Peu connu malgré sa grande qualité, le groupe Mini Mansions a sorti un deuxième album ce mois-ci. Intitulé The Great Pretenders, ce dernier conserve la jolie impression qu’avait laissé les débuts du groupe en 2010. Le bassiste des Queens of The Stone Ages et ses collègues distille toujours une pop travaillée et ingénieuse dont les influences vont d’Elliott Smith aux Beatles.

L’album comporte également des collaborations, dont Vertigo, où l’on entend Alex Turner, leader d’Arctic Monkeys.

24 mars 2015 New tracks

Vous le savez, on adore les Arctic Monkeys sur le Dedale. Le 11 juin, un live a été filmé pour Yahoo! depuis le iHeartRadio’s Los Angeles Theater. L’occasion de découvrir en qualité franchement sympa (720p) le show donné par le quatuor anglais !

« AM » est toujours en écoute complète par ici.

25 juin 2014 New tracks

« AM », le dernier disque des Arctic Monkeys, véritable machine à tubes, vient d’accoucher d’un nouveau bébé avec le clip de Snap Out Of It. Au menu, du glamour avec la sculpturale actrice mexicaine, Stephanie Sigman, une piscine, des larmes (beaucoup de larmes), de la viande et une télé qui diffuse des images d’Alex Turner et ses acolytes.

C’est la sixième chanson de l’album à bénéficier de son clip après l’énormissime Do I Wanna Know ?, One For The Road, Why’d You Only Call Me When You’re High ?, Arabella et R U Mine ? (à retrouver dans la suite de article).

17 juin 2014 New tracks

DedaleSonore | Arctic Monkeys AM
Huit ans après leur premier album Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not, les Arctic Monkeys reviennent avec AM. Enregistré à Los Angeles et produit par James Ford, ce cinquième disque clôt la métamorphose UK/US entamée par le groupe depuis Humbug. Dès les premières secondes, la chaleur du climat californien se ressent et embrase ce savoureux mélange de styles (rock, hip-hop, heavy, glam…). Pétri d’influences américaines, AM offre donc une musique beaucoup plus sophistiquée. Chronique d’un album maîtrisé de bout en bout.

AM, « comme un disque de Dr. Dre »

Tout commence avec Do I Wanna Know. Le batteur Matt Helders fait déjà des siennes et nous balance un rythme à la limite du hip-hop. S’enchaîne alors un riff monstrueux à la guitare, dont seul Alex Turner a le secret. Puis le refrain, qui vous reste en tête toute la journée… Sorti en juin, ce tube illustre parfaitement les nouvelles influences américaines du groupe. Entre rockabilly et rythmique hip-hop, cette ambiance électrique se retrouve logiquement dans le clip officiel.

Do I Wanna Know ? | Arctic Monkeys

Jeu de batterie et riff surpuissants, c’est aussi ce qui fait la force de R U Mine ?. Ce savoureux mélange fût d’ailleurs un des points de départs du disque. Mais l’influence américaine touche aussi aux paroles d’Alex Turner. En effet, l’auteur-compositeur a avoué au NME s’être inspiré de Drake et Lil Wayne pour les « lyrics » de R U Mine ?.

J’aime quand ils parlent de quelque chose, mais expliquent la réalité sur la ligne suivante.

R U Mine ? | Arctic Monkeys

Deux tubes pour introduire AM, on en demandait pas tant !

« Classic rock » et ballades « turneriennes »

L’album continue avec One for the Road, un titre qui démontre toute l’expérience des Arctic Monkeys. On retrouve en effet un peu de chaque album dans ce morceau. Chœurs aigus, rock sincopé, solo de guitare, participation de Josh Homme au vocal… Les anglais savent désormais ce qui leur correspond le plus. Comme sur Arabella, qui après plusieurs écoutes répétées devient jouissif. Ce morceau heavy à l’apparence anodine prend une telle ampleur lors du refrain… Ca décoiffe autant que du Black Sabbath ! Impossible alors de décrocher, « headbanger » inévitable.

On enchaîne avec I Want It All. Plus lent et rockabilly, ce titre frappe par l’évolution vocale d’Alex Turner. Moins attaché à ses racines, l’Anglais devient un véritable crooner. Le genre de gars qui récolte tous les honneurs aux soirées. Comme sur No.1 Party Anthem, hymne mélancolique qui rappelle la BO de Submarine. On se voit enfant, dansant un slow avec notre amour secret. Le moment semble fragile mais vous restera dans la tête toute votre vie…

Même ambiance calme sur le morceau pop Mad Sounds. Loin de la grisaille de Sheffield, les anglais touchent une sonorité west coast avec des « ooh-la-la-la » charmeurs. Une ballade loin d’être naïve et qui rappelle fortement Lou Reed.

Cerises sur le gâteau

Changement de rythme avec le tribal Fireside. Ce titre réussit à vous retourner la cervelle par son ambiance psyché. Un moment de grâce hypnotisant et envoutant. Gros coup de cœur donc, qui ouvre la voie à une autre pépite : Why’d You Only Call Me When You’re High. Tout simplement : comment ne pas fondre face à ces notes piquées et ce flow diablement entraînant ?

Why’d You Only Call Me When You’re High ?| Arctic Monkeys

Et puis là, c’est la grosse claque. Oh mon dieu que ce Snap Out of It est bon ! Piano 70’s, rythmique étonnamment groovy, refrain accrocheur… Les Monkeys nous offre un morceau soul vintage absolument génial ! Un remède contre le blues de la rentrée : écoutez ça en boucle pendant tout le mois de septembre. Vous verrez, ça ira tout de suite mieux ! Même recette utilisée sur Knee Socks avec des chœurs aigus. Ca commence à être un peu redondant… jusqu’à ce que Josh Homme vienne poser un flow disco frais comme la rosée du matin ! La rythmique s’enflamme alors et sauve ce titre.

Toutes les bonnes choses ont une fin. Pour Favourite Worst Nightmare, c’était « 505 ». Pour AM, ce sera « I Wanna Be Yours« . Le parallèle entre les deux morceaux est évident, l’un étant la version rock US de l’autre. Beaucoup de mélancolie donc, mais qui permet de finir cette écoute avec le sourire.

Loin de la nervosité des premiers albums, les Arctic Monkeys réussissent parfaitement leur métamorphose. AM adopte un ton plus sophistiqué, plus arrangé. Comme un fil conducteur, les chœurs suivent les différents styles et la voix d’Alex Turner. Audacieux, mais parfaitement réussi.

9 septembre 2013 Chronique

playlist avril

Mesdames, Messieurs, voici l’heure de votre dose mensuelle de (bonne) musique avec cette quatrième Playlist mensuelle. On ne change pas une équipe qui gagne non ? Nous espérons en tout cas vous faire découvrir toujours de nouvelles choses. Le principe reste le même, petit rappel pour les nouveaux : une playlist collaborative combinant des morceaux publiés ou à publier dans nos articles respectifs, des morceaux bonus ou des morceaux qui font l’actualité durant le mois (même si, avouons-le, nous empiétons un peu quelques fois sur des mois antérieurs mais toujours pour le plus grand plaisir de nos oreilles !). Bref, comme les fois précédentes, on retrouve un concentré de DedaleSonore en un article. Voici donc cette tant attendue playlist :

Playlist avril 2012 by DedaleSonore on Grooveshark

On commence dans l’univers électro de M83 que votre site aime tant. Le groupe, qui cartonne partout où il passe dans le cadre de la tournée mondiale d’Hurry Up, We’re Dreaming et qui avait fait escale à Strasbourg (où nous étions, rappelez-vous), s’attaque ici au remix du titre Fall des Daft Punk, l’un des mastodontes de la scène française. Remix orchestré par M83, les Daft Punk mais aussi Big Black Delta. Le rendu est excellent ! On enchaîne avec le rock de nos très chers Anglais d’Arctic Monkeys avec le très bon R U Mine ? Un peu plus doux, un peu plus pop, The Shins ont fait leur grand retour le mois dernier avec Port Of Morrow. Deux ans après la sortie du premier album de la géniale formation Broken Bells où James Mercer accompagnait Danger Mouse (Gnarls Barckley, Danger Mouse & Daniele Lupi), le natif d’Honolulu a retrouvé ses acolytes de The Shins pour nous offrir un quatrième album fort sympathique ! Petit aperçu avec Bait and Switch.

Le dansant The Party par SingTank, le planant Tornado de Jónsi (leader de Sigur Rós), en live s’il vous plaît, le shoegaze de The Horrors avec Changing The Rain paru sur leur troisième album Skying et le relaxant Neon Noon des rockeurs de Kasabian arrivent au milieu de notre playlist pour mieux vous tenir en haleine.

On passe la troisième avec le très bon Coffee Table issu du second EP Relativity 1 du duo norvégien Lemâitre, le très oriental O Manolis de Shantel (même si le monsieur est Allemand), l’entraînant The Melody of Happiness de Manceau (mélange étonnant entre les Beach Boys et Cocoon)… Vous êtes heureux ? Vous en voulez encore ?

Retour dans l’atmosphère électro dance avec Kill For Love des Américains de Chromatics dont on avait déjà parlé lors de notre chronique sur la formidable BO de Drive avant d’embrayer sur le détonnant et non moins excellent Home Again de Michael Kiwanuka, jeune britannique de 24 ans qui commence à percer. Retenez bien son nom, nous en reparlerons bientôt !

On passe la quatrième avec le très blues/rock You Rascal You d’Hanni El Khatib qui passera aux Eurocks pour un concert à ne pas manquer. On enchaîne avec Timothée Reigner et Rover dont nous avons parlé sur le blog. L’excellent Aqualast s’affiche assurément comme l’un des titres de ce début d’année, tout comme Wind Song des Parisiens de Revolver qui nous reviennent trois ans après le premier disque avec un album bien plus abouti. Assurément deux groupes français dont on reparlera lors des traditionnelles récompenses annuelles. On n’en souhaite pas moins aux Nantais de My Name Is Nobody auxquels nous dédions une chronique dernièrement et qui nous prouvent que la scène nantaise est pleine de ressources (Christine And The Queens, C2C, etc.). Le titre, The Impossible Stroll, en impose en tout cas !

Passage en cinquième avec le rock et la soul de Brittany Howard qui nous a gratifié avec ses 3 compagnons du groupe Alabama Shakes du très bon album Boys & Girls. Le titre Hold On s’impose naturellement comme le tube du disque, quel pied d’entendre des Voix comme ça ! A l’instar d’Hanni El Khatib, le groupe passera également aux Eurocks, ça serait dommage de les louper. Et s’il y en a bien un autre concert à ne pas manquer aux Eurocks, début juillet, c’est celui de l’excellent Jack White (chronique écrite par notre nouvelle recrue A-line, décidément, le mois a été chargé) qui revient en solo avec Blunderbuss d’où est tiré le très rock Sixteen Saltines. Et pour terminer en beauté, alors que les plus observateurs d’entre vous auront remarqué que Spiritualized figurait déjà dans la playlist de mars avec Hey Jane, nous nous devions d’en remettre une seconde couche (avec I Am What I Am) pour fêter la sortie toute récente du nouvel album du groupe intitulé Sweet Heart Sweet Light. Un album que nous allons chroniquer prochainement et qui tient encore une fois toutes ses promesses.

Voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et notre playlist du mois d’avril, particulièrement éclectique, s’achève sur ce bien joli morceau. Un mois d’avril très riche musicalement qui, nous l’éspérons, vous aura convaincu également !

En attendant, bonne écoute et rendez-vous en mai pour notre prochaine Playlist !

24 avril 2012 Playlist mensuelle

Eurocks 2011 Logo DedaleSonore

Réussir ces 23èmes Eurockéennes de Belfort était un enjeu de taille pour les organisateurs. Le relatif échec de l’an passé se devait d’être effacé au plus vite. Un relatif échec tant du point de vue de la fréquentation, flirtant avec le seuil de rentabilité de 75-80000 entrées, que du point de vue des retours des festivaliers, la programmation manquant cruellement de têtes d’affiche. C’est sûr, c’est difficile de concilier les attentes des différents types de publics qui se déplacent au Malsaucy. Une programmation poussée mais avec des artistes accessibles, mais pas trop d’artistes trop accessibles pour ne pas se transformer en foire à la Choucroute… Sacré dilemme.

Surtout que le Main Square Festival -de l’ogre Live Nation- a réussi à peu à peu s’imposer le même week-end. Pas que cela cause directement des problèmes de fréquentation, les Eurocks ne comptant pas forcément sur les Nordistes pour refourguer des Pass 3 jours, mais plutôt des problèmes de disponibilité des têtes d’affiche qui signent pour certaines l’exclusivité pour le festival du Nord. Ca n’arrange pas les choses.

Un site repensé

Il était donc nécessaire de rebondir. Premier signe que Territoire de Musiques s’implique dans cette tâche : on nous a annoncé une programmation resserrée, plus musclée, avec de réelles têtes d’affiche et un éclectisme cher aux organisateurs. Puis on nous a annoncé le retour des spectacles de rue, permettant des happenings n’importe où et n’importe quand sur un site où tout était devenu si rodé. L’idée est de réduire le nombre de concerts mais de développer le nombre de surprises.

L’autre signe, c’est la réorganisation du site en lui-même. Un sacré pari tant on sait que sa configuration est restée identique depuis des années et que le site n’est aucunement extensible. Le Chapiteau, qui en a vu tant, tire sa révérence pour laisser place à une « seconde Grande Scène » en plein air, l’Esplanade Green Room, permettant ainsi d’accueillir jusqu’à 15000 personnes. On peut voir les concerts de plus loin sans le chapiteau, certes, d’autant plus que les écrans géants ont fait leur retour. La plus intimiste scène de la Plage, lieu de découvertes comme on les aime aux Eurocks, mais souvent bien trop étroite, est désormais directement aménagée sur l’eau. Les pieds dans le sable face à une scène sur pilotis, ça a de la gueule ! Le Club Deville et la Loggia fusionnent, et atterrissent à proximité de la Grande Scène, libérant la forêt pour un tout nouvel espace VIP. Le tout sous un… Chapiteau, pouvant accueillir jusqu’à 2000 personnes. Au final donc, une scène de moins, mais plus de place devant les autres.

Cette 23ème édition a donc démarré pour nous vendredi à une heure déjà tardive pour des raisons « indépendantes de notre volonté ». Ou presque. Quelques soucis solutionnés finalement plus vite qu’on aurait pu le croire. Mais entre l’accès fastidieux au parking, l’allée interminable jusqu’au camping et les hannetons omniprésents, le temps aura passé bien doucement.

Entre temps on aura raté les strasbourgeois d’Electric Suicide Club qui ne se sont pas laissés démonter en live face au public des Eurocks. Mais également Battles, aux albums inclassables, qui ont plongé la Plage dans d’énigmatiques mélodies, et Wu Lyf et leurs morceaux d’une intensité hors pair sur scène qui ont du jouer au Club Loggia, bien trop petit pour les Mancuniens.

Vendredi

23h45. Il est temps de commencer les choses sérieuses : Metronomy, appelé en remplacement de The Joy Formidable et Spank Rock se prépare à entrer sur la scène de la Plage. On en voulait d’autres des remplacements de ce type, même si c’aurait été cool de voir The Joy Formidable. La nouvelle Plage est gracieuse, l’effet est bluffant. Ouverte dans le fond, elle laisse apparaître le lac parcouru de lumières. Les pieds dans le sable, Metronomy dans les oreilles, notre premier concert du week-end peut commencer. A priori on n’est pas les seuls à qui ça a plu. Joseph Mount et sa bande avaient l’air convaincus eux aussi. Résultat : un peu plus en retrait que ce que j’imaginais. Mais ce concert ouvre bien le week-end. Le son était certes plus que moyen (la scène semble en période de rodage) mais c’est le réel coup de cœur de cette première -courte- journée. La scène plutôt intimiste doit y être pour quelque chose. The Bay sur un plan d’eau, c’est quand même bon ! Heartbreaker et Radio Ladio sont jouissives. Les albums Nights Out et The English Riviera défilent sans qu’il ne soit possible d’arrêter le temps.

1h00. La foule se presse à l’ancien Chapiteau devenu Esplanade Green Room pour le concert de Stromae. L’espace est désormais ouvert, alors que le Chapiteau y trônait depuis pas mal d’années. C’est plutôt dommage, et on le regrettera peut-être les années pluvieuses. Mais les écrans géants sont de retour, c’est déjà ça. 1h de concert très fidèle à son album, trop en ce qui me concerne. Peu de surprises à part deux coupures totales de son sur Dodo, qui a surpris le belge avant de nous surprendre nous même. C’aurait presque pu paraître volontaire tant le timing était parfait : juste après le premier « Chut ». « Il faudra s’y faire » à cette nouvelle scène, elle aussi encore en rodage. Paul Van Haver s’est tout de même pointé avec une reprise électro de son compatriote Arno, customisée pour l’occasion, « Putain putain, nous sommes tous des Eurockéens ». Le Belge ne s’est pas démonté face à ces problèmes de son. Mais la prestation est tout juste moyenne, Alors on danse version Brel c’est du déjà vu, et l’ensemble est assez peu original. C’est l’occasion de se rendre compte que le brasseur vert a envahi la place. Difficile désormais de passer à côté de la publicité omniprésente pour Heinecken.

S’en suit un dilemme entre Paul Kalkbrenner et The Shoes qui tournera à l’avantage des Rémois. Il fallait être plus dans le mouv’ qu’à ce moment-là pour suivre 1h d’électro minimaliste. Va pour The Shoes à la Plage accompagnés de Das Galliano aux percus. Le concert est excellent même si le son était assez moyen. Les basses et les percus recouvraient absolument tout le reste, Kalkbrenner en face doit y être pour quelque chose, comme s’il avait fallu pousser plus le son que prévu.

Fin de la première journée. On aura finalement raté du bon et du moins bon. Wu Lyf devant un club loggia bien trop petit, Electric Suicide Club, mais aussi Beth Ditto qui ne valait, parait-il, pas le détour. Première journée bien courte mais premiers bons points à Metronomy, The Shoes, à la nouvelle scène de la Plage et aux organisateurs du camping à qui on doit bien ça. Le camping est bien rempli, la nuit s’annonce courte même si les températures limiteront le nombre d’apéros à la belle étoile.

Samedi

17h25. Le fin d’après-midi s’annonce peu mouvementée. Anna Calvi au soleil de l’Esplanade Green Room ouvre le show avec sa voix intense. La mise en bouche est fort intéressante, mais même sur Desire qui passe très bien, on peut regretter le peu de communication avec le public. Gaëtan Roussel juste après sur la Grande Scène était bien plus fringant que ce que j’imaginais. Mais loin d’être seul sur scène, l’ancien Louise Attaque, dont l’esprit n’est jamais très loin, balance des bonnes ondes. Les chœurs et les guitares donnent une nouvelle dimension à ces morceaux. Finalement la chanson française, c’est pas si mal quand c’est chanté en anglais. Un petit passage express dans les environs de l’Esplanade Green Room pour se gorger d’un peu du groove de Raphael Saadiq avant de filer vers la Plage.

20h35. C’est l’heure de Funeral Party. Chad Eliott est bien là, avec son éternelle moustache. Ce groupe dégage une énergie communicatrice. Le concert est très bon, NYC… passe très bien, tout comme le reste. Il est juste un peu surprenant de voir passer pompiers et camion frigorifique devant la scène pendant le concert, mais il était impossible de supprimer la voie de service qui séparait déjà les autres années la Plage du plan d’eau.

Petit détour sans réel intérêt pour House of Pain. Attendre de côté pour entendre Jump Around d’une oreille était bien la seule solution que mes tympans voulaient bien accepter de subir. Medi à la Plage dans la foulée, un chouia trop mou pour un concert aux eurocks, était pas mal, pas transcendant. Il manquait un peu d’enthousiasme. Sur la Grande Scène, Queens of the Stone Age, un chouia trop bourrin pour moi, était pas mal, pas transcendant. Il ne manquait pas de rage. Boys Noize à l’Esplanade Green Room valait bien un détour, même si ce n’est pas ma tasse de thé, un petit retour en arrière était bien sympa en attendant Birdy.

1h40. Birdy Nam Nam. L’enchaînement Yuksek-Birdy Nam Nam d’il y a deux ans est encore dans les mémoires de ceux qui apprécient le genre. Pone, Lil’Mike, Need et Crazy B sont venus présenter leur nouveau show de la tournée de novembre. Eh bien je ne vous conseille pas de prendre vos places. Le nouveau set s’avère très décevant, très mou… Cette nouvelle tournée s’annonce poussive, bien loin de la précédente. Nombreux ont été ceux qui ont interrompu ce ratage en rejoignant le camping ou le parking avant l’heure. J’en ai été. Sur le chemin du retour au camping, Abesses a finalement transpercé la nuit terrifortaine, rappelant des souvenirs d’une précédente édition. Manual For A Successful Rioting était bien meilleur que le nouvel album qui s’annonce.

Le concert de Funeral Party est à retenir, Medi et Anna Calvi se sont bien débrouillés, et les Birdy se sont bien plantés.

Dimanche

16h25. Première bonne surprise de la journée avec Mona sur la Plage, ça passe très bien. Rock mais point trop n’en faut, avec une pointe de soleil et de bière, le dimanche commence bien. C’est toujours difficile de passer le dimanche après-midi, et pourtant le concert est très prometteur. On sent vite que les Kings Of Leon doivent être leurs potes. Ces Américains ne manquent pas d’énergie, leur gros rock est d’une efficacité remarquable.

A l’Esplanade Green Room, Moriarty se lance, trois ans après leur premier passage. C’est certes moins bon mais on ne va pas chipoter. Le lancinant Jimmy est toujours aussi magique. Rosemary et ses musiciens cosmopolites sont tout bonnement bluffants. Le concert de The Do, dans la foulée, sur la Grande Scène, m’a bien moins plu. On sent les trois jours au camping, avec de très nombreuses personnes posées sur la butte de la Grande Scène. Discrétion et fragilité, à l’image de On My Shoulders d’une lenteur absolue, ne font pas bon ménage un dimanche sur la Grande Scène. Celui de Honey for Petzi, au bien trop petit Club Loggia, passe très bien. Il manquait certes une petite étincelle mais le groupe a pu repartir avec le prix du groupe issu des Repérages.

