The Kills, l’excellentissime groupe emmené par l’Anglais Jamie Hince et l’Américaine Alison Mosshart, avait rendez-vous avec son public de Seattle le 28 octobre. Yahoo! a eu la bonne idée de capter ce moment. Toutes les vidéos sont disponibles en suivant ce lien.

30 octobre 2014 New tracks

Jeudi 23 octobre, Maïtena Biraben accueillait dans le Grand Journal les New-Yorkais d’Interpol pour deux prestations : All The Rage Back Home et Anywhere. Deux titres tirés de leur dernier album dont on avait parlé à sa sortie. Allez, on vous laisse découvrir tout ça.


25 octobre 2014 New tracks

Arte Concert

A l’occasion des Eurockéennes de Belfort, Arte propose la rediffusion en intégralité de 10 concerts (!) dont deux têtes d’affiches, les Black Keys et Foster The People. Concerts à retrouver sur le site d’Arte ou depuis notre site grâce aux vidéos ci-dessous. Une bonne alternative pour ceux qui n’ont pu se rendre au Malsaucy !

 

The Fat White Family le vendredi 4 à 18h00 (Green Room)

 

Reignwolf le vendredi 4 à 18h45 (Grande Scène)

 

MØ le samedi 5 à 00h00 (Green Room)

 

Casseurs Flowters le samedi 5 à 02h00 (Green Room)


  

D-Bangerz le samedi 5 à 17h00 (Green Room)


 

Little Dragon le samedi 5 à 20h00 (Green Room)

 

Crew Peligrosos le dimanche 6 à 16h45 (Green Room)

 

Patrice le dimanche 6 à 17h30 (Grande Scène)

 

Foster The People le dimanche 6 à 20h30 (Green Room)

 

The Black Keys le dimanche 6 à 23h45 (Grande Scène)

3 juillet 2014 New tracks

Vous le savez, on adore les Arctic Monkeys sur le Dedale. Le 11 juin, un live a été filmé pour Yahoo! depuis le iHeartRadio’s Los Angeles Theater. L’occasion de découvrir en qualité franchement sympa (720p) le show donné par le quatuor anglais !

« AM » est toujours en écoute complète par ici.

25 juin 2014 New tracks

DedaleSonore | Red Hot Chili Peppers

De passage à Beyrouth en même temps que les Red Hot Chili Peppers, j’ai eu l’opportunité d’aller voir Anthony Kiedis et toute sa bande. Si depuis 1998, la formation californienne n’avait pas bougé, un nouveau venu, le guitariste Josh Klinghoffer a intégré le goupe en lieu et place de  John Frusciante.

Red Hot Chili Peppers (USA) + Pindoll (LEB)
6 septembre 2012
Beirut Waterfront, Beyrouth, Liban

Se produisant dans de nombreux stades tout autour du globe -on a d’ailleurs pu les voir dernièrement au Stade de France en juin- la venue de ce groupe mythique des années 90-00 n’est pas passée inaperçue dans un pays qui fait la fête à longueur de temps. Les 15 000 places selon la presse locale (j’aurais plutôt tablé sur 10 000) du Beirut Waterfront vendues, il ne restait plus qu’à tout ce beau monde de venir vivre un moment rock unique, get ready to rock’n’roll, baby !

Arrivé sur place accompagné par des locaux aux alentours de 19h45 (le concert étant censé débuter à 20h30), on remarque que l’on peut facilement s’engouffrer vers le devant de la scène même si nous sommes rapidement freinés par un grand espace vide qui sépare les spectateurs qui ont payé 90 000 LL (60$) de ceux qui ont payé 120 000 LL (80$). Contrairement aux concerts que j’ai l’habitude de voir où il existe un prix unique en fosse, l’organisation a décidé de séparer les fans les plus assidus prêts à dépenser encore plus pour être proches de la scène de ceux moins fortunés… J’avoue que je trouve ça bizarre. La tribune derrière nous, longtemps vide, se remplit vite à l’approche du concert si bien qu’un mur de spectateurs se dresse désormais devant les groupes qui se produiront.

Les groupes, en effet, puisqu’une première partie débute sur les coups de 20h30. Un temps programmée, Mashrou’Leila, l’une des formations phares libanaises qui a refusé de se produire sous pretexte que les Red Hot allaient jouer en Israël pour leur tournée mondiale fut remplacée au pied levé par Pindoll, autre groupe local réputé. A l’instar de beaucoup de nouvelles formations rock, ce n’est pas un chanteur mais une chanteuse qui assure le spectacle. Le show est sympa, je ne connais pas trop les chansons bien sûr sauf deux reprises, l’une des Beatles et Tainted Love de Ed Cobb (titre popularisé par Gloria Jones puis Soft Cell). Après 6 ou 7 morceaux, le groupe se décide à partir de manière insolite (aucuns remerciements, aucune annonce) mais l’essentiel est là, le public est chauffé à blanc et attend impatiemment les Red Hot. Le groupe se fera attendre de longues minutes, si bien que des hués commencent à se faire entendre après 20-30 minutes d’attente dans la fournaise du Waterfront.

Lorsque Flea, Chad Smith et Josh Klinghoffer arrivent, c’est l’effervescence. Très vite rejoins sur scène par leur chanteur, nos quatre trublions peuvent alors commencer leur show. Le son est franchement excellent tout comme la réalisation (les deux écrans géants retransmettent le show tantôt en couleurs avec quelques effets sympas, tantôt en noir et blanc, avec beaucoup de plans sur le guitariste –très bon par ailleurs- assis sur sa chaise durant tout le show).

Le premier titre joué par le groupe est Monarchy of Roses, vraiment très sympa, j’adore les moments où Josh répond à son leader Anthony Kiedis. Les titres des Red Hot s’enchaînent sans encombre et s’avèrent plutôt eclectiques puisque l’on passe rapidement d’un album à un autre (I’m With You, Californication, Blood Sugar Sex Magik, By The Way et Stadium Arcadium seront les albums mis en avant) avec quelques jolis petits moments instrumentaux entre deux titres. La basse de Fléa répondant le plus souvent à la guitare de Josh. Vraiment très sympa.

On retiendra quelques morceaux phares qui ont fait vibrer le public de manière encore plus prononcée, c’est le cas de Around The World, Otherside, Can’t Stop, Under The Bridge, le groovy Higher Ground (de Stevie Wonder), Californication, Snow (Hey Oh) qui a duré un certain temps avec un interlude instrumental d’une ou deux minutes et très bien repris par le public ou l’indémodable By The Way qui a bouclé le show avant le rappel. Un By The Way du feu de Dieu puisque j’ai rarement entendu un public chanter à ce point, j’en ai presque perdu l’audition.

Le pré-rappel est choisi par plusieurs centaines de personnes pour quitter les lieux… Etonnant. C’est aussi durant ce moment que se font entendre les notes de « po popopopo po po » qui m’agacent sérieusement, