflaquettes sur ses joues s’avèrent presque « excentriques ». Petite déception néanmoins, le leader du groupe ayant vécu plusieurs années en France et interprété plusieurs chansons dans la langue de Molière, nous ne pouvions qu’être déçus de l’entendre s’exprimer, d’une part trop peu, et d’autre part tout le temps en anglais.

Bref, la voix aussi suave que forte de Stuart n’a pas bougé d’un iota. Derrière l’homme robuste se cache quelque chose de très délicat qui se ressent jusque dans ses compositions très intimistes. L’orchestration est souvent épurée, quelques notes de piano se mêlant avec pudeur aux calmes notes de batterie, de grattes et de basse. La musique de nos Anglais fait mouche dans une salle qui n’a d’yeux que pour Stuart qui remerciera plusieurs fois les spectateurs pour leur accueil.

L’Anglais présentait au public strasbourgeois le dernier album de Tindersticks, The Something Rain. Sachant que le groupe roule sa bosse depuis 1993, leur discographie s’est fortement allongée tout comme le nombre de leurs tubes. Aussi, c’est avec une amertume non feinte que certains sont sortis de la salle puisque de nombreux morceaux du groupe ont été oubliés en chemin (My Oblivion, Trouble Every Day, Trying to Find a Home, …). Toujours est-il que certains titres ont emballé le public tels Show Me Everything, This Fire of Autumn, If You’re Looking For A Way Out, I Know That Loving ou encore l’excellent Dying Slowly.

1h30 de concert avec les Tindersticks ça passe finalement vite. Si le groupe a effectué deux rappels sous les applaudissements nourris des spectateurs, la vingtaine de morceaux, une fois consommée, nous donne envie de goûter à nouveau au plus vite à l’expérience. Stuart et ses amis ont pris aux tripes les spectateurs de la Laiterie. Avec subtilité et raffinement, les Tindersticks offrent à leur public un show sans fioritures mais ô combien touchant. L’élégance on vous a dit !

Bonus

Un spectateur de la Laiterie a eu la brillante idée de capturer en vidéo l’un des meilleurs morceaux du show, on le remercie. A déguster sans modération !

Show Me Everything | Tindersticks

16 octobre 2012 Live Report

Bloc Party - Four | DedaleSonore

Trois ans après Intimacy, et sept après Silent Alarm qui a assuré à Bloc Party une certaine renommée dans le milieu pop/rock avec quelques succès planétaires, Banquet et Helicopter en tête, le groupe londonien emmené par Kélé Okereke revient aux affaires avec Four, leur quatrième album (comme son nom l’indique, oui).

Révélé dès 2005 donc, le groupe a ensuite enchaîné avec A Weekend In The City, deux ans plus tard, dans un style semblable. De ce deuxième opus, quelques titres se sont clairement détachés tels que Song For Clay, Hunting The Witches ou Kreuzberg. Bref, un album que j’affectionnais autant que le premier en somme. Le tournant musical a été opéré en 2009 avec Intimacy. Feue la pop péchue du groupe, place à un album beaucoup plus électro qui de prime abord me laissait dubitatif avant de me convaincre avec quelques morceaux de qualité comme Biko, Signs ou Better Than Heaven. Dans les interviews d’époque, Kélé Okereke, leader charismatique du quatuor britannique avait d’ores et déjà annoncé la dissolution du groupe qui avait marqué la deuxième partie de la première décade du nouveau millénaire.

Bloc Party - Four | DedaleSonore

A l’issue de cette première vie musicale, Kélé, de son vrai nom Kelechukwu Rowland Okereke, en avait profité pour se lancer dans une carrière solo électro. Avec deux albums sortis en 2010 (The Boxer) et 2011 (The Hunter), Kélé n’a finalement pas autant convaincu que lorsqu’il tournait avec son groupe.

Entre rumeurs officieuses et annonces officielles, les fans de la première heure ont pris leur mal en patience jusqu’au jour où Kélé a annoncé la reformation du groupe pour un nouvel album, le quatrième déjà. Faisant partie de ces premiers fans du groupe, je ne savais pas trop à quoi m’attendre : un retour aux sons pop/rock du début ou une poursuite dans le monde électro ? La première idée était celle qui m’enchantait le plus et visiblement, ma requête a été entendue par les British puisqu’à l’écoute d’Octopus, premier single mis en ligne par le groupe sur sa page Facebook, on reconnaît immédiatement la patte Bloc Party avec le petit riff de gratte de Russell Lissack qui, certes simpliste, fait mouche.

Octopus | Bloc Party

La pochette de l’album est minimaliste avec quatre cercles (rouge, bleu, jaune et vert) qui se juxtaposent au noir profond. Lorsque la galette commence, So He Begins To Lie nous pond immédiatement un côté brut beaucoup plus franc par rapport aux autres compositions du groupe. Un son rock voire metal US (et pour cause, l’album a été enregistré à New-York et Kélé est un fervent admirateur de ce genre musical) que j’apprécie beaucoup. 3 X 3, second morceau de l’album poursuit dans la même veine, très dark, le titre met en scène la voix abyssale de Kélé Okereke. Vient ensuite le premier single de l’album, Octopus, au riff de gratte bien choisi et qui renvoie clairement à Silent Alarm, aucune fausse note en somme. Autre ambiance, Real Talk, beaucoup plus paisible fait à mon sens partie des meilleurs morceaux de l’opus, Kélé mêlant terriblement bien les passages des graves aux aigus. Kettling est plus bourrin et précède un Day Four aux allures de I Still Remember ou Sunday de leur album A Weekend In The City.

Arrivée à la moitié du chemin, les impressions sont bonnes et l’intro très blues/rock de Coliseum façon Hanni El Khatib nous prouve que le groupe a décidé de nous surprendre en s’attaquant à des genres inexplorés. Vient ensuite mon morceau préféré de l’album, V.A.L.I.S, aux airs si proches des compositions de Silent Alarm (petit riff de gratte, chœurs et voix aiguë de Kélé), tout simplement efficace. Efficace tout comme Team A, titre à deux mesures, une première dans la lignée de beaucoup de morceaux du groupe et une seconde, beaucoup plus rythmée, beaucoup plus pêchue sur laquelle les guitares de Russel et Gordon offrent un son un peu plus brut.

Truth poursuit notre ballade à la découverte du quatrième opus de Bloc Party et c’est encore réussi tout comme The Healing, avant dernier titre de l’album. We Are Not Good People achève l’album sur des notes de metal. J’avoue que je suis un peu moins fan de la chanson qui s’éloigne, à mon sens, un poil trop de l’univers créé par nos quatre Anglais le long de leurs trois premiers albums. La version deluxe de Four contient deux autres titres inédits en l’occurrence, Mean et Leaf Skeleton, qui mettent en avant la « patte » Bloc Party si caractéristique qui fait mouche depuis bientôt 7 ans.

Four LP | Bloc Party

Un retour aux sources, voilà qui caractérise le mieux Four, quatrième album du groupe londonien mené par son charismatique leader, Kélé Okereke qui, après deux albums solo, a décidé de revenir vers ses potes avec qui il a connu ses plus grands moments musicaux. Après Silent Alarm, pour moi, l’un des meilleurs albums de la décennie passée et A Weekend In The City et ses quelques très bons titres qui ont assis la renommé du groupe britannique, Kélé avait décidé de prendre un virage musical risqué en se lançant dans l’électro avec son groupe (Intimacy) puis lors de son aventure solo. Un tournant en demi-teinte, pas forcément à rejeter mais pas forcément à encenser non plus. L’annonce d’un nouvel album du groupe, trois ans après Intimacy, avait suscité un intérêt grandissant chez tous les fans de la formation anglaise. Et Four ne déçoit pas. En revenant aux basiques, Bloc Party remet en avant la pop/rock qui a fait leur succès. Chassez le naturel, il revient au galop…