Une grande pause s’en suit. Katerine est bien trop dans son monde. J’ai bien du 2ème ou du 3ème degré mais son album doit être trop profond pour que j’en comprenne les subtilités et surtout l’intérêt. Musique d’ordinateur, La Banane et Bla Bla Bla de loin étaient bien suffisantes, et quand il a enfin coupé le son, pas la peine d’en redemander. Son tutu et ses collants bleu d’un coté, rose de l’autre, devant une Esplanade Green Room plus curieuse que convaincue. Certes c’est une bête de scène, on ne peut pas lui enlever. Tenir une foule avec un concept aussi improbable tient de l’exploit… Le show est comme d’habitude déluré, sans limite. Difficile du coup de se bouger pour Beady Eye et AaRon et la tonne de préjugés que je me faisais -Liam Gallager prétentieux et Simon Buret trop renfermé.

21h30. Prêt pour Arcade Fire. Le concert du week-end pour ma part. Le nom qui aurait pu me faire bouger jusqu’au Malsaucy quelque soit le reste de la prog. Une journée Ben l’Oncle SoulZazGrégoireMickael MiroArcade Fire, je venais quand même. Même si quatre des cinq noms précédemment cités m’insupportent au plus haut point. Et ils ne m’ont pas déçu. 1h30 de concert entre leurs nouveaux morceaux (The Suburbs en ouverture dans une mise en scène très cinématographique, ou Sprawl II) et des retours nostalgiques vers leurs précédents morceaux. Décidément Rebellion (Lies), No Cars Go, Keep the Car Running, Haïti, Intervention ou Wake Up, en clôture, passent vraiment bien en live. Mon coup de cœur du week-end, certes attendu mais légitime. Les morceaux du dernier album sont excellents, la mise en scène qui en est inspirée aussi, mais Funeral et Neon Bible restent pour moi au-dessus.

Dieu que je kiffe les groupes nombreux sur scène. Win Butler, Régine Chassagne, et les six autres membres, sont totalement interchangeables (dans le noble sens du terme) entre les guitares, cordes, accordéons, ou autres harmonies vocales. Une réelle énergie se dégage entre rock, pop et folk. Ils doivent être les seuls capables de me faire autant de frissons avec leurs morceaux. Suscitant à la fois un méga coup de blues avec leurs mélodies lancinantes et avec les mêmes morceaux une grosse claque, et l’impression d’être là où il fallait être et une chair de foule de ouf. Je suis resté scotché. Une concert très attendu qui a été largement à la hauteurs de mes espoirs. Largement.

Difficile du coup pour Arctic Monkeys de faire mieux. La mise en scène est plus épurée, seule compte la musique. Le concert est pas mal. Mais après cette claque, pas facile de rentrer dans le concert. Surtout que les deux derniers albums, Humbug et Suck it and see, ne sont pas mes préférés. J’avais vraiment accroché à Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not. Du coup I Bet You Look Good On The Dancefloor ou The View From The Afternoon passent très bien, même si je regrette absence de Mardy Bum, ma préférée. J’aurais certainement plus apprécié ce concert si celui d’Arcade Fire avait été en clôture.

Il reste juste assez de motivation pour rejoindre le parking, une dernière fois. Sur le retour, le bien connu bouchon belfortain post-Eurocks laisse le temps de repenser à ce week-end. De divaguer à nouveau entre les scènes du Malsaucy, de repenser à ces concerts qui ont rythmé ces trois jours. Prix spécial avec les encouragements pour le nouveau site, bien pensé, surtout la Plage, les endroits pour se poser, mais avec un petit bémol à l’Esplanade Green Room où le son est assez moyen sur les cotés, pas beaucoup mieux que l’ex chapiteau au contraire (on le regretterra les années pluvieuses) et surtout le Club Loggia bien trop petit et qui aurait mérité de rester à l’emplacement de l’ex Loggia. Les félicitations pour Arcade Fire, qui m’a totalement scotché, Funeral Party, The Shoes, Metronomy, Arctic Monkeys, Mona et Medi. Je regretterai de ne pas avoir vu Wu Lyf, rien que pour me faire une propre idée, And So I Watch You From Afar, Les Savy Fav, Electric Suicide Club et Battles. Et je retiendrai la phrase de Win Butler s’adressant à la foule et annonçant une chanson calme avec ces mots : « Cette chanson a été écrite au XIVe siècle par un célèbre poète français du nom de… 1, 2, 3, 4 ! » avant d’entamer Neighborhood #3 (Power Out).

Le bilan est donc très positif. Certes ce n’aura pas été la meilleure édition des Eurocks. Mais le faux-pas de 2010 est oublié. La fréquentation a été au rendez-vous, flirtant avec les 100000 spectateurs. Le site repensé est une réelle réussite, il en devient même respirable alors que les festivaliers ont été bien nombreux cette année. Les Eurocks ont osé. Osé modifier le site du festival. Osé changer les habitudes. Osé réduire le nombre de groupes pour muscler la programmation. Certes tout n’est pas parfait (le Club Loggia est à revoir), mais l’âme du festival est bien là. On sera au rendez-vous pour 2012.

Voir aussi

Eurockéennes 2011 | Instants choisis (Bilan 1/3)
Eurockéennes 2011 | Et la lumière fut (Bilan 2/3 de Tom)
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Retour sur les Eurockéennes 2010: bilan d’une édition en demi-teinte
Retour sur les Eurockéennes 2010: diaporama photo

14 juillet 2011 Live Report

Eurocks 2011 Logo DedaleSonore

Les Eurocks 2011 présentaient une programmation pour le moins éclectique : rock, pop, éléctro, hip-hop, … et surtout très alléchante. Partant de ce constat, je ne pouvais qu’acheter mon pass 3 jours, le sésame qui vous ouvre les portes d’un lieu qui vibre aux sons des plus grands artistes et groupes mondiaux chaque année.

