Bon Iver, l’excellentissime groupe du Wisconsin mené d’une main de maître par Justin Vernon a dévoilé en début de semaine un nouveau très beau morceau intitulé Heavenly Father. Un titre qui sera présent sur la BO de Wish I Was Here, le prochain film de Zach Braff, sur nos écrans le 13 août.

Point de nouvel album prévu pour le moment pour la formation qui compte deux albums à son actif, « For Emma, Forever Ago » (2007) et « Bon Iver » (2011). L’agenda de Justin Vernon s’avère en effet chargé, le chanteur étant pour l’heure en tournée avec son autre groupe, Volcano Choir. Patience…

3 juillet 2014 New tracks

On ne peut pas dire pour le moment que « Turn Blue », nouvel album des Black Keys sorti en mai, transcende les fans du groupe de Dan Auerbach et Patrick Carney. « Fever », premier morceau dévoilé il y a quelques mois, est, il faut bien l’admettre, bien plus éloigné qu’on ne l’espérait de « Lonely Boy » ou « Tighten Up » issus des petites pépites « El Camino » et « Brothers ». Pas désagréable mais un peu monotone…

Avant les Eurockéennes de Belfort dimanche, petit avant-goût avec le live de « Fever » à Glastonbury le week-end dernier. Pas désagréable mais un peu monotone on vous dit…

1 juillet 2014 New tracks

Interpol, l’excellent groupe de rock de New-York, annonce un nouvel album – « El Pintor » – pour le 8 septembre ! Reconnue par ses pairs, la formation emmenée par Paul Banks (au timbre de voix so Ian Curtis) va signer un retour attendu par tous les amateurs d’un groupe qui s’est fait connaître, voilà plus de 10 ans, à travers un album du tonnerre, « Turn On The Bright Light », classé à la 59ème place des 100 meilleurs albums des années 2000 par le magazine Rolling Stone.

« El Pintor » arrive 4 années après leur album « Interpol ». Et le désormais trio (Carlos Dengler ayant quitté le navire) de NYC n’a pas fait dans la demi-mesure en s’assurant, pêle-mêle, les services de quelques artistes chevronnés : Brandon Curtis des The Secret Machines, Roger Joseph Manning, Jr. qui a beaucoup collaboré avec Beck ou encore Rob Moose de l’impeccable groupe Bon Iver.

Anywhere est le premier titre présenté par Banks et ses acolytes. Le clip a été tourné à l’occasion d’un passage à l’O2 Academy Brixton (Londres) le 27 mars 2014. Et ça s’avère assez efficace, vivement la suite !

Vous pouvez également retrouver le trailer qui annonce le futur album sous la liste des chansons :

  1. All the Rage Bach Home
  2. My Desire
  3. Anywhere
  4. Same Town, New Story
  5. My Blue Supreme
  6. Everything is Wrong
  7. Breaker 1
  8. Ancient Ways
  9. Tidal Wave
  10. Twice as Hard

19 juin 2014 New tracks

DedaleSonore | Jack White

Mardi, Jack White, le virtuose Américain qui s’est fait connaitre à travers les White Stripes qu’il formait avec sa sœur, nan sa copine, nan sa femme, nan son ex femme, voilà… a sorti son deuxième album solo, 2 années après Blunderbuss qui contenait quelques pépites (Sixteen Saltines, Freedom at 21 ou Love Interruption pour ne citer que celles-ci).

15 juin 2014 New tracks

Quelques temps après Torches dont on a entendu les extraits un peu partout (avec Pumped Up Kicks en tête de gondole), Foster The People revient avec Supermodel, dont la sortie est passée un peu inaperçue en France. Après celui de Coming of Age, voici avec Best Friend le deuxième clip de l’album. Clip qui nous plonge dans l’enfer de la drogue et le monde du mannequinat, accompagnant un titre ultra festif.

[GPS musical mode ON] On vous avait proposé deux morceaux du précédent album dans deux de nos playlists mensuelles : février et mars 2012. [GPS musical mode OFF]

12 juin 2014 New tracks

DedaleSonore | Poliça

En voilà une bonne nouvelle, Poliça, que nous avions eu l’occasion de venir applaudir aux Eurockéennes de Belfort de 2012 est en train de nous concocter un nouvel album après un premier disque très réussi (Give You The Ghost). La pop électro sombre du groupe emmené par la talentueuse Channy Leaneagh s’apprête à nouveau à titiller nos esgourdes avant les premiers frimas de l’hiver (Shulamith étant attendu pour la mi-octobre). Avec 12 nouveaux morceaux -dont vous trouverez la liste ci-dessous- la formation américaine est attendue par ceux qui ont été enivrés par leur premier album à l’instar de Justin Vernon, leader du génial groupe Bon Iver.