6 septembre 2012 Chronique

field music

Ça commence doucement par des carillons, ça monte en rythme rapidement, ça navigue entre pop et prog-rock, ça fait penser au vieux Genesis (à l’époque où Peter Gabriel n’avait pas encore quitté le groupe), aux Beach Boys des fois, à Queen, à Michael Jackson, aux Beatles, à Prince, ça ressemble en même temps à plein de choses mais ça ressemble à rien, c’est FIELD MUSIC, c’est un duo, c’est deux frères (David et Peter Brewis), ça vient de la ville de Sunderland, c’est donc anglais, c’est (déjà) un quatrième album, c’est groovy, c’est dansant, c’est 15 chansons, c’est juste 35 minutes, ça a pour inspiration Leonard Bernstein ou encore le livre Charlie et la chocolaterie, ça se pose des questions (3 chansons ont des titres interrogatifs), ça fait des riffs imparables (le début de Sorry Again Mate, la basse de A New Town), ça va dans beaucoup de directions, ça essaye des choses, ça se rate parfois, ça réussit à d’autres moments, ça tente même une incursion dans le registre classique, ça ose,  ça balance 4 chansons suffisamment géniales pour obliger l’écoute du CD (A New Town, Choosing Sides, Just Like Everyone Else, (I Keep Thinking About) A New Thing).

Ça ne se résume pas, ça s’écoute…

Plus d’infos sur le site officiel, MySpace ou sur Facebook.

PS : Et la funkyssime A New Town est téléchargeable gratuitement juste en dessous… Merci à Field Music

 

Et ça passe le 8 Mars au Nouveau Casino de Paris.

 

19 février 2012 Chronique

Spiritualized dedalesonore
Depuis l’avènement du Rock’n’roll et des musiques modernes, il est courant de citer la théorie des « années en 7″. Cette théorie nous explique que ce sont les années se terminant par le chiffre 7 qui ont été les plus marquantes d’un point de vue musical, celles qui ont fait avancer le média musique. 1967 verra, entre autres, la sortie du Sergent Pepper’s des Beatles ainsi que des premiers albums du Velvet Underground, de Jimi Hendrix, des Doors et de Pink Floyd (l’année parfaite quoi !!).

En 1977 sort l’unique album des Sex Pistols, qui va symboliser le mouvement punk. En 1987 arrive le Hard-Rock typé bande FM avec les Guns N’ Roses et en 1997 les prémices électro-rock de Radiohead (OK Computer et ses successeurs). 2007 ne confirmant pas la théorie et restant dans des mouvements rock déjà connus.

Donc, 1997 verra le groupe Radiohead sortir réellement du bois avec le grandiose OK Computer. Est-il possible de faire mieux cette année-là ? Et bien oui, selon le magazine anglais NME. Et quel groupe réussit l’exploit ? Un groupe anglais nommé Spiritualized avec son album Ladies and Gentlemen We Are Floating in Space. Ce titre d’album sera également la première phrase susurrée par une voix féminine, nous flottons dans l’espace et nous ne le quitterons qu’à la fin de la galette.

Jason Pierce (alias J. Spaceman), créateur et seul membre permanent du groupe, nous emmène dès le premier morceau (titre éponyme de l’album) à travers les confins du système solaire. Voix étouffée et chœurs s’entremêlent, cette piste reprend le rythme du Canon en D Majeur de Johann Pachelbel ponctué par les Beeps si caractéristiques des missions spatiales de la NASA (après recherches, on appelle cela le « Quindar Tones »). Nous avons presque affaire à une valse moderne. Par cette entrée, Jason nous confie son désir profond (« All I want in life’s a little bit of love to take the pain away »), juste un peu d’amour pour fuir la douleur, celle d’une rupture avec Kate Radley (claviériste du groupe au moment de la sortie de l’album mais qui s’est mariée avec Richard Ashcroft, leader du groupe concurrent The Verve). Voilà comment démarrer un album par un classique instantané du Rock, merci Jason !


Ladies and Gentlemen We Are Floating In Space | DedaleSonore

Le ton change dès le second morceau Come Together, les guitares sont saturés et à tendance heavy-metal, l’accompagnement est fait par le London Community Gospel Choir (ce qui sera le cas sur la majorité des pistes), les cuivres amplifient le tout. Un délire orgiaque de sons nous pousse à nous rassembler et souhaite nous montrer la voie vers les plaisirs immédiats de l’existence. Il est clair qu’avec une telle déclaration, on est prêt à suivre Mr Spaceman vers ses délires hallucinatoires (Attention la drogue c’est mal)

Notre voyage vers le soleil est déjà bien entamé pour le troisième titre, I Think I’m In Love (« Sun so bright that I’m nearly blind« ). Un saxophone au son répétitif, un harmonica et nous voilà avec un titre qui tend cette fois vers un R’n’B groovy.