On m’avait prévenu, les Eurocks c’est également des bouchons interminables, une attente pas possible à l’entrée du camping, des kilomètres de marche à trimballer ses affaires et sa tente, des toilettes et des douches pour le moins douteuses, bref, ne lésinons pas sur les mots, les Eurocks c’est chiant… au début !

Day 1

Vendredi donc, je tombe dans le piège, les bouchons sont effectivement énormes pour se rendre jusqu’au site, les hannetons vous attaquent une fois sorti de votre voiture, vous faîtes 1 kilomètre de marche chargé comme une mule et en prime, vous perdez deux billets sur les quatre que vous aviez. Autant vous dire que l’entrée en matière pour cette édition 2011 fut pour le moins calamiteuse et que pas mal de concerts ont été zappés la 1ère soirée. Au final, arrivée à 23h30 sur le site des Eurocks, de quoi écouter un peu Beth Ditto, transfuge du groupe Gossip, qui ne m’aura pas laissé un souvenir impérissable. Elle aura au moins eu le mérite de me faire partir plus rapidement vers la Plage où Metronomy, l’un de mes groupes coups de cœur de cette année se produisait entre 23h et minuit. Si le son était affreux, le quatuor british nous a quand même concocté un petit concert bien sympa avec notamment une interprétation de The Bay assez géniale. A peine le temps d’enfiler une veste censée me prémunir contre le froid glacial que Stromae nous attend du côté de l’espace Green Room. N’étant pas particulièrement fan du chanteur Belge, je vous avoue que j’ai été agréablement surpris par sa performance, hélas entrecoupée par quelques problèmes de son. Son entrain, son humour et sa pop-électro m’ont convaincu. Alors on danse ? Oui. Fin de soirée ou début de matinée, Paul Kalkbrenner d’un côté, The Shoes de l’autre, mon choix était déjà tout fait, j’opte pour le groupe rémois. Puisque je suis quand même ouvert à tout genre de musique, je regarde 5 à 10 minutes Kalkbrenner, suffisant pour se faire un avis, c’est nul. The Shoes sur la Plage donc bouge pas mal en revanche, les deux batteurs assurent le show, les rythmes électro et rock du groupe sont appréciables. Je pars assez satisfait de cette première soirée pourtant mal engagée.

Day 2

Première nuit au camping, changer sa tente de place à 3h du mat’ après s’être affranchi de quelques kilomètres de marche sur une voie désaffectée n’est pas la chose la plus fun que j’ai faite. Mais c’est aussi ça les Eurocks ! Des gens qui viennent de partout en France et même d’autres pays européens pour 3 jours de folies et d’excès en tout genre. Alors que les températures n’excèdent pas 10° la nuit, elles remontent sacrément la journée, favorisées par un généreux soleil, si bien qu’un joli coup de soleil s’était déjà greffé à mon visage pour le départ à 16h30 le samedi, youpi ! On arrive juste à temps pour voir Anna Calvi, la rockeuse Anglaise que j’apprécie tout particulièrement. Si Blackout, Desire et Jezebel mettent l’ambiance, je reste quand même un peu déçu par le concert même si j’ai pu apprécier la voix phénoménale de la chanteuse. Au terme des 45 minutes, direction la Plage pour le concert de Kyuss Lives! Le son toujours aussi fort nous explose les tympans, si bien que les bouchons offerts gracieusement par l’organisation trouvent ici toute leur utilité. Trois chansons de Kyuss et puis s’en vont, vraiment pas convaincu par l’ancien groupe de Josh Homme. J’arrive vers 18h50 pour Gaëtan Roussel, le large public présent près de la Grande Scène pour suivre l’ancien chanteur de Louise Attaque me surprend. Comme le concert en fait, pêchu comme il faut. Help Myself est particulièrement bien interprété et repris en chœur par la foule, les rythmes presque africains sur certaines chansons passent vraiment bien également. Pause sandwich d’après concert, si bien que je n’ai pu qu’écouter de loin Raphaël Saadiq, qui m’a fait bonne impression. Le dîner du soir avalé, on rejoint la Plage à nouveau pour un groupe, découvert il y a peu, Funeral Party. Et pour le coup j’ai trouvé ça vraiment très sympa. Le bon rock US du groupe de Los Angeles m’a vraiment enthousiasmé. Le batteur m’a bluffé, la voix du chanteur aussi, ce qui, je précise, n’est de loin pas le cas de tout le monde… Seul bémol, le son décidément trop fort  du côté de la Plage encore et toujours. 22h45, on se place bien pour le concert que j’attends le plus de la soirée, Queens Of The Stone Age. Si j’avais déjà vu le groupe deux mois auparavant à Strasbourg, je me devais de revoir Josh Homme et sa troupe. Et whaou !! Je n’ai encore une fois pas été déçu. Changeant totalement de setlist, j’en ai pris plein les yeux et les oreilles. Enchaînant leurs tubes: Go With The FlowNo One KnowsFirst Is GivethLittle SisterMake It Wit Chu,… le rock signé Josh Homme m’a totalement emballé encore une fois. Les effets de lumières, le gros son,… C’était géant ! Fin de concert, je vais voir Boys Noize en coup de vent mais je ne reste pas pour Birdy Nam Nam, la musique électro pure et dure n’est définitivement pas mon truc.

