Alison Mosshart est décidément partout en ce moment. En pleine tournée américaine avec The Kills, voilà que son autre groupe, The Dead Weather et son guitar hero, Jack White, annonce un prochain album courant 2015. Deux titres sortiront le 4 novembre, voilà le premier intitulé Buzzkill(er), le second sera It’s Just Too Bad.

31 octobre 2014 New tracks

Issu de « Lazaretto« , son second disque solo, Would You Fight For My Love ? est l’un des meilleurs morceaux de Jack White.  Le clip vient de sortir et nous donne l’occasion de voir le nouveau look du guitariste américain.

16 septembre 2014 New tracks

Encore une fois, la Blogothèque assure en invitant cette fois Jack White à se produire avec sa bande au sein de l’enceinte du château de Fontainebleau. Un très beau moment.

16 septembre 2014 Non classé

DedaleSonore | Jack White

Mardi, Jack White, le virtuose Américain qui s’est fait connaitre à travers les White Stripes qu’il formait avec sa sœur, nan sa copine, nan sa femme, nan son ex femme, voilà… a sorti son deuxième album solo, 2 années après Blunderbuss qui contenait quelques pépites (Sixteen Saltines, Freedom at 21 ou Love Interruption pour ne citer que celles-ci).

15 juin 2014 New tracks

DedaleSonore | Rétrospective 2012

2012, année pour le moins étonnante s’achève en ce lundi… En attendant de rentrer pleinement dans 2013, je vous propose de faire une petite rétrospective musicale de l’année à travers ce bilan tout à fait personnel.

Alors que le 21 décembre dernier devait marquer la fin du monde, je ne peux que me réjouir d’écrire ces quelques lignes sur votre blog… Il faut dire que l’année 2012 a été ponctuée par une série d’évènements plus ou moins forts : la fin des années Sarkozy, les 60 années de règne d’Elizabeth, le retour au tout premier plan de l’affreux Poutine, le départ de Thierry Roland vers d’autres cieux, les Jeux Olympiques de Londres et ses records, l’affaire Lance Armstrong, l’incroyable saut de Felix Baumgartner, le Costa Concordia, le succès de Jean Dujardin outre-Atlantique, la prédiction Maya, l’ubuesque duel Copé/Fillon, Sandy qui ravage New-York, les malheureuses fusillades américaines sans oublier en toile de fond, l’insurrection syrienne et ses milliers de morts et les autres évènements qui bouleversent le « monde arabe »…

Bref 2012 à l’instar des années précédentes a également eu son lot d’évènements qui me dégoûtent de ce monde perfide, matérialiste et capitaliste à outrance… Fort heureusement, la musique a cette capacité à nous (me) faire oublier bien des choses écoeurantes et force est de constater que le cru 2012 a d’ailleurs été généreux ! Du coup, un petit retour sur les 365 derniers jours s’impose !

Album de l’année

Alt-J  (∆) An Awesome Wave

Difficile de choisir parmi la masse d’albums sortis au cours des 12 derniers mois. Entre les retours de Bloc Party, Cat Power ou John Mayer j’avais de quoi nourrir quelques espoirs non feints. Des retours qui se sont glissés entre l’excellent album de Jack White, le disque psychédélique de Tame Impala, le rock d’Alabama Shake et de Spiritualized ou encore la percée solo d’Angus Stone

Cependant, si je ne devais en retenir qu’un seul et unique, mon choix se porterait presque naturellement vers Alt-J (∆), l’excellente formation british qui nous a pondu un album du feu de Dieu intitulé An Awesome Wave. Un album détonnant avec la pop commerciale servie à toutes les sauces. Sur les 13 pistes de l’album, c’est comme si le quatuor avait décidé de piocher dans presque tous les genres musicaux pour n’en garder que le meilleur. Du rock à l’électro en passant par les ambiances folk voire hip-hop, Joe Newman et ses potes nous comblent de bonheur ! Si ce n’est pas déjà fait, je ne peux que vous conseiller fortement d’écouter ce disque.

Dissolve Me | Alt-J (∆)

Chanson de l’année

Tame Impala – Elephant

Là encore, pas évident de sélectionner un titre parmi tous ceux qui ont marqué mes esgourdes. J’ai évoqué Alt-J avant, j’évoquerai Neil Young après, j’aurais pu citer un titre de Jack White ou des Alabama Shakes à l’instar du magazine Rolling Stone qui place Hold On comme le meilleur titre de l’année, mais je vais plutôt mentionner un morceau qui m’a carrément bluffé, Elephant de Tame Impala. Aux allures psyché (il n’y a qu’à voir le clip pour s’en convaincre), le groupe australien offre ici un son atypique à mille lieues de ce que l’on a l’habitude d’entendre. La force du titre est saisissante ! A écouter sans modération !

Elephant | Tame Impala

Révélation de l’année

Poliça

Alt-J, Alabama Shakes, Django Django, Electric Guest, Michael Kiwanuka, The Lumineers ou encore Of Monsters And Men, nombreux ont été les groupes/artistes qui se sont révélés cette année auprès du public. Parmi les autres formations peu citées, je retiendrais Poliça, qualifiée par Justin Vernon (leader de Bon Iver) de « meilleur groupe du monde« . Je n’irai pas jusque là -pour le moment- certes, mais il faut reconnaître que le groupe de la pétillante Channy Leaneagh, qui m’a totalement enchanté aux Eurockéennes de Belfort, mérite une place toute particulière au sein de cette dernière année musicale. Je rajoute également un coup de coeur très personnel avec ce tout nouveau groupe libanais découvert à Beyrouth, The Wanton Bishops, dont le blues/rock fait mouche. J’espère qu’on en entendra parler jusqu’en Europe en 2013 !

Dark Star | Poliça

Retour de l’année

Neil Young & Crazy Horse

L’intemporel Neil Young nous a concocté un disque superbe avec ses Crazy Horse. Jugez plutôt avec Ramada Inn, l’un des autres titres de l’année à mes yeux. Le Canadien de 67 ans n’a rien perdu de sa classe habituelle, ni de son rock et de sa folk mythiques. Le retour de Neil Young est une bénédiction pour tout amateur de musique tant son talent traverse les générations. Et un bonheur n’arrivant jamais seul, une partie de l’équipe de votre blog ira l’applaudir le 22 juillet prochain à Stuttgart !

Ramada Inn | Neil Young & Crazy Horse

La disparition de l’année

 WU LYF

Fin temporaire ou définitive, nul ne le sait tant WU LYF pour World Unite! Lucifer Youth Foundation arrive à jouer avec nous depuis ses débuts. Le groupe anglais qui se définit lui même comme n’étant « rien » a toujours su se nourrir des mystères qui l’entourent. Quoi qu’il en soit, ce groupe avait été une des révélations de l’année 2011 avec le rock rageur de l’album Go Tell Fire to the Mountain. Dans une lettre, le leader Ellery Roberts  annonçait courant novembre son départ avec ce début presque larmoyant « Evans/Joe/Tom. Je suis parti ». Dans la foulée, la page Facebook du groupe a été supprimée… Je ne sais pas ce que le groupe va faire/ou ne pas faire mais WU LYF m’a réellement marqué en l’espace de quelques mois. J’espère qu’on les reverra !

We Bros | WU LYF

Concert de l’année

Radiohead @ Zénith Europe de Strasbourg

Radiohead, M83, Jack White, The Cure, Bon Iver, Tindersticks, Red Hot Chili Peppers,… Je reconnais que j’ai eu beaucoup de chance cette année niveau concerts, du coup il n’est pas facile d’en détacher l’un ou l’autre puisqu’ils ont tous un truc mythique. La pluie des Eurocks pour les uns, le crépuscule d’un parc apaisé de Stuttgart pour Bon Iver, la fournaise du Waterfront de Beyrouth pour les Red Hot ou l’ambiance électrique de la Laiterie pour M83

Néanmoins, en cette année 2012, je me dois de retenir Radiohead ! D’une part parce que c’est un groupe ultra-mythique qui a fait de toutes ses chansons des tubes et d’autre part parce que le show au Zénith était grand, très grand (les 12 000 fans présents s’en souviendront sans doute). Entre démesure sonore et visuelle, la bande de Thom Yorke m’a totalement subjuguée. Après un premier passage au Rhénus de Strasbourg en 1997, l’unique date provinciale de 2012 fut si réussie que 3 mois après je me repasse en boucle les images du show captées par les spectateurs et le billet me sert toujours de marque page. Dieu que c’était bon !

There There | Radiohead @ Zénith de Strasbourg


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Retour sur 2012… par Steff
Retour sur 2012… par Oliv

28 décembre 2012 Focus

une eurockeennes

A partir du moment où on cherche les éléments, les éléments nous trouvent. C’est la leçon que l’équipe DedaleSonore retiendra de cette 24ème édition des Eurockéennes de Belfort. A force de vouloir “chroniquer les artistes, albums, concerts, morceaux et vidéos qu’ils faut absolument écouter ou regarder avant la fin du monde”, la fin du monde finit par arriver, et plus vite que prévu. Après près de 60 concerts d’artistes hétéroclites, tantôt célèbres, tantôt en passe de le devenir, le Malsaucy prendra un peu de temps pour revenir à son état pré-Eurockéennes. Néanmoins, malgré les conditions climatiques désastreuses – nous y reviendrons – le festival a battu des records avec pas moins de 100 000 visiteurs !

«Cette édition va rester dans les mémoires, c’est l’édition de tous les records», s’est réjoui le président du festival de la presqu’île du Malsaucy, Jean-Marc Pautras. «Nous avons battu le record du nombre de festivaliers, le record de personnes au camping (17 500 campeurs) et le record de rapidité des ventes», a précisé le directeur du festival, Jean-Paul Roland. (Libération)

Bien mal en a pris ceux qui ne se sont pas rués sur les Pass 3 jours (c’est le cas de certains membres de l’équipe du blog d’ailleurs…) puisque les billets se sont arrachés à une vitesse grand V cette année. Les précieux sésames évaporés, il ne restait plus que les billets à la journée qui eux aussi (pour le samedi notamment, jour où The Cure a joué) ont très vite été épuisés.

Retour (à plusieurs mains) sur ce week-end si particulier !

Eurockéennes 2012 | DedaleSonore

Jour 1 | Vendredi 29 juin

Ce jour d’ouverture, le seul du week-end à ne pas être complet, s’ouvre sous un soleil de plomb. On apprendra par la suite qu’il a néanmoins attiré les foules : plus de 30 000 personnes, une bien belle performance. Surtout que c’est le jour qui proposait la programmation la plus faiblarde, Shaka PonkDionysos ou Hubert-Félix Thiéfaine étant les têtes d’affiche principales. Nous sommes malheureusement tous arrivés trop tardivement (mais rien à voir avec l’an dernier) pour apprécier Hanni El Khatib et Art District qui se faisaient face en fin d’après-midi. Retour sur les concerts marquants de cette première journée.

Hank Williams III

Antoine | Ce groupe m’étonne tellement que je me mets à danser !

Oliv | Pour quelqu’un aimant la country, ce devrait paraître sympa mais conceptuel. Pour quelqu’un aimant le métal, ce devait paraître très conceptuel. Mais n’appréciant guère chacun de ces styles, je ne suis pas bien placé pour dire si c’est un mariage de raison que de faire ce rapprochement entre country et métal. Trop texan, mais quel bonheur de retrouver cette Plage ensoleillée. On entendrait presque la mer sans ce groupe.

Amadou & Mariam (+ Bertrand Cantat)

Antoine | Premier très bon moment de cette journéeAmadou & Mariam livrent un show vraiment professionnel, encore plus remarquable grâce à l’apparition attendue de Bertrand Cantat.

Oliv | Amadou & Mariam et Shaka Ponk programmés le même jour, ce n’était effectivement pas sans raison, on s’en était bien douté. Pas sûr que le monde présent était réellement là uniquement pour les Maliens. Pour preuve le niveau d’applaudissements obtenu par leur choriste d’un soir, plus rare qu’Amadou & Mariam au Malsaucy ; visiblement ravi d’être là, Bertrand Cantat apporte une touche d’originalité à un concert sympatique, assez dansant et festif, mais sans fougue.

Dionysos

Antoine | Mon coup de cœur de la journée ! Pour sa quatrième participation aux Eurockéennes, Mathias Malzieu a réussi à traverser tout le public en slam, jusqu’à la régie. Et elle est loin, la régie de la Grande Scène. Je suis vraiment séduit par ce showman et ce live dynamique.

Oliv | Petit passage rapide. Archi-vu, sympathique, mais ce sera pour une autre fois : jamais 4 sans 5 dit-on chez les Malzieu-Ruiz (sa compagne qui sera probablement programmée l’an prochain pour le rattraper, on ne s’avance pas trop, là).

Michael Kiwanuka

Oliv | Un concert vraiment agréable que celui du soulman Michael Kiwanuka, même si j’ai regretté sa réserve. Le contact avec le public aurait gagné à être un peu plus intense mais le concert n’en était pas pour autant désagréable. Kiwanuka et sa bande sont très talentueux et l’ont à nouveau montré, après leur album chroniqué ici même par Lucas.

The Kooks

Oliv | Ne trainant pas une réputation très glorieuse à propos de leurs prestations en live, je ne cours pas pour assister au concert de The Kooks. Me tenant à cela, j’ai été agréablement surpris par un groupe livrant un concert assez réussi, plus rock que ce que j’imaginais, électrique et assuré, soulevant aisément la foule de l’Esplanade Green Room. Je comprends désormais mieux le choix des Eurocks de leur offrir une place dans la programmation.

Näo

Oliv | Passage rapide que j’aurais souhaité plus long : Näo a été ma première surprise de ces Eurockéennes 2012, déroulant un set très percutant, faisant bouger le nouvel Club Loggia (désormais face à la Grande Scène). De l’electro-rock, avec un McBook, des mélodies et des grosses guitares. Vraiment pas mal, à écouter d’urgence.

C2C

Oliv | Agréable moment à l’Esplanade Green Room avec l’électro des quatre membres de C2C. Un spectacle de sons et lumières grandiose s’empare du Malsaucy. Arcades ouvre le bal et passe vraiment bien en live. Entre jazz et funk, hip-hop et électro, les membres de Hocus Pocus et Beat Torrent nous ont offert un moment bien plus intense que les Birdy Nam Nam l’an passé, même si bien sûr les différences sont notables entre ces formations. A noter un hommage aux Beastie Boys en fin de concert. L’ensemble est un peu propret mais très dansant.

On notera aussi…

The Mars Volta, pas si convaincant que ça, Christine, dont le set electro a fait mouche, et Shaka Ponk qui ne convainquent pas.

Jour 2 | Samedi 30 juin

2ème jour du festival et premières galères. De mémoire de festivaliers, cela n’était “jamais arrivé”. Mais quoi donc ? L’apocalypse, pardi ! Arrivés sous un soleil radieux et une chaleur accablante, les organismes parfois fatigués souffrent. Les premiers concerts se passent sans encombres.

Django Django

Steff | Arrivé sur le tard au Malsaucy, j’ai malgré tout la chance de profiter des trois derniers morceaux du groupe Django Django (dont le tube Default). L’ambiance est pleinement au rendez-vous, le groupe assure sur scène et est promis à un bel avenir en tant que représentant de la nouvelle scène pop british (aux côtés de Alt-J et Zulu Winter). Les sonorités proches du western dont nous font profiter David Maclean et son groupe ne laissent donc personne indifférent.

Oliv | Une des révélations de l’année et une des pépites de cette édition 2012 des Eurockéennes. En ce qui me concerne, ce concert a clairement sa place dans le top 3 du week-end, j’en regrette presque de ne pas être allé les voir à la Laiterie sous prétexte qu’ils seraient aux Eurocks. L’ambiance ensoleillée a enjolivé leur electro-pop joyeuse et fraiche, le groupe partage réellement quelque chose avec le public. Mention spéciale à Defaultet Waveforms.

Antoine | Django Django a été éblouissant, une vraie confirmation pour moi.

Electric Guest

Tom | Premier concert des Eurockéennes pour moi cette année. La frustration passée d’avoir loupé Kiwanuka et El Khatib le premier jour, je me dis que je vais pouvoir me rattraper avec Electric Guest qui, avec l’albumMondo, nous a agréablement surpris au courant du mois de mai. Pour avoir déjà vu des performances live de Asa Taccone et ses acolytes, je m’attendais à quelque chose de moyen (pas mauvais mais pas exaltant non plus) et c’est bien ce qui est arrivé. Le leader du groupe bouge bien, nous entraîne sur quelques chansons connues du public (This Head I Hold) mais reste finalement assez “timide”. J’attendais un peu plus de certaines chansons notamment Amber, ma chanson préférée de l’album ou Awake par exemple. Bon, pour le premier concert, c’est quand même pas mal. A l’instar de Metronomy que j’avais vu sur cette même scène l’année dernière, je pense que le groupe passe mieux sur disque pour le moment qu’en live.

Steff | Asa Taccone et sa bande arrivent sur scène, visiblement très contents d’être aux Eurocks. Le live se déroule sans éclat particulier, le groupe ayant une bonne énergie mais leur musique passe assurément mieux en CD. Le tube This Head I Hold réussit à nous mouvoir mais cela s’arrête-là.

Oliv | Assez déçu par Electric Guest que je me faisais un plaisir de voir en live après avoir bien aimé Mondo. Leur musique est très formatée, elle en devient presque impersonnelle en live. C’est bien dommage et j’essayerai de continuer à écouter This Head I Hold et consœurs sans penser à ce concert -pour ma part- plutôt raté.

Dropkick Murphys

Tom | Le rock celtique du groupe américain attire de nombreux spectateurs. Il faut dire que c’est pêchu comme il faut. Ne connaissant qu’un ou deux titres du groupe, je n’ai malheureusement pas pu apprécier la chose comme il fallait (d’autant plus que je ne suis resté que 30 minutes). Une chose est sûre, le groupe regorge d’énergie et offre à son public une belle prestation.

Steff | Groupe de rock celtique archi-connu après avoir assuré la bande originale du film de Martin ScorceseLes Infiltrés (The Departed), la foule est donc clairement au rendez-vous de nos américains originaires de Boston et le groupe, lui, est au rendez-vous de la Grande Scène des Eurocks. Les Dropkick Murphys déploient une force rare, le public réagit sans se forcer, les pogos sont légions dans la fosse et les gens dansent avec entrain. Un vrai bon moment de rock.

Kavinsky

Antoine | Beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde à la Plage pour voir Kavinsky, je me recule pour ne pas rester avec des teenagers un peu trop irrespectueux. Le set est plutôt bien ficelé, malheureusement interrompu par un violent orage.

Apocalypse épisode I…

Le temps de rejoindre le centre de la presqu’île du Malsaucy qu’au loin le ciel s’illumine et le tonnerre gronde. Les premières gouttesfont leur apparition lorsque la plupart des gens vont se restaurer à droite et à gauche. Sur les différentes scènes, les équipes commencent à recouvrir le matériel. Kavinsky est contraint de stopperNightcall sous la huée des spectateurs. On apprend grâce aux écrans géants que le Territoire de Belfort est placé en Alerte orange aux orages par Météo France. Les consignes sont simples “éloignez vous des scènes et n’allez pas sous les arbres“, merci les gars ! Depuis que le chapiteau a été enlevé au niveau de la nouvelle scène Esplanade Green Room, plus aucun refuge n’existe au Malsaucy. Autant dire que lorsque la (grosse) averse arrive, personne ne fait le malin. Les stands éparpillés sur le festival (SFR, Coca Cola, etc.) ferment boutique, tout le monde est obligé de subir la pluie et l’orage sans pouvoir s’abriter. Les plus prévoyants avaient pensé au K-way, les autres parfois torse poil, parfois en bikini et en tong commencent à se les geler. Dix minutes de pluie intense transforment le Malsaucy en mare à canard géante. On glisse, on tombe, on est mouillé jusqu’aux os, bref, ça, c’est rock’n’roll ! Tout doucement, les bâches commencent à être retirées et l’annonce de la reprise des concerts par les organisateurs nous enchante forcément.

Miike Snow

Tom | Voilà un groupe que j’attendais impatiemment. L’électro pop des Suédois m’avait vraiment convaincue. L’arrivée du groupe sur The Wave, (mon titre préféré) me plaît, d’autant plus qu’il nous gratifie d’une version longue vraiment sympa. Je trouve que le groupe nous communique une certaine énergie. Néanmoins, après 4 ou 5 morceaux, les lueurs dans le ciel refont leur apparition, écourtant le show.

Steff | Ne connaissant Miike Snow qu’à travers sa chanson Animal (que j’adore et écoute régulièrement), je ne demandais qu’à découvrir et apprécier le reste de ses chansons qui, dans mes attentes, devaient ressembler à du Peter Gabriel plus excité. Arrivé avec la ferme intention de s’amuser, le groupe commence avec le morceau The Wave (j’ai d’ailleurs appris plus tard que c’était le tube de leur dernier album), le début du concert est très réussi et puis… le désenchantement, le groupe tendant vers une techno sous-niveau digne de tourner en boîte en mode “cerveau débranché”. L’arrivée de la pluie diluvienne qui va s’abattre sur le site coupe le groupe dans son élan. Direction, un abri et bye Miike Snow, je ne te regrette pas (un peu quand même pour un live de Animal).

… Apocalypse épisode II

Branle-bas de combat aux Eurocks où tout le monde s’active pour protéger les instruments de la pluie et de l’orage. A peine les bâches remises sur les instruments que le tonnerre gagne en intensité, voilà la deuxième salve. Et comme les organisateurs l’on dit : “ce n’était qu’une accalmie, ce sera plus violent“. Ils ont eu le nez creux en effet puisque la deuxième averse douche les espoirs des festivaliers de profiter de l’accalmie pour aller regagner la Grande Scène et The Cure tranquillement. Les rumeurs se propagent, nous annonçant l’annulation des autres concerts de la soirée. Certains sortent du site, encouragés par la sécurité, les assurant que les concerts ne reprendraient pas. S’en suit une période de confusion où personne ne sait vraiment où s’abriter. Certains trouvent des bâches, d’autres des arbres (malgré l’interdiction) mais la plupart sont en plein milieu du site, sous la pluie battante et à la merci des éclairs. Une chose est sûre, le préfet local a joué un jeu risqué mais fort heureusement, aucun problème particulier n’a été signalé. La présence sur le site de deux ministres du nouveau gouvernement : Fleur Pellerin, ministre de l’Économie numérique et Pierre Moscovici, Ministre de l’Économie, local de l’étape, a sans doute joué dans la décision de faire poursuivre la soirée.

Après 30 minutes supplémentaires de pluie intense, les concerts reprennent. La plupart de ceux qui sont sortis du site ne pourront pas revenir mais ça reprend, dans la confusion, certes, puisque certains concerts sont toutefois décalés (The Cure jouera avec près d’une heure de retard), d’autres, interrompus, ne reprendront pas (Kavinsky ou Miike Snow), et certains ne commenceront jamais puisque pour des raisons techniques les concerts de la Plage sont tous annulés (KindnessSebastian,…).

Le Malsaucy est devenu boueux ; à chaque pas, on s’enfonce de 5 cm, c’est vraiment horrible. Le site et les festivaliers sont en piteux état, comme abasourdis par ce déchaînement de violence climatique (on apprendra d’ailleurs le lendemain que des orages de grêle ont éclaté à quelques kilomètres du site seulement, un brin de chance dans notre malheur finalement). On se dépêche, tout le monde se dirige vers la Grande Scène où la bande de Robert Smith se produit !

The Cure

Tom | Avec 45 minutes de retard, Robert Smith et ses acolytes arrivent sur scène. Initialement programmé à 22h30, le groupe arrive aux alentours de 23h15. La clameur de la foule est énorme lorsque Robert Smith rentre sur scène. Le début du concert sur Plainsong enthousiasme la foule composée de tous les âges (des fans de la première heure aux ados élevés à Bieber). Peu importe les années, Robert Smith garde toujours cette même voix si singulière. Que le show commence ! Initialement programmé pour 2h30, le groupe, malgré son retard, tiendra 2h15 et finira son concert vers 1h35 du matin ! 28 chansons sont jouées et deux rappels effectués. Toute la discographie des Cure y passe, quel plaisir. Robert Smith sait comment faire bouger le public, j’apprécie ce moment unique. Difficile de ne pas cataloguer tous les morceaux des Cure comme mythiques mais il faut reconnaître que certaines chansons étaient plus attendues encore que d’autres : Just Like HeavenLullaby qui fait vibrer les foules dès les premières notes ou encore Friday I’m in LoveClose To Me ou Boys Don’t Cry toutes trois jouées lors du second rappel pour bien terminer ce concert d’ores et déjà impérissable.

Steff | Groupe mythique des années 80, ambassadeur de la new-wave (et sujet à parodie : remember La Zoubida des Inconnus pour les trentenaires), tout le monde connaît The Cure. Ainsi, c’est face à une foule énorme que le groupe arrive, quelques minutes après la grosse averse. Le public est très éclectique (c’est fatiguant l’éclectisme ! Ca y est je suis passé en mode Les Inconnus, ne faites pas attention) mais on sent la présence de beaucoup de quarantenaires souhaitant revivre leur jeunesse passée (pardon à eux). Aimant beaucoup les chansons connues du groupe, je découvre surtout un changement profond de leur style, visiblement passé du côté rock et non plus new-wave. Le concert est long, les méga-tubes arrivent au compte-goutte avant la salve finale du deuxième rappel. Un concert profondément touchant, rappel aux mémoires des anciens et découverte nécessaire pour les trop jeunes.

Antoine | Un concert exceptionnel, plein de tubes, même si la relation avec le public n’existait pas vraiment.

Mais aussi…

Frànçois & the Atlas Mountains qui a bien démarré la journée ou encore Justice qui n’a rien perdu de sa puissance scénique, clôturant la journée par un show réussi aussi bien musicalement que visuellement.

Jour 3 | Dimanche 1 juillet

Dernier jour des Eurockéennes, les questions fusent. Des hordes de campeurs, pourtant pourvus du billet de ce dimanche complet, quittent le site pour s’engouffrer dans le premier train. Distribution gratuite de places en gare de Belfort pour les intéressés, qui ne se pressent pas au portillon. Il faut dire que la pluie a été incessante jusqu’à 15 heures, de quoi en décourager beaucoup et c’est même le cas d’un des membres du blog puisque Antoine avait décidé de rentrer sur Lyon dans la journée.

Le parking du festival et le site ressemblent plus à un terrain pour cochons que pour festivaliers. Fort heureusement, la pluie ne tombe qu’en faible quantité une fois sur le site, si bien que la seule difficulté (mais pas des moindres) réside dans le choix des chaussures voire des fringues qui vont être sacrifiés. Certains auront tout de même eu la présence d’esprit de ramener des bottes en caoutchouc (les magasins du coin ont d’ailleurs très vite été en rupture de stock !), bien sûr pour le côté glamour, on repassera, mais finalement, ce n’est pas la raison première du festival… Autre satisfaction pour les organisateurs, le marché noir aux billets contrefaits vendus plusieurs dizaines d’euros de plus que la valeur initiale s’est effondré comme un Eurockéen mal chaussé dans une flaque de boue : jamais un jour complet on n’aura croisé aussi peu de revendeurs de billets, les seuls tentant d’écouler sans y croire à l’euro symbolique des places parfois achetées chèrement encore la veille.

La programmation du dimanche était celle qui paraissait la plus alléchante sur le papier entre Alabama Shakes, POLICA, Charlie Winston, Jack White ou encore Cypress Hill. Autant dire que, malgré la météo, les gens étaient encore venus en masse applaudir les différents artistes présents au Malsaucy.

Alabama Shakes

Tom | Avec Boys And Girls, le groupe de Brittany Howard a sorti l’un des meilleurs albums de l’année 2012. C’est donc avec une certaine hâte que je me dirige vers la Grande scène, quelques éclaboussures de boue en cadeau bonus. Premier constat, peu de gens étaient là, peut-être du à l’horaire un tantinet trop avancé ou à la météo du moment. Deuxième constat, Brittany Howard a une voix incroyable digne des plus grandes stars de la soul music, Aretha Franklin en tête, j’adore. L’exercice de passer du disque à la performance live n’étant pas sans risque de déchets, je suis vraiment subjugué par la force et la maturité de la chanteuse. Hold OnI Found YouBe MineYour Ain’t Alone, … Tous les titres de l’album sont joués y compris un morceau inédit (je n’ai pas retenu le nom) qui nous fait également bouger comme il faut. Un concert qui me fait oublier le mauvais temps et qui s’avère plus qu’efficace.

Lore | Bien qu’arrivée en cours de concert, voilà un groupe digne d’éloges ! Dans la gadoue, devant un public hélas encore peu nombreux, Alabama Shakes sècherait presque nos petits pieds mouillés dans nos baskets inondées. Bonne prestation scénique, avec toujours la très énergique chanteuse/guitariste Brittany Howard. Un savant dosage entre soul, rock et blues qui a ouvert en beauté mon dimanche aux Eurocks.

POLICA

Tom | Autre groupe que j’attendais avec impatience, les Américains de POLICA ne m’ont pas déçus. Qualifiée de “meilleur groupe du monde” par Justin Vernon, leader de Bon Iver, la formation US a enflammé la petite scène du Club Loggia. La voix cassée de Channy Leaneagh fait mouche, les titres aussi. J’adore les interprétations de Violent GameLay Your Cards OutDark Star ou Amongster. Je suis persuadé qu’on entendra bientôt parler du groupe. Autre détail plutôt sympa, alors que les spectateurs partaient vers les autres scènes du festival sitôt le show achevé, les membres ont signé quelques autographes aux fans du premier rang. L’occasion de faire écho de la sympathie de Channy Leaneagh qui parlait également avec quelques spectateurs.

Lore | Un groupe US totalement inconnu pour moi, j’ouvre donc grand mes oreilles et prépare mes potentiels reproches. Mais non ! Bonne surprise car bien que pas forcément fan d’électro pop, le résultat est réussi. Une petite chanteuse toute mimi dans son débardeur blanc avec une voix entre Björk et les chanteuses successives de Hooverphonic, j’aime ! Et j’écoute en boucle depuis lundi.