I’ve been listening to this band Polica from Minneapolis a lot lately, they’re the best band I’ve ever heard. (Justin Vernon, 2012)

Justin Vernon qui fera d’ailleurs une apparition sur l’album pour le titre « Tiff » -dont le clip, violent et à déconseiller aux âmes sensibles, rappelle les scènes de torture du multi-oscarisé Zero Dark Thirty- second single balancé sur le net après Chain My Name. A vous de juger les deux premiers morceaux, en tout cas, nous, on a hâte d’entendre tout ça !

« Tiff » | Poliça ft. Justin Vernon

Liste des chansons de Shulamith

1. Chain My Name
2. Smug
3. Vegas
4. Warrior Lord
5. Very Cruel
6. Torre
7. Trippin
8. Tiff
9. Spilling Lines
10. Matty
11. I Need $
12. So Leave

24 août 2013 Actu

DedaleSonore | The National
Enfin, ils sont de retour, EN-FIN ! Trois ans après le superbe High Violet, les désormais New-Yorkais originaires de l’Ohio de The National dabarquent à nouveau dans les rayons de nos disquaires avec ce sixième album ! Un retour qui pourrait presque passer inaperçu tant celui des Daft Punk éclipse le reste… Et c’est bien dommage, même si l’on devrait se réjouir de revoir nos frenchies au sommet des charts mondiaux.

Sorti presque le même jour (le 17 mai pour être précis), ce nouveau disque des Américains vaut pourtant son pesant de cacahuètes lui-aussi. Fidèles à eux-mêmes, Matt Berninger ainsi que les frères Dessner et Devendorf nous régalent encore une fois.

A l’écoute des deux premiers morceaux mis en ligne sur la toile, Daemons et Don’t Swallow the Cap, on pouvait d’ores et déjà flairer le bon coup et ce ne sont pas les 11 autres titres qui embellissent cet opus qui vont me faire mentir. Le leader-chanteur-poète Matt (encore secondé par Aaron Dessner) est toujours aussi efficace, envoûtant et enthousiasmant en dépit de paroles aussi sombres et insaisissables qu’à l’accoutumée.

L’album nous envoie 13 nouveaux titres en pleine tronche. Treize ballades mélancoliques ou rock sur lesquelles le quintette nous régale. Après High Violet et ses plus d’un million de copies écoulées à travers le monde, la tâche s’avérait pourtant délicate.

L’entrée tout en douceur sur I Should Live In Salt fixe tout de suite les règles du jeu, Matt impose ce rythme lancinant si caractéristique du groupe. Le titre précède le premier single dévoilé sur internet intitulé Daemons que je n’avais d’ailleurs pas trouvé tellement réussi à la première écoute… Mais après une dizaine de retour au début du titre, je trouve ce morceau finalement plutôt bon (surtout la seconde partie en fait). Pour un single, on est loin des rythmiques entêtantes de Fake Empire, Mr. NovemberTerrible Love, Afraid of Everyone ou Sorrow mais on les atteint avec mon coup de coeur de l’album, Don’t Swallow The Cap. Le titre, absolument excellent, se révèle également très poignant… Matt et ses potes sont au sommet de leur art, avec cet air qui ne nous lâche plus dès la première écoute.

Don’t Swallow The Cap | The National

Sur Fireproof, on retrouve la quiétude de Matt avec ce morceau savamment réfléchi, savamment orchestré, savamment interprété, superbe. Dans un autre genre, Sea Of Love se révèle sacrément efficace avec sa batterie et ses cordes, son corps en somme (et si vous regardez le clip ci-dessous, ce n’est pas Peter Dinklage -connu pour son rôle du génial Tyrion Lannister dans Game of Thrones- qui officie…).

Sea Of Love | The National

Le reste de l’album poursuit cette dualité avec beaucoup de sérénité (Heavenfaced, Slipped, I Need My Girl, Pink Rabbits, Hard To Find) et un peu d’entrain (Graceless). Je décerne encore deux coups de cœur à This Is The Last Time, sa montée en puissance, sa descente en douceur et ses choeurs, ainsi qu’à Humiliation (les plus mélomanes d’entre vous ne pourrons d’ailleurs que constater la similitude au niveau du refrain avec Saturday Morning de Eels), un morceau simple mais tellement efficace.

Aucun doute, avec Trouble Will Find Me, The National réussit le tour de force de nous étonner encore en dépit d’une carrière de près de 15 ans… Ce groupe est une pépite, il vous prend aux tripes pour ne plus vous lâcher, Matt et ses potes ont encore été habiles pour nous déverser ce flot de notes et de paroles bouleversantes. Merci The National !

3 juin 2013 Chronique

DedaleSonore | Django Unchained

Quentin Tarantino aurait du être DJ ou du moins rendre sa playlist publique, il en va d’un geste pour l’humanité. Film après film, l’Américain marque ses fans aussi bien par la qualité des histoires qu’il porte à l’écran que par les musiques qui les accompagnent. Si bien que 20 ans après, tout le monde se souvient de Chuck Berry et son You Never Can Tell dans la mythique scène de danse de Pulp Fiction entre Uma Thurman et John Travolta ou de Misirlou de Dick Dale toujours dans le même film. Tout le monde se souvient également de Battle Without Honor Or Humanity de Tomoyasu Hotei qui a servi la cause de Kill Bill. Et j’en passe… Tarantino sait apposer mieux que quiconque à chacun de ses films un univers musical bien particulier qui nous permet de les identifier.

Django Unchained, dernier né de l’esprit fou du génial réalisateur ne déroge pas à la règle et propose quelques morceaux du feu de Dieu. Entre Django, chanson éponyme du film, Freedom d’Anthony Hamilton et Elayna Boynton, du Johnny Cash ou encore l’excellent Who Did That To You de John Legend, Tarantino nous plonge cette fois dans les ambiances blues du Sud des Etats-Unis et folks des westerns américains. Symbole de cette atmosphère, un titre marque véritablement le film, Too Old To Die Young de Brother Dege.

Too Old To Die Young | Brother Dege

La folk du morceau et la puissance qui s’en dégage scotche immédiatement le spectateur à son siège. Tarantino a encore eu du flair en trouvant cette pépite. Cette pépite, c’est aussi bien le titre en lui-même que son interprète.

Brother Dege aka. Dege Legg (à prononcer Deej – Legest un artiste atypique. Bien loin d’être ultra-connu (sa page Facebook ne compte que 2000 fans pour le moment), le chanteur a néanmoins réussi à tirer profit de l’ultra-médiatisation du dernier Tarantino pour se faire un petit nom sur la toile. Originaire du sud des Etats-Unis, théâtre des aventures de Django et du « docteur » Schultz, Dege Legg s’est inspiré de cet univers gorgé d’histoire(s) pour composer ses titres chez lui, en Louisiane.

C’est qu’avec son album, Dege arrive à nous retranscrire l’atmosphère de cet Etat profondément marqué par l’histoire de France. Un Etat américain (depuis 1803 et sa vente par Napoléon Bonaparte) violent, victime des affres de la ségrégation raciale de la fin 19ème et du début 20ème et des exactions du Ku Klux Klan et de ses groupuscules (en parlant de ça, je ne peux que vous conseiller de voir l’excellent Mississippi Burning).

Un Etat qui a également joué un rôle majeur dans l’histoire de la musique américaine à l’instar de ses voisins, le Mississippi et l’Alabama, le blues -chanté dans les champs de cotons- étant un pur « produit » local avant de s’étendre sur le territoire américain. Cela a son importance pour Dege qui retranscrit dès les premières notes de Hard Row to Hoe -premier titre de l’album- son penchant pour le genre. Et avouons-le, ça dépote. La gratte et la voix du bonhomme ne font qu’un, le rendu est excellent. Entre brutalité et mélancolie, Dege arrive à nous faire rentrer dans son univers en deux-deux. La voix profonde de notre « Américain aux cheveux longs » nous transporte, si bien que rapidement, on se croirait aussi bien dans la nature hostile des marais cajuns en compagnie de ses alligators qu’en train de chevaucher un mustang en direction des grandes plaines de l’ouest américain.