La mécanique de l’album est comprise, une fausse répétitivité va nous mener de moments calmes en moments nerveux, sorte de grand-huit musical enchaînant les bosses comme autant de pics d’adrénaline d’un voyage faussement relaxant.

All of my thoughts et Stay with me sont la complainte d’un Jason Pierce en manque d’amour (« I just don’t know what to do on my own, all of my thoughts are of you« ) .

La suite consiste en un triptyque Electricity / Home of the BraveThe individual à l’enchaînement parfait et qui nous plonge dans le vice. La saturation des guitares nous revient en pleine poire sur cet Electricity punk à souhait, la tristesse et ses conséquences (les larmes) inondent Home of the Brave et les bruits de canards asthmatiques (oui car je sais quel bruit fait un canard malade !) parcourent un The individual intriguant.

Décidément, le voyage en compagnie de l’ami Pierce n’est d’une part pas de tout repos mais surtout déconseillés aux dépressifs chroniques. Le mal-être transpire de tout les côtés d’un Broken Heart à fleur de peau. Cette voix si sincère de désespoir, ces cuivres flottants, ces violons lancinants font que l’émotion déchirante qui parcourt ce morceau nous transperce littéralement, nous submerge et nous laisse vide… résigné face aux malheurs rencontrés dans une vie. Sublime et perturbant à la fois.

Broken Heart | DedaleSonore

No God Only Religion est un instrumental bruyant parcouru par les trompettes et les cloches, appel à une danse désordonnée et démonstration absolue que, malgré les bruits éparses, malgré ce semblant de vacarme, Spiritualized ne se perd pas et compose une mélodie fougueuse, propre et hypnotique.

Cool Waves reprend ce duo si pertinent entre la voix de Jason Pierce et les chœurs Gospel, on ressent enfin une rythmique d’apaisement, les cuivres joyeux appellent à une célébration, la légère flûte entendue adoucit le tout et la mélodie coule vers une berceuse bienvenue.

Et on termine sur le morceau de bravoure de l’album, les 17 minutes et 14 secondes de « Cop shoot cop…« . A travers ce morceau, Spiritualized nous confronte à 3 mouvements différents. Une intro au rythme psychédélico-jazzy lancinant entrecoupée d’envolées riffesques de guitare, un deuxième mouvement consistant en un démontage intégral de nos repères, sorte de bouillonnement de bruits indéfinissables et enfin, en dernière partie, le retour de sonorités rencontrées tout au long de l’album (chorale gospel, cuivres) : un morceau incontournable !!!

Voici donc un album aux sonorités viscérales très travaillés, ode plaintive à l’amour, à la foi et à la drogue. Ceci est d’ailleurs amusant car, sortie peu ou prou au même moment, un des titres de The Verve nous signale que « les drogues ne fonctionnent pas » (The Drugs Don’t Work).

Le nouvel album de SpiritualizedSweet Heart Sweet Light, est prévu le 19 Mars 2012. D’ici-là, amateurs de rock planant et de mélodies surprenantes, écoutez de ce pas cet album sur Deezer, Spotify ou Grooveshark.

Attention, mesdames et messieurs, ce voyage étourdissant doit être écouté dans de bonnes conditions pour en comprendre toute sa fougue. DedaleSonore vous souhaite un bon voyage (spatial).

17 février 2012 Retour sur...

King Krule

Vous souvenez vous de vos 17 ans ? Vous savez, lorsque l’on commence tout doucement à tirer vers la fin de « l’âge bête » comme le disent si bien nos parents. Ce fameux moment de votre vie où un sentiment de révolte s’empare de vous dès que votre mère vous fait la moindre remarque si bien que vous vous prenez presque pour le Che Guevara du domicile. Pour une majeure partie de la population, c’est également le moment où l’on commence à baliser pour les premières épreuves du bac qui approchent ! Ca y est je me suis pris un coup de vieux maintenant…

Où je veux en venir me direz-vous ? Tout simplement au fait que pendant que certains jeunes de 17 ans se cherchent, d’autres ont déjà de l’or dans les doigts et sans doute une ouïe musicale supérieure à la moyenne. Nous vous avions déjà parlé de Madeon cet été, voilà Archy Marshall (né en 1994… oui oui vous avez bien lu) ex Zoo Kid dorénavant appelé King Krule sur scène.