Jack White

Tom | LE concert que j’attendais le plus de tout le festival : Jack White, ex leader des White Stripes, a sorti son premier album solo, Blunderbuss, il y a de ça trois mois, aux sonorités proches du groupe qu’il formait avec son ex-femme (Meg White). Bien placé à une quinzaine de mètres de la scène, j’ai pu en avoir plein les yeux et les oreilles. Beaucoup de monde s’agglutinait autour de la scène lorsque Reggie Watts (programmé plus tôt dans l’après-midi au Club Loggia) nous a fait un peu de beatbox en guise d’intro avant que Jack fasse irruption, entouré par cinq femmes toutes de bleu vêtues (façon hôtesses de l’air des années 60-70 de la Pan Am). Pour l’anecdote, Jack White a mis les gros moyens pour sa tournée mondiale puisqu’il dispose de deux groupes : l’un composé de femmes, l’autre d’hommes. Il choisit quelques minutes avant le début du show qui l’accompagnera sur scène. La setlist, quant-à elle n’est pas non plus arrêtée et est composée “en live” par Mr. White ! Quelques notes de batterie retentissent avant que Jack prennent en main sa gratte saturée et commence Sixteen Saltines, mon titre favori de son album solo. Et là, ça dépote ! Fidèle à son amour du rock, Jack donne tout ce qu’il a, s’amuse à jouer avec les femmes qui l’entourent sur scène et nous gratifie d’un début de concert tonitruant. Et c’est parti pour 1h30 de show ! Avant ça, Jack nous lance un petit “Hello, somewhere in France” qui fait sourire mais agace les Terrifortains… Enchaînant les titres de Blunderbuss, Mister White s’éclate, nous offre quelques solos de gratte qui ravissent les amateurs de rock élevés aux sonorités des Fender de Jimi Hendrix ou d’Eric Clapton. Face à nous, l’un des tous meilleurs guitaristes actuels qui fait dire ce qu’il veut à sa guitare, j’adore ! Love Interruption retentit, assuré par Ruby Amanfu et Jack himself. Ce dernier, aussi habile avec sa guitare que derrière son piano nous fait l’étalage de ses talents. Quand résonne The Hardest Button To Button on regrette que les White Stripes se soient dissous. Le morceau est repris en cœur par un public en transe et précède Steady, As She Goes de sa période The Raconteurs (d’où il a pioché Top Yourself et Carolina Drama, également joués) qui enflamme le public. Avant ça, une coupure d’électricité avait obligé Jack à jouer tout un titre (We’re Going To Be Friends) en acoustique avec le seul public pour l’accompagner, mythique. La fin du concert est ponctuée par l’intro de Catch Hell Blues qui précède le fabuleux Seven Nation Army que tous les footballeurs connaissent malheureusement. Si ce “po po po po popo” m’agace, il faut reconnaître que le morceau en devient mythique et que vivre ça “en vrai” est juste génial. Jack s’amuse avec le public, le laisse entonner ces accords pourtant simples mais terriblement efficaces. Je ressors de la foule des images plein la tête, à l’image du concert d’Arcade Fire l’année dernière. Que dire de plus, MERCI Jack White pour ce moment formidable. Un (tout) petit bémol néanmoins : où sont passés Blue Orchid ou Fell In Love With A Girl ?

Oliv | Très bon concert auquel j’ai décidé de n’assister qu’une bonne demi-heure pour migrer vers la Plage et Chinese Man. Ce que j’ai regretté par la suite. Je m’attendais à un Jack White bien plus hautain que ça, et surtout je ne m’attendais pas à plus apprécier les morceaux en live que sur l’album. Le regret du week-end (d’être parti de ce concert vous l’aurez compris) !

Lore | Bien que star mondialement connue, l’ex co-leader des White Stripes ne l’était pas pour moi… J’ai même d’abord cru que le chanteur était ce mec beat boxer qui  a surgi en début de concert… “Honteux !” dirait Tom, mais je dois dire que sa prestation scénique a comblé cette lacune. Arrivé tout de sombre vêtu, entouré de charmantes musiciennes en kitchissime turquoise, le sosie de Sméagol sait enflammer le public qui commence enfin à ressembler à quelque chose. HELAS ! Le drame des Eurocks : deux artistes intéressants en même temps. J’abandonne donc Jack et Tom (qui mourrait sur place plutôt que de louper ça) et me dirige vers la plage pour Chinese Man.

Chinese Man

Lore | On débarque et un constat s’impose : foule dense (on est assez loin) et une scène sableuse qui présente l’avantage non négligeable d’être plus agréable à fouler que la boue couleur mousse au chocolat. Revenons au concert : des petits frenchies dont j’avais entendu beaucoup de bien sans jamais avoir écouté. Les Eurocks les cataloguent comme hip hop électro. Je rajouterais pas mal de choses : dub, reggae, pop jazz, et j’en oublie. Point positif majeur, ça donne vraiment envie de bouger, (enfin quelque chose de dansable, pas de simples hochements de tête ou de mouvements saccadés d’épaules). Du son complexe avec des références éclectiques. Une ouverture d’un morceau et hop, le groupe insère les premiers accords de piano de via con me de l’italien Paolo Conte. Et comme j’adore, tout de suite, évidemment, ça joue sur mon appréciation générale ! Pour résumer, un groupe vraiment sympa en concert !

Oliv | Un peu déçu par ces Chinese Man dont j’avais vraiment apprécié le passage à la Laiterie de Strasbourg, non pas forcément à cause de leur engagement sur scène mais plutôt à cause de notre emplacement sur cette Plage bondée, du dilemme trottant dans la tête entre Jack White et la Plage, et surtout un concert qui démontrait ce que la soirée électro de la veille aurait pu être sans les orages…

Miles Kane

Tom | Direction la Plage pour voir l’un des meilleurs rockeurs britanniques actuels avec son pote Alex Turner des Arctic Monkeys. Passer après Jack White n’est pas évident mais Miles Kane sait mettre le feu. Il fait participer le public, s’amuse avec lui, les gens répondent à ses appels, les morceaux de Colour of The Trap fusent ainsi que ses derniers singles. Le rendu est très sympa, la sono de la scène de la Plage n’est pas si désastreuse que ça et Miles Kane fait même une dédicace à Jack White en lui dédiant la chanson Inhaler. La dernière chanson du set est sa plus connue, Come Closer, jouée pendant 6 minutes environ, Miles Kane invitant le public à entonner à maintes reprises le “aaaahaaaaahaaaa“, “hooooohoooohoooo” (je ne sais pas si vous avez compris…) du refrain, on se prend au jeu rapidement et ça rend super bien. Encore un bon concert pour ce dimanche, histoire de faire un 4/4.

Lore | Après les frenchies, après les ricains, c’est le quart d’heure britannique avec Miles Kane. Du bon vieux rock indépendant anglais sans aucun doute ! Un accent inimitable, une voix à la Callagher/Ashcroft, et du son qui envoie ! Un chanteur guitariste généreux en énergie scénique et en transpiration devant un public conquis. Un batteur très inspiré, des musiciens ravis d’être là et ça se voit.  Pour un peu, on se serait déshabillé (certains n’ont pas hésité d’ailleurs) en solidarité ! Très bon concert de Miles Kane. Une fin de soirée chaleureuse quoi !

Oliv | Tout a été dit, un des meilleurs concerts du week-end !

Conclusion

On quitte le Malsaucy des souvenirs plein la tête. Souvenirs musicaux et climatiques, bien entendu. Si chacun retiendra ce qu’il souhaite d’un point de vue musical, une chose reste sûre, chaque festivalier retiendra également l’apocalypse qui a sévi sur le Malsaucy samedi. Contraignants sur le coup, les orages qui ont accompagné les visiteurs au courant de ce week-end resteront finalement dans l’histoire des Eurocks, et dans les mémoires de chaque personne présente sur le site. Les orages de samedi et la boue de dimanche auront finalement été les vraies têtes d’affiche d’un festival à la programmation clairement un peu light. Certes aucun festival français n’aura réussi à boucler la programmation parfaite cette année. Mais il est indéniable que celle des Eurockéennes 2012 aura été moins alléchante que celle de l’édition 2011 qui avait vu passer Arcade Fire, Arctic Monkeys, Queens of the Stone Age, WU LYF, Beady Eye ou encore Metronomy… même si The Cure, Shaka Ponk, Alabama Shakes, Jack White, Cypress Hill ou Lana Del Rey n’ont pas démérité. Ceux qui se sont retrouvés aux Eurockéennes souhaitant ardemment un spectacle haut en couleur ont également eu de quoi se régaler avec des artistes moins connus mais qui mériteraient de l’être, entre Michael Kiwanuka, POLICA, Hanni El Khatib, Näo ou Art District.

Malgré les records en termes de fréquentation, le bilan de cette 24ème édition n’est pas éclatant, même si on avait bien senti que la programmation n’était pas la plus intéressante de ces dernières années. Le plateau offrait tout de même un choix hétéroclite apte à satisfaire l’amateur de musique et le mélomane assidu. Mêlant groupes novices et groupes confirmés, la programmation a finalement séduit le plus grand nombre. Longue vie à ce festival qui ne prend pas la grosse tête, qui propose des artistes variés, un réel lieu de découvertes, une vraie expérience musicale estivale, le tout dans un cadre exceptionnel. Vivement l’année prochaine ! On a beau râler, on t’aime bien t’inquiète !