Pour entretenir le côté brut et nature de ses titres, Dege Legg a d’ailleurs commencé à enregistrer ses morceaux, dès 2009, dans des endroits pour le moins atypiques (cages d’ascenseur, champs, maisons abandonnées, etc.) avant de perfectionner ça chez lui pour une sortie d’album, un an après, en 2010.

Black Is The Night | Brother Dege

Pourquoi tout ce laïus me direz-vous ? Pour vous recommander d’écouter sans plus tarder cet artiste pardi ! Les 10 titres tantôt folk, tantôt blues s’écoutent rapidement et s’enchaînent sans problèmes. Outre la géniale Too Old To Die Young, chanson phare de l’album mis sous les projecteurs par Tarantino, j’ai un vrai coup de coeur pour House Of The Dying Sun et sa montée en puissance crescendo, assurément l’un des titres de l’album. A ne pas négliger non plus : The Battle Of New Orleans et ses solos de grattes, le riff prenant de Dead & Gone, le très « Black Keysien » The World’s Longest Hotdog, la ballade d’Old Angel Midnight ou le très bon Black Is The Night qui ponctue l’album. En fait, tout vaut le coup et ça serait vraiment bête de passer à côté de cet artiste encore très (trop) peu connu. Pour rectifier le tir, vous pourrez trouver ci-dessous le disque dans son intégralité avant de vous rendre sur sa page Facebook. Un seul bémol tout de même, après écoute, vous aurez sans doute envie de partir vers les terres sauvages des Etats-Unis…

13 mars 2013 Chronique

DedaleSonore | Local Natives

Local Natives, l’excellente formation californienne était de passage samedi dernier à La Laiterie, l’occasion pour votre équipe d’aller y faire un tour.

Local Natives (USA) + WALL. (UK)
2 mars 2013
La Laiterie, Strasbourg

Rendez-vous sur les coups de 20h30 pour la première partie, WALL. Le groupe britannique -mené par la charmante Lyla Foy- à l’électro minimaliste passe vraiment bien. La chanteuse aidée par ses deux acolytes scéniques est la tête pensante du groupe puisqu’elle est à la fois à l’écriture, à l’enregistrement et à la production. Une bonne pioche à découvrir ci-dessous ainsi que sur leur page Facebook et Soundcloud.

Une heure plus tard déboule le groupe phare de la soirée qui, à ma grande surprise, ne jouait que dans la petite salle de La Laiterie. Étonnant, sachant que les Américains commencent doucement mais sûrement à se faire une place dans le paysage musical.

Après deux albums de très bonne facture, Gorilla Manor en 2009 et Hummingbird en 2013, Local Natives m’avait franchement convaincu. La bande emmenée par Kelcey Ayer et Taylor Rice arrive vers 21h30 après s’être occupée de gérer les derniers détails techniques elle-même. Ca change de ces groupes qui ont une centaine de techniciens avec eux par tournée…

L’entrée sur You & I est très sympa. Comme je l’avais écrit dans la chronique d’Hummingbird, ce second opus est beaucoup plus intime, beaucoup plus mélancolique, Kelcey dédiant nombre de titres à sa défunte mère. Durant l’heure de concert (un peu court, avouons-le), le groupe offrira donc à son public un voyage entre ses morceaux accrocheurs du premier album et ceux plus subtils du second.

De Breakers à l’excellent Heavy Feet en passant par les titres qui ont fait leur renommée (Wide Eyes, World News, Airplanes, Sun Hands) et la superbe reprise des Talking Heads, Warning Signs -qui apparaît également sur Gorilla Manor- le groupe nous régale. Les chœurs sont superbes, les voix de Kelcey et Taylor au poil, de quoi ravir le public plutôt « jeune ». Petit (gros ?) bémol, le son est fort, très fort, si bien que j’ai cru perdre un tympan dans l’affaire…

Breakers (live) | Local Natives

Les cinq Californiens auront joué rapidement mais efficacement. Je reste un peu sur ma faim en me disant que certains morceaux auraient peut-être pu bénéficier d’une rallonge. Si Airplanes, Wide Eyes et Sun Hands qui a ponctué le show auront vraiment été pour beaucoup les moments forts de la soirée  j’ai pour ma part plus qu’adoré l’interprétation de Warning Signs, très rock. Mentions également pour tous ces nouveaux titres d’Hummingbird, parfois moins bruyants mais à mon sens, nettement plus émouvants.