Le jeune British, aussi précoce que Justin Bieber impressionne. Si ses parents, musiciens, l’ont très tôt initié aux vertus de cet art, le petit Archy s’est forgé une culture musicale digne des plus grands mélomanes. Malgré son jeune âge, la maturité scénique affichée par Archy impressionne. S’il use et abuse de la musique pour y exprimer sa colère comme il l’avoue lui même, on sent très rapidement que cette colère, outre le fait d’être saine, est maîtrisée.

Avec cet EP éponyme, King Krule nous offre 5 morceaux de belle facture.  A peine eût t-il fini de muer qu’Archy s’est retrouvé dans les studios londoniens pour enregistrer ce -déjà- deuxième EP sorti le 14 novembre. La voix du jeune homme d’ailleurs est aussi impressionnante que singulière. Difficile à définir: un mélange de profondeur et de délicatesse dirons-nous à l’image d’un Leonard Cohen. Quoi qu’il en soit, il est compliqué, à la première écoute, de se dire que le jeune homme n’est même pas encore sorti des années lycées.

Très posé, il dit lui même avoir inventé la blue wave qu’il caractérise par « le côté agressif du post-punk et de la no-wave et celui, plus doux, du blues et du jazz » (Les Inrocks). Les 5 titres de l’EP déroulent rapidement (15 minutes) mais sont tous de très bonne facture. 363N63 avec sa ligne de basse aux influences jazzy donne tout de suite le ton, le jeune homme ne manque pas de talent. Bleak Bake, avec sa partition linéaire, son synthé, ses basses profondes en arrière fond continue parfaitement l’EP. Portrait In Black And Blue semble plus rageur, la douce guitare d’Archy offre un titre plus pop. Lead Existence aux beats de -presque- Hip-hop à la fin enchaîne merveilleusement bien sur The Noose Of Jah City, sans doute la chanson la plus complète de l’album musicalement parlant où le jeune home raconte sa propre mort. Pour son âge, le sujet à le mérite d’être gai…

Mais rassurez vous, le jeune Archy est bien là. A 17 ans, il nous propose une musique délicate et vraiment efficace. En accolant le mot King à son pseudonyme, le Britannique semble avoir trouvé le bon terme pour définir ce qu’il risque d’être dans le paysage musical international futur s’il continue sur sa lancée.

Retrouvez l’EP de King Krule sur Spotify ou Deezer ainsi que le site du groupe.

The Noose Of Jah City | King Krule

6 décembre 2011 Chronique

DedaleSonore | Anna Calvi

L’année 2011 s’annonce des plus prometteuses pour le rock’n’roll féminin. Lorsque PJ Harvey sortait son dernier disque, Let England Shake en février, une autre Britannique avait déjà devancée sa compatriote pour s’affirmer comme l’une des nouvelles stars du rock’n’roll british qu’on aime tout particulièrement sur DedaleSonore. A la place d’un choix arbitraire entre ces deux artistes, nous vous proposons d’écouter ces deux disques avec attention même si Anna Calvi sera à l’honneur, le temps de ce billet.

Avec ses boucles dorées et son regard froid, la jeune femme de 28 ans originaire de Londres ne laisse pas indifférente, sa musique non plus. Très tôt élevée aux sons de la gratte de Jimmi Hendrix et autres rock star par un père mélomane, la miss s’est appropriée le rock dès son plus jeune âge. Un univers qu’elle nous retranscrit dans son premier album éponyme. Le Blackout dans lequel Anna Calvi nous plonge dure approximativement 40 minutes. Durant ce laps de temps, vous oublierez vos tracas quotidien : ce con qui vous a piqué votre place de parking, le métro bondé,… mieux, vous serez ensuite revigorés pour le reste de la journée. Le premier album d’Anna Calvi est une vraie réussite. Avec son timbre de voix si particulier, la belle Anglaise nous replonge dans un rock et une époque vintage d’où elle semble tout droit venir.