Le résumé du week-end en images

6 juillet 2012 Live Report

Eurocks Plage DedaleSonore

J-1 avant le début du festival. C’est pile-poil le bon moment pour qu’on publie notre sélection des groupes et artistes à aller applaudir du côté du Malsaucy. Revue d’effectif et analyse de la programmation jour par jour.

Jour 1 | Vendredi 29 juin

Horaires du vendredi des Eurockéennes 2012 | DedaleSonore

Venez tôt, c’est un conseil, puisque sur les coups de 18h15, Hanni El Khatib se produira du côté de l’Esplanade Green Room. Un concert qui s’annonce vraiment sympa tant le blues/rock de l’Américain nous transporte dans les années Elvis. A ne louper sous aucun prétexte !

You Rascal You | Hanni El Khatib

Pour ceux qui préfèrent le hip-hop, les Strasbourgeois d’Art District se produisent au même moment au Club Loggia. C’est d’ailleurs bien dommage puisque le groupe mérite le détour.

Back In The Day | Art District

A 20h, Amadou & Mariam se produiront sur la deuxième grande scène (Esplanade Green Room). Ce n’est pas forcément le genre de musique que je préfère même si 2-3 titres sont sympas. En revanche, les deux Maliens seront accompagnés et ça c’est un évènement, par Bertrand Cantat, l’ex leader de Noir Désir (ainsi qu’Ebony Bones) ! Et rien que pour ça, il faut y aller.

Oh Amadou | Amadou & Mariam (feat. Bertrand Cantat)

21 h, le vrai casse tête chinois commence, puisque la grande scène nous offre Dionysos et la Plage Michael Kiwanuka. Entre le rock déjanté de notre groupe français et la soul géniale de l’Anglais, mon cœur balance. Pour avoir déjà vu Dionysos en live, je vous conseille, si vous ne les avez pas encore vu, de foncer puisque Mathias Malzieu est juste énorme et le groupe affiche une énergie sans limite. Si bien que je vous invite que vous aimiez ou non, à applaudir le groupe rien que pour l’ambiance et les slam de Mathias. En revanche, si vous préférez les mélodies douces d’une soul entraînante, Kiwanuka sera votre homme. Véritable révélation de ce début d’année 2012, je suis devenu totalement accro à son groove. D’autant plus que nous ne sommes pas sûr de revoir l’Anglais prochainement dans la région… Pour moi, c’est Michael Kiwanuka qui l’emporte dans ce « duel » au sommet.

Cloudman | Dionysos 

Tell Me A Tale | Michael Kiwanuka

On enchaîne avec les britanniques de The Kooks (Esplanade Green Room) qui présenteront Junk of the Heart en plus de leurs titres phares. Un concert plutôt sympa en perspective.

Rosie | The Kooks

Retour du côté de la grande scène avec le concert d’Hubert-Félix Thiéfaine qui va pendant plus d’1h30 nous interpréter les tubes de ses plus de 30 années de carrière ! A ne pas manquer.

La Ruelle des Morts | Hubert-Félix Thiéfaine

Bon après Thiéfaine, je vous avoue que c’est plus compliqué pour moi, puisque je connais tout autant C2C et Shaka Ponk que la discographie de Justin Bieber… De sources plutôt sûres, le groupe nantais (quadruple champion du monde par équipe du Disco Mix Club) et les Parisiens assurent en live. Il faudra donc aller voir ça par vous même si vous ne les avez pas encore vus. De quoi terminer la soirée de la meilleure des manières.

Down The Road | C2C

My Name is Stain | Shaka Ponk

Jour 2 | Samedi 30 juin

Horaires du samedi des Eurockéennes 2012 | DedaleSonore

Complet depuis un bail, le samedi voit débouler LA tête d’affiche du festival puisque Robert Smith et ses acolytes seront sur scène pendant plus de 2 heures pour nous interpréter les tubes de The Cure.

Avant ça, vous pourrez découvrir François & The Atlas Mountains à 17h30 (Club Loggia), l’occasion d’écouter des Français délaisser la langue de Shakespeare. Ca fait du bien aussi parfois.

Piscine | François & The Atlas Mountain

Les Anglais de Django Django joueront leur pop dans la foulée du côté de la Plage. Un concert qui sera assurément réussi.

Waveforms | Django Django

Autre concert à ne pas manquer cette soirée, à 20h, celui d’Electric Guest du côté de la Plage toujours. Le groupe est génial, ça va groover comme il faut. J’ai vraiment hâte de voir la formation américaine à l’oeuvre.

This Head I Hold | Electric Guest

On enchaîne toujours sur la Plage avec l’électro de Kavinsky, l’occasion de savourer l’excellent Nightcall qui fait partie de la très bonne BO du film Drive.

Nightcall | Kavinsky

On continue avec Miike Snow (Esplanade Green Room) à 21h30. L’occasion de venir écouter la pop électro de trois Suédois qui vont enflammer la scène.

The Wave | Miike Snow

22h30. Le grand moment est arrivé puisque Robert Smith entrera sur scène accompagné de ses 3 acolytes. L’occasion, durant 2h30 (oui, oui), de découvrir ou redécouvrir une discographie composée de 13 disques ! Ca s’annonce géant !

Boys Don’t Cry | The Cure

Passer après The Cure n’est pas une sinécure… pourtant Justice bouclera la 2ème soirée/nuit entre 1h30 et 3h00 du matin, toujours sur la Grande Scène. L’occasion de bouger comme il faut avant le dodo.

D.A.N.C.E | Justice

Jour 3 | Dimanche 1 juillet

Horaires du dimanche des Eurockéennes 2012 | DedaleSonore

Dernier jour de ce festival, le dimanche sera marqué par quelques concerts exceptionnels à ne pas louper.

La soirée commencera véritablement à 19h même si, avant ça, The Brian Jonestown Massacre attisera la curiosité de certains (moi compris). Le choix cornélien se posera donc aux alentours de 19h lorsqu’il faudra se décider entre les Alabama Shakes et Lana Del Rey. Si ma préférence se porte naturellement pour le groupe de Brittany Howard qui avec Boys And Girls nous a gratifié d’un très bon disque soul, la venue de Lana Del Rey ne laissera pas indifférent. Seul bémol et pas des moindres, malgré un disque plutôt intéressant avec quelques bons titres (Born To Die, Blue Jeans, Video Games…), les performances de la jeune femme, en live, ne m’ont jamais convaincues. A voir si, sur la Plage (où le son n’est pas réputé pour être très bon et la scène sans doute trop petite pour elle), l’Américaine arrivera à nous enthousiasmer. En résumé, on court voir les Alabama Shakes et on s’éclipse vers la fin pour voir Lana Del Rey.

Hold On | Alabama Shakes

Born To Die | Lana Del Rey

20h, on file voir POLIÇA au Club Loggia. Non pas que je suis réfractaire à la pop de Charlie Winston mais le groupe de Minneapolis vaut le détour. Qualifié par Justin Vernon, leader de Bon Iver, de « meilleur groupe qu’il n’a jamais entendu« , la pop électro de la formation américaine, parfois assez dark il faut l’avouer, nous fera bouger assurément. Et soyez sûr qu’on entendra parler du groupe prochainement.

Amongster | POLIÇA

Suivant POLIÇA, arrive LE concert que j’attends le plus de festival. En effet Jack White, l’ex leader des White Stripes enflammera la grande scène dès 21h. Et ça va être énorme, puisque, outre son album Blunderbuss, des titres des White Stripes devraient être joués !

Sixteen Saltines | Jack White

Après ce moment rock qui s’annonce grand, Orelsan se produira à l’Esplanade Green Room. Pas franchement fan, je dois quand même reconnaître que l’artiste a gagné en maturité et nous sort quelque textes assez bluffants, si bien que je vais sans doute faire un tour l’espace de quelques minutes.