Day 3

Dimanche, attention, arrivage massif de têtes d’affiches. Les portes ouvrent dès 15h, direction la Plage pour 16h15. Le son semble meilleur lorsque Mona se produit sur scène. Des Américains qui font du rock à la sauce Kings Of Leon. Malgré la chaleur étouffante, j’ai beaucoup apprécié ce groupe encore peu connu. Première bonne surprise de la journée donc. La deuxième ne tarde pas à venir avec le concert de Moriarty. Ne connaissant pas du tout le groupe mis à part Jimmy, j’ai été, là encore, très emballé. La voix de Rosemary, les rythmes et la douceur de ce groupe pour le moins atypique puisque l’on retrouve pas moins de cinq nationalités différentes m’ont agréablement surpris. Direction la grande scène pour The Do, groupe que j’avais déjà eu l’occasion de voir trois mois plus tôt à Strasbourg. Autant j’avais apprécié leur performance strasbourgeoise, autant leur performance belfortaine ne restera pas dans ma mémoire. Aucune originalité, les mêmes phrases prononcées aux mêmes moments, des interprétations similaires à ce que j’avais déjà vu,… Essai non transformé. A peine le temps de prendre un sandwich qui ressemblait d’ailleurs plus à un Kebab que j’avais rendez vous avec Philippe Katerine à l’Esplanade Green Room. Je ne sais pas pourquoi mais je voulais vraiment voir un artiste capable de nous faire une chanson avec le son qui accompagne la fermeture d’une session sous Windows ou de composer avec les noms Juifs et Arabes, bref, un artiste aux antipodes de ce qui se voit en général. Et là, si ce n’est pas le concert du siècle et que cela peut être vu comme une insulte à la musique pour certains musiciens, je dois dire que j’ai beaucoup aimé ce côté totalement décalé et assumé du personnage et de ses chansons. Si bien qu’on se prend à chanter à tue tête Louxor J’adore. 20h, Beady Eye, la nouvelle formation de Liam Gallagher, l’enfant terrible du rock’n’roll anglais arrive sur la Grande Scène. Si le son est identique à celui d’Oasis, l’ex leader de l’un des groupes phares des années 90 est également resté le même. Ce concert a été une petite déception pour moi même si je n’attendais rien de particulier du groupe mancunien. Le personnage Gallagher est décidément trop prétentieux. Lorsqu’il n’avait pas les mains dans les poches à regarder le public de façon hautaine ou qu’il n’était pas barré du côté de la scène pour parler à l’ingénieur son, l’ex-chanteur d’Oasis avait tout de même la décence de chanter les morceaux du groupe. Bref, on regarde une fois et c’est tout. Dans la foulée, Aaron se produisait sur l’Esplanade Green Room, peu connaisseur du groupe, j’ai trouvé ça un tantinet trop calme. Alors oui, c’était sympa, mais bon, rien de bien transcendant non plus. Peut être avais-je la tête ailleurs, trop occupé à sans cesse regarder ma montre pour être certain de trouver des bonnes places pour le concert d’Arcade Fire à 22h. Sans doute le groupe que j’attendais le plus de ce festival et visiblement c’était le cas pour beaucoup de gens. A une vingtaine de mètres de la scène, la tension monte lorsqu’un compte à rebours s’affiche sur les écrans installés au dessus de la scène et s’immobilise à 2 sous les acclamations d’un public conquis d’avance. Des images façon vintage apparaissent, des gens qui font du vélo dans les rues de ce qui semble être une banlieue américaine, l’intro de The Suburbs retentit, le groupe emmené par Win Butler s’avance sur scène sous les acclamations du public… 3… 2… 1… C’est parti pour un concert qui restera assurément dans les mémoires de ceux qui l’ont vécu. Arcade Fire est une révélation, impressionnants sur scène, les membres du groupe canadien communiquent leur joie d’être ici à un public en transe. Les tubes défilent, les jeux de lumières sont énormes, l’énergie des membres est communicante, Win et Will Butler s’excitent lorsque Régine s’active à la batterie, au micro (sur Haiti et Sprawl II), etc. Rebellion (Lies) est énorme tout comme Power Out, tout simplement géniale. Les titres qui ont fait la renommée du groupe s’enchaînent, le dernier album n’est pas en marge pour autant puisque Month Of May, Suburban WarWe Used To Wait, Rococo et Sprawl II donc et Ready To Start sont également interprétés. Le concert s’achève par Wake Up repris de concert par l’ensemble du public, absolument géant. Tout le monde est bluffé par la performance des Canadiens et en redemande. Hélas, malgré de longs applaudissements, personne ne reviendra sur scène…

Comment faire mieux qu’Arcade Fire ? La question pouvait légitimement se poser alors que les techniciens s’activaient pour mettre en place la scène des Arctic Monkeys. Et si justement le groupe anglais pouvait détrôner les Nords Américains ? Pour être franc, je n’y croyais pas une seconde alors que j’adore Arctic Monkeys. Et la suite ma donné raison. Lorsqu’Alex Turner et ses trois acolytes arrivent sur scène, le public est déjà chauffé à blanc. Véritables bêtes de scènes eux aussi, j’ai été vraiment stupéfait par le « coup de vieux » tout relatif qu’ont pris les membres du groupe, moi qui les voyaient encore de jeunes adolescents prébubères. Face à nous, place à 4 génies du rock british s’activent à faire bouger un public qui semble tout de même moins dedans que pour Arcade Fire. Brianstorm, Do Me A Favour, When The Sun Goes Down, I Bet You Look Good On The Dancefloor, autant de titres superbement interprétés qui assurent l’ambiance. Au bout d’une heure, le groupe quitte la scène sou les yeux de spectateurs qui réclament à nouveau les 4 jeunes gens de Sheffield. 2 minutes passent lorsque le groupe revient finalement sur scène pour encore 3 chansons donc Fluorescent Adolescent et 505. Le public est aux anges, 1h30 du matin, baissé de rideau, les deux derniers concerts sur la grande scène étaient absolument géniaux. Les Eurocks se terminent sur une (très) très bonne impression.