Les 10 titres de l’album s’enchaînent avec une facilité déconcertante. Rider To The Sea, titre introductif aux allures de musique de western, plante immédiatement le décor. No More Words assure une parfaite continuité et laisse la rockeuse s’exprimer à travers sa guitare et sa voix mystérieuse. Desire et Firts We Kiss compositions résolument plus rock nous rappellent Patti Smith tandis que The Devil nous surprend par la voix quasi angélique d’Anna. L’album déroule jusqu’aux deux tubes de ce dernier, Blackout, chanson que l’on écoute sans modération et I’ll Be Your Man, titre sur lequel la voix sensuelle d’Anna s’exprime parfaitement. Les minutes s’égrainent, la fin de l’album arrive, ponctué par les très doux Morning Light et Love Won’t Be Leaving. Voilà, les 40 minutes sont écoulées, vous voilà replongés dans votre stress quotidien.

Franc succès international, le premier disque de la chanteuse Anglaise nous étonne et détonne à l’heure où une majeure partie des artistes nous inondent d’une pop commerciale et stéréotypée. Pour pouvoir juger par vous même la britannique, sachez qu’elle sera présente aux Eurockéennes de Belfort le 2 juillet et à Caen le 3 juillet avant de revenir en France courant septembre, et en particulier à la Laiterie de Strasbourg le 22 septembre. Pour plus d’informations, voilà son MySpace.

Place à la musique avec l’un des titres les plus aboutis de son album, Blackout.

Blackout – Anna Calvi

24 juin 2011 Chronique

Miles Kane

Sorti en ce début du mois de mai, le premier album solo de Miles Kane mise sur un savant mélange rock’n’roll/pop propre à nos chers amis British. L’ex chanteur des Rascals, groupe rock de la fin de la dernière décennie, et acolyte d’Alex Turner (chanteur des Arctic Monkeys) dans l’excellente formation, The Last Shaddow Puppets, vient tout juste de se lancer dans une carrière solo qui s’annonce intéressante.

Le jeune homme de 25 ans, qui a grandi le long des rives de la Mersey du côté de Liverpool, à l’instar des Beatles, n’est donc pas un novice et propose des morceaux variés qui restent néanmoins sous influences du rock et de la pop anglaise que l’on aime tant. Le Liverpuldien s’est d’ailleurs entouré de quelques uns des meilleurs représentants de la scène rock anglaise en la personne d’Alex Turner donc, deuxième trublion de l’aventure Last Shaddow Puppets et Noël Gallagher (oui, oui, le frère de Liam le chanteur d’Oasis, tout aussi connu pour ses tubes que pour son « fucking » caractère qui a causé la perte du groupe Mancunien). Cette collaboration aura au moins eu pour mérite de prouver que les relations entre habitants de Manchester et de Liverpool peuvent être apaisées malgré la rivalité historique entre ces deux villes, basée sur de vieilles querelles footballistiques.

Sur son album Colour Of The Trap, Miles Kane nous offre quelques morceaux de qualité. L’album commence fort avec trois chansons qui se détachent du reste. Come Closer donne immédiatement le ton avec sa bonne ligne de basse et ses bonnes tonalités rock et s’impose assurément comme le meilleur morceau de l’album. L’enchaînement avec Rearrange et son petit riff de guitare puis My Fantasy (où Noël Gallagher assure les chœurs) annonce un grand album. Néanmoins, les chansons qui suivent ne connaissent pas toutes le même engouement. On retiendra encore Happenstance, en duo avec Clémence Poésy, au timbre de voix si doux. Inhaler rappelle étrangement les Arctic Monkeys lorsque Kingcrawler et Take The Night From Me se confondent avec les Last Shadow Puppets. L’avant dernière chanson Better Left Invisible replonge quant-à-elle dans ces sonorités rock dont les Anglais ont le secret.

Si cet album n’est pas des plus homogène et quelques chansons ne sont finalement pas d’un grand intérêt, il confirme néanmoins le talent de Miles Kane, mis en avant avec les Last Shaddow Puppets. Toujours est-il que quelques morceaux sont excellents et pourront être de vrais tubes (notamment Come Closer). Ce grand fan de Jacques Dutronc a déjà annoncé une suite à sa collaboration avec Alex Turner et un nouvel album « solo » cette fois, pour notre plus grand plaisir.

Place à la musique avec le très bon Come Closer. Sachez enfin que Miles Kane sera principalement sur les routes anglaises et qu’aucun passage n’est pour l’instant prévu en France. Pour plus d’informations, c’est par ici.

Come Closer – Miles Kane


23 mai 2011 Chronique

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