Pour terminer en beauté cette édition 2012 des Eurocks, je vous conseille d’aller écouter Miles Kane qui, avec Alex Turner des Arctic Monkeys (présent l’année dernière) est peut être l’un des rockeurs british les plus talentueux de sa génération. Les deux compères ont d’ailleurs formé ensemble le groupe The Last Shaddow Puppets. Miles Kane nous présentera son album Color Of The Trap sorti il y a plus d’un an déjà et ses dernières chansons. Un bien joli moment en perspective !

Come Closer | Miles Kane

Le concert se terminera 45 minutes avant la fin de celui de Cypress Hill, histoire de boucler le festival à la sauce US. Pour le côté mythique du groupe qui a sorti son premier album il y a plus de 20 ans maintenant, il est évident qu’il faut y faire un tour.

Insane In The Brain | Cypress Hill

Voilà, vous savez tout, vous avez toutes les clés en main pour passer un bon week-end du côté du Malsaucy. Des nouveaux groupes (POLIÇA, Electric Guest, Alabama Shakes) aux plus anciens (The Cure, Cypress Hill, Thiéfaine), il y en aura pour tous les goûts. Profitez bien du moment, ça va être géant. Suivez tout le week-end sur DedaleSonore (on vous racontera tout en direct live sur Twitter), et comme à l’accoutumée, on vous fera un retour sitôt le festival terminé ! Bon week-end !

28 juin 2012 Actu

une playlist

Juin 2012, M-6 avant la fin du monde (petit rappel pour les ermites : ces satanés Mayas nous annoncent un spectacle funky et haut en couleur pour le 21 décembre, réservez d’ores et déjà vos places, il n’y en aura pas pour tout le monde). Si certains commencent à flipper sérieusement, nous sur DedaleSonore, on préfère chercher encore et toujours les groupes et morceaux qui nous ferons frissonner jusqu’à la fin de l’année (euh, du monde, désolé).

Comme chaque année, la musique enflamme l’été entre le tube de l’Euro (qui entache sans doute les performances du philosophe Ribéry et ses petits copains…), le tube des JO, le tube de l’été, le tube des vacanciers, le tube du camping des Flots Bleus, etc. Il faut dire que ça commence en grande pompe dès le 21 juin avec la Fête de la musique installée par Jack Lang depuis 82 et qui s’est exportée dans plus de 340 villes du monde (pour une fois qu’on arrive à exporter autre chose que nos produits d’alcooliques et nos fromages qui puent…) et les festivals qui vont se dérouler un peu partout dans notre beau pays, en Europe et dans le monde.

A l’image des Playlists antérieures, celle du mois de juin compile des morceaux qui ont fait l’actualité toute récente. Singles, titres issus de nouveaux albums, reprises ou morceaux de spots publicitaires, nous essayons de répertorier en un article les morceaux qu’il faut/fallait écouter. Et puisqu’une partie de l’équipe ira aux Eurockéennes de Belfort fin du mois, nous avons décidé de déroger un petit peu à nos principes puisque quelques morceaux parfois un peu datés mais qui ont fait la renommée de certains artistes qui se produiront au Malsaucy se sont glissés dans notre Playlist. Hopla, c’est parti mon kiki ! Avec 46 chansons sélectionnées, DedaleSonore vous accompagnera une bonne partie de la soirée, et oui !

On commence avec la pop de Yoann Lemoine aka. Woodkid sur scène qui a collaboré avec Moby, Katy Perry ou Lana Del Rey (pour qui il a réalisé les clips Born to Die et Blue Jeans), rien que ça.  Le titre est issu de l’EP Run Boy Run sorti le 21 mai. Autre nouveau, l’excellent groupe british Alt-J (∆) avec Breezeblock, assurément mon titre coup de coeur du dernier mois. POLICA nous emmène dans une ambiance électro-rock beaucoup plus dark avec Violent Games. Le groupe de Minneapolis dirigé par Channy Leaneagh commence tout doucement à se faire connaître si bien que Justin Vernon, leader de l’excellente formation américaine Bon Iver, a défini le groupe comme étant « le meilleur qu’il n’a jamais entendu« . A découvrir de toute urgence aux Eurockéennes de Belfort dimanche 1er juillet !

Plus douces, les mélodies de Queen of California de John Mayer annoncent le retour au premier plan de l’un des meilleurs artistes actuels. On reste en Amérique du Nord mais on change de pays pour découvrir Kandle, tout droit venue de Montréal. Nous avions pu voir la Canadienne sur scène et nous avions adoré. Retour à New-York avec notre quintette de The National qui, pour les besoins de la superbe série Game of Thrones a composé The Rain of Castamere (entendu dans le générique de fin de l’épisode 9 de la saison 2).

Misery de TV Girl prend le relais. Une bonne chanson estivale aux sonorités proches des Beach Boys. Ca change du froid islandais de Sigur Rós, l’un des groupes les plus connus de cette petite île (en même temps, hormis Björk, il n’y a pas foule…). Varúð est issu du nouvel album – réussi – de nos Islandais préférés intitulé Valtari. Ils seront en France au festival Rock en Seine en août prochain !

David Byrne & St. Vincent avec Who nous pond sa chouette pop avant Found My Way de George Kamel, Full Circle de Half Moon Run et Call and Answer de Jordan Klassen qui nous apportent un peu de douceur. Livin’ Free de The Young achève enfin notre sélection du mois mais pas encore notre Playlist sur des notes rock.

En effet, les Eurocks’ approchants à grands pas, nous avons pensé qu’il était obligatoire de vous mettre quelques morceaux des artistes qui se produiront au Malsaucy. Si A-line nous avait déjà parlé de Jack White, Lucas de Michael Kiwanuka et Steff d’Electric Guest, notre Playlist convaincra les plus sceptiques de venir à Belfort applaudir des artistes aussi talentueux qu’hétéroclites. Du blues-rock façon Elvis d’Hanni El Khatib, aux titres mythiques de The Cure en passant par le rock british de Miles Kane, la soul des Alabama Shakesle rock déjanté de Dionysos, la diva Lana Del Rey, l’electro de Justice et Kavinsky ou la pop entraînante de Charlie Winston, tout le monde en aura pour son argent (et ses oreilles) d’ici une semaine. Un petit avant-goût qui, nous l’espérons, vous poussera à venir faire la fête avec nous.

Bonus

A-line a trouvé une version inédite de l’excellent Lonely Boy des Black Keys puisque la reprise est signée Iggy Pop et Ginger Baker et c’est rien que pour vous !

Lonely Boy | Iggy Pop & Ginger Baker

22 juin 2012 Playlist mensuelle

playlist avril

Mesdames, Messieurs, voici l’heure de votre dose mensuelle de (bonne) musique avec cette quatrième Playlist mensuelle. On ne change pas une équipe qui gagne non ? Nous espérons en tout cas vous faire découvrir toujours de nouvelles choses. Le principe reste le même, petit rappel pour les nouveaux : une playlist collaborative combinant des morceaux publiés ou à publier dans nos articles respectifs, des morceaux bonus ou des morceaux qui font l’actualité durant le mois (même si, avouons-le, nous empiétons un peu quelques fois sur des mois antérieurs mais toujours pour le plus grand plaisir de nos oreilles !). Bref, comme les fois précédentes, on retrouve un concentré de DedaleSonore en un article. Voici donc cette tant attendue playlist :

Playlist avril 2012 by DedaleSonore on Grooveshark

On commence dans l’univers électro de M83 que votre site aime tant. Le groupe, qui cartonne partout où il passe dans le cadre de la tournée mondiale d’Hurry Up, We’re Dreaming et qui avait fait escale à Strasbourg (où nous étions, rappelez-vous), s’attaque ici au remix du titre Fall des Daft Punk, l’un des mastodontes de la scène française. Remix orchestré par M83, les Daft Punk mais aussi Big Black Delta. Le rendu est excellent ! On enchaîne avec le rock de nos très chers Anglais d’Arctic Monkeys avec le très bon R U Mine ? Un peu plus doux, un peu plus pop, The Shins ont fait leur grand retour le mois dernier avec Port Of Morrow. Deux ans après la sortie du premier album de la géniale formation Broken Bells où James Mercer accompagnait Danger Mouse (Gnarls Barckley, Danger Mouse & Daniele Lupi), le natif d’Honolulu a retrouvé ses acolytes de The Shins pour nous offrir un quatrième album fort sympathique ! Petit aperçu avec Bait and Switch.

Le dansant The Party par SingTank, le planant Tornado de Jónsi (leader de Sigur Rós), en live s’il vous plaît, le shoegaze de The Horrors avec Changing The Rain paru sur leur troisième album Skying et le relaxant Neon Noon des rockeurs de Kasabian arrivent au milieu de notre playlist pour mieux vous tenir en haleine.

On passe la troisième avec le très bon Coffee Table issu du second EP Relativity 1 du duo norvégien Lemâitre, le très oriental O Manolis de Shantel (même si le monsieur est Allemand), l’entraînant The Melody of Happiness de Manceau (mélange étonnant entre les Beach Boys et Cocoon)… Vous êtes heureux ? Vous en voulez encore ?

Retour dans l’atmosphère électro dance avec Kill For Love des Américains de Chromatics dont on avait déjà parlé lors de notre chronique sur la formidable BO de Drive avant d’embrayer sur le détonnant et non moins excellent Home Again de Michael Kiwanuka, jeune britannique de 24 ans qui commence à percer. Retenez bien son nom, nous en reparlerons bientôt !

On passe la quatrième avec le très blues/rock You Rascal You d’Hanni El Khatib qui passera aux Eurocks pour un concert à ne pas manquer. On enchaîne avec Timothée Reigner et Rover dont nous avons parlé sur le blog. L’excellent Aqualast s’affiche assurément comme l’un des titres de ce début d’année, tout comme Wind Song des Parisiens de Revolver qui nous reviennent trois ans après le premier disque avec un album bien plus abouti. Assurément deux groupes français dont on reparlera lors des traditionnelles récompenses annuelles. On n’en souhaite pas moins aux Nantais de My Name Is Nobody auxquels nous dédions une chronique dernièrement et qui nous prouvent que la scène nantaise est pleine de ressources (Christine And The Queens, C2C, etc.). Le titre, The Impossible Stroll, en impose en tout cas !

Passage en cinquième avec le rock et la soul de Brittany Howard qui nous a gratifié avec ses 3 compagnons du groupe Alabama Shakes du très bon album Boys & Girls. Le titre Hold On s’impose naturellement comme le tube du disque, quel pied d’entendre des Voix comme ça ! A l’instar d’Hanni El Khatib, le groupe passera également aux Eurocks, ça serait dommage de les louper. Et s’il y en a bien un autre concert à ne pas manquer aux Eurocks, début juillet, c’est celui de l’excellent Jack White (chronique écrite par notre nouvelle recrue A-line, décidément, le mois a été chargé) qui revient en solo avec Blunderbuss d’où est tiré le très rock Sixteen Saltines. Et pour terminer en beauté, alors que les plus observateurs d’entre vous auront remarqué que Spiritualized figurait déjà dans la playlist de mars avec Hey Jane, nous nous devions d’en remettre une seconde couche (avec I Am What I Am) pour fêter la sortie toute récente du nouvel album du groupe intitulé Sweet Heart Sweet Light. Un album que nous allons chroniquer prochainement et qui tient encore une fois toutes ses promesses.

Voilà, toutes les bonnes choses ont une fin et notre playlist du mois d’avril, particulièrement éclectique, s’achève sur ce bien joli morceau. Un mois d’avril très riche musicalement qui, nous l’éspérons, vous aura convaincu également !

En attendant, bonne écoute et rendez-vous en mai pour notre prochaine Playlist !

24 avril 2012 Playlist mensuelle

jack white

Chanteur, auteur, compositeur, musicien multi-tâches, pionnier de la renaissance du garage rock avec le génial duo The White Stripes (dissous, au grand dam des mélomanes en début d’année dernière), fondateur des groupes The Raconteurs (2006-2008) avec Brendan Benson et The Dead Weather avec Alison Mosshart (elle même chanteuse et guitariste dans le groupe The Kills), mais aussi vedette de cinéma aux cotés du légendaire Jimmy Page de Led Zeppelin dans le film It Might Get Loud de Davis Guggenheim, Jack White revient sur le devant de la scène en 2012 avec un album solo intitulé Blunderbuss. Un album qui sort aujourd’hui, 23 avril, chez vos meilleurs disquaires. Un disque finalement égal à un homme méticuleux et perfectionniste jusque dans les moindres détails, véritable manifeste blues des temps modernes.

Dans un monde musical où la technologie prend toujours un peu plus le pas sur la performance artistique et où les effets sonores se multiplient, Jack White, véritable technophobe puisqu’il enregistre encore ses créations via des procédés archaïques, est l’un des garants de cette old school. Avec son disque, Jack nous emmène à la découverte du Midwest américain dont l’esprit des lieux qu’il nous fait découvrir se retrouve transfiguré dans sa musique. Aucun doute, avec Blunderbuss, Jack White réaffirme ses racines blues.

Love Interruptions | Jack White

Love interruptions, premier single de l’album sur lequel participe Ruby Amanfu, nous offre un avant-goût assez subtil de ce qui va suivre. Un mélange détonnant de piano et de guitare qui nous renvoie à nos sentiments les plus profonds et à une époque finalement plus simple et plus authentique. En plus de la qualité du morceau, le clip, bien que minimaliste, ne manque pas de charme. Le rouge et noir des White Stripes laisse sa place à une couleur gris bleu très intime.

Weep Themselves to sleep, morceau très bien écrit, met l’accent sur la voix du bonhomme. Le ton et l’intensité des paroles sont autant associés aux sons crus de la gratte de Jack White qu’à ceux, plus mélodiques, du piano, ne faisant qu’aggraver le drame qui entoure cette chanson.

Avec I’m shaking, Jack White fait une référence à peine cachée à l’une des icônes de la musique blues, j’ai nommé le défunt Bo Diddley mais aussi à la mythique chanson Fever interprétée entre autre par Little Willie John, Peggy Lee ou Elvis Presley. Encore une fois, le natif de Détroit ne cesse de nous surprendre avec un morceau moins sombre et qui se rapproche du rhythm and blues des années 50, remis au goût du jour par White.

Sixteen Saltines (live on Saturday Night Live) | Jack White

Sur les 13 titres de l’album, Sixteen Saltines et Freedom at 21 sont peut être ceux qui représentent le plus le Rock façon Jack White, ceux qui, surtout, se rapprochent au plus près du style des Whites Stripes, avec la montée en puissance de la batterie et des riffs de guitare. Assurément deux tubes de l’album, aussi bruts que riches en symboles et en émotions.

De la galette, nous pourrions encore retenir le doux Blunderbuss, le mélodique On And On And On ou Hip (Eponymous) Poor Boy, qui certes, n’est pas une reprise du morceau éponyme d’Elvis Presley mais bien une référence à l’une des plus grandes idoles du rock.

Jack White – Blunderbuss [+ Digital Booklet] by DedaleSonore on Grooveshark

Etrange, contradictoire et mystérieux, à l’allure proche des personnages d’un film d’animation de Tim Burton, Jack White confirme qu’il côtoie bel et bien les grands du rock et du blues confondus ! Au style proche du Dylan des années 70, avec des paroles très sombres qui rappellent Tom Waits et une mélodie aussi intemporelle que celle de Led Zep, l’album n’en reste pas moins estampillé Jack White, qui finalement, nous présente son autobiographie. 
Pour plus d’informations, vous pouvez visiter le site officiel de Jack White ou bien sa page Facebook. Sachez enfin, et c’est un évènement, que l’Américain sera l’une des têtes d’affiches de la prochaine édition des Eurockéennes de Belfort avant de faire escale, deux soirs, dans la mythique salle de l’Olympia (2 et 3 juillet avec les soeurs de First Aid Kit en première partie).

23 avril 2012 Chronique

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