Ce cru 2011 a commencé doucement, pas totalement emballé par ce que j’ai vu vendredi, le week-end a ensuite été d’un tout autre tenant. Entre le rock de Queens Of The Stone Age et de Funeral Party, la pop de Gaëtan Roussel, le samedi, le retour (en demi teinte) de Liam Gallagher, les envolées musicales de Moriarty, la surprise Mona et les performances géniales d’Arcade Fire et Arctic Monkeys pour ce qui est du dimanche, cette édition a finalement tenu toutes ses promesses. Vivement 2012 !

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Eurocks 2011 Logo DedaleSonore

Retour sur la 23ème édition des Eurockéennes de Belfort qui s’est achevée en beauté dimanche soir. C’est parti pour un bilan en trois actes qui commence par un medley de photos des trois jours : les artistes présents, la nouvelle configuration des lieux, l’ambiance générale… A suivre, les résumés !

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8 juillet 2011 Live Report

Give Me Five DedaleSonore

La scène de la Plage est bientôt en place. Dernier point avant le lancement des Eurockéennes avec la programmation du dimanche. Attention, les têtes d’affiche sont de sortie, avec un programme pour le moins éclectique. Une chose est sûre, il y aura du monde du côté de la Grande Scène. Nous aussi certainement. Dernier petit bilan pour vous aider dans vos choix dimanche.

Cinq lives d’artistes présents dimanche

Jimmy - Moriarty
A retrouver entre 17h00 et 18h00 à l’Esplanade Green Room

Bla-Bla-Bla – Katerine
L’artiste au combien loufoque se produira entre 19h00 et 20h00 à l’Esplanade Green Room, puis de 22h00 à 23h30 pour une Carte Blanche avec le Cabaret New Burlesque à la Plage

The Roller – Beady Eye
Le nouveau groupe de Liam Gallagher, ex-Oasis, se produira entre 20h00 et 21h00 à la Grande Scène

Rebellion (Lies) – Arcade Fire
Les Canadiens enflammeront le public entre 22h00 et 23h30 à la Grande Scène

Brianstorm - Arctic Monkeys
Le groupe anglais viendra présenter les morceaux de son nouvel album Suck It And See ainsi que leurs tubes entre 00h15 et 01h30 à la Grande Scène

Tout le programme du dimanche

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30 juin 2011 Give me five

Miles Kane

Sorti en ce début du mois de mai, le premier album solo de Miles Kane mise sur un savant mélange rock’n’roll/pop propre à nos chers amis British. L’ex chanteur des Rascals, groupe rock de la fin de la dernière décennie, et acolyte d’Alex Turner (chanteur des Arctic Monkeys) dans l’excellente formation, The Last Shaddow Puppets, vient tout juste de se lancer dans une carrière solo qui s’annonce intéressante.

Le jeune homme de 25 ans, qui a grandi le long des rives de la Mersey du côté de Liverpool, à l’instar des Beatles, n’est donc pas un novice et propose des morceaux variés qui restent néanmoins sous influences du rock et de la pop anglaise que l’on aime tant. Le Liverpuldien s’est d’ailleurs entouré de quelques uns des meilleurs représentants de la scène rock anglaise en la personne d’Alex Turner donc, deuxième trublion de l’aventure Last Shaddow Puppets et Noël Gallagher (oui, oui, le frère de Liam le chanteur d’Oasis, tout aussi connu pour ses tubes que pour son « fucking » caractère qui a causé la perte du groupe Mancunien). Cette collaboration aura au moins eu pour mérite de prouver que les relations entre habitants de Manchester et de Liverpool peuvent être apaisées malgré la rivalité historique entre ces deux villes, basée sur de vieilles querelles footballistiques.

Sur son album Colour Of The Trap, Miles Kane nous offre quelques morceaux de qualité. L’album commence fort avec trois chansons qui se détachent du reste. Come Closer donne immédiatement le ton avec sa bonne ligne de basse et ses bonnes tonalités rock et s’impose assurément comme le meilleur morceau de l’album. L’enchaînement avec Rearrange et son petit riff de guitare puis My Fantasy (où Noël Gallagher assure les chœurs) annonce un grand album. Néanmoins, les chansons qui suivent ne connaissent pas toutes le même engouement. On retiendra encore Happenstance, en duo avec Clémence Poésy, au timbre de voix si doux. Inhaler rappelle étrangement les Arctic Monkeys lorsque Kingcrawler et Take The Night From Me se confondent avec les Last Shadow Puppets. L’avant dernière chanson Better Left Invisible replonge quant-à-elle dans ces sonorités rock dont les Anglais ont le secret.

Si cet album n’est pas des plus homogène et quelques chansons ne sont finalement pas d’un grand intérêt, il confirme néanmoins le talent de Miles Kane, mis en avant avec les Last Shaddow Puppets. Toujours est-il que quelques morceaux sont excellents et pourront être de vrais tubes (notamment Come Closer). Ce grand fan de Jacques Dutronc a déjà annoncé une suite à sa collaboration avec Alex Turner et un nouvel album « solo » cette fois, pour notre plus grand plaisir.

Place à la musique avec le très bon Come Closer. Sachez enfin que Miles Kane sera principalement sur les routes anglaises et qu’aucun passage n’est pour l’instant prévu en France. Pour plus d’informations, c’est par ici.

Come Closer – Miles Kane


23 mai 2011 Chronique

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