6 mars 2013 Live Report

DedaleSonore | Local Native

3 années après un premier opus de très bonne facture, Local Natives revient sur le devant de la scène avec son nouvel album Hummingbird. Petit cours de culture générale d’abord (bah oui, y’a vraiment de tout sur le Dedale…), « Hummingbird » signifie littéralement « oiseaux-mouches », vous savez ces oiseaux de la famille des trochilidés plus souvent appelés colibris et connus pour leur petite taille et leurs battements d’ailes rapides (merci Wiki)… Si vous tombez dessus au Trivial Pursuit, vous me remercierez !

Bref, après un premier album intitulé Gorilla Manor (le manoir du gorille), nos quatre Californiens de Los Angeles (qui furent cinq il y a peu) ont décidé de rester dans le registre animalier avec ce titre dont vous connaissez tout dorénavant. Connus depuis leur premier disque et quelques excellents morceaux dont Wide Eyes, Airplane ou Camera Talk, c’est avec une impatience toute légitime que j’attendais ce second disque disponible depuis fin janvier.

Après l’amuse-bouche Breakers  -premier titre dévoilé qui a fait le tour de la toile musicale il y a trois mois maintenant- le groupe semblait déjà confirmer ses bonnes dispositions avec un son toujours aussi caractéristique, reconnaissable entre mille. La pop/rock du quatuor est toujours là tout comme la voix si atypique de Kelcey Ayer. Local Natives fait partie de ces groupes qu’on arrive à distinguer dès les premières notes de gratte(s) à l’instar de formations contemporaines telles Bloc Party, Arctic Monkeys, Vampire Weekend ou Foals et plus anciennes telles U2, Queen ou The Cure, permettant au groupe d’apposer sa signature à chacune de ses compositions.

Breakers | Local Natives

Avec Hummingbird, ne vous attendez pas nécessairement à un Gorilla Manor bis. En effet, alors que quelques morceaux du premier opus nous trottaient immédiatement en tête après une première écoute, les titres du second album semblent moins accessibles de prime abord. Le groupe nous offre une orchestration plus pointue où claviers, grattes et percussions, … se relaient avec brio. Les Américains s’aventurent ici dans un registre plus « froid » et lent lié au décès de la mère d’un Kelcey Ayer au sommet de son art sur ces nouveaux morceaux.

Les onze titres concoctés par les Californiens mêlent douceur et anxiété. Ayer se sert de l’album comme exutoire à son chagrin et ses doutes. Les paroles très intimes de certaines chansons rendent l’auditeur sensible à la peine du leader de Local Natives, prenez pour exemples le morceau introductif You And I, Mt Washington où Kelcey Ayer semble s’auto-convaincre de passer outre sa peine (« I don’t have to see you right now ») ou encore le poignant Columbia joué au piano (« Every night I ask myself, am I giving enough?/ am I loving enough ? »).

A contrario, la chaleur du chanteur incisif se ressent sur l’excellent Heavy Feet, Breakers, Black Baloons et le génial Wooly Mammoth avec son refrain entraînant et ses percussions dansantes.

Heavy Feet (live on KCRW) | Local Natives

Bowery ponctue un album sur des notes plus aiguisées, l’orchestration se veut plus franche, plus pêchue. Ayer termine néanmoins le titre sur des paroles qui caractérisent bien l’album finalement.

The fall is so much faster than you and I could ever climb

Davantage homogène que Gorilla Manor, Hummingbird crée une savante alchimie entre les morceaux pour devenir un véritable continuum. Plus froid et plus sombre, le disque s’avère aussi bouleversant qu’efficace. Misant sur l’empathie de l’auditeur, l’album nécessite une écoute (et réécoute) pointue pour en apprécier toutes les subtilités. Avec ce second opus, Local Natives nous confirme que ce groupe est une vraie pépite qui mise sur un savant mélange instrumental et la voix si parfaite de Kelcey Ayer. Sachez enfin que le groupe entamera prochainement une tournée française et sera de passage à La Laiterie de Strasbourg le samedi 2 mars. Plus d’informations sur la page Facebook et le site officiel du groupe.

5 février 2013 Chronique

1 2 3 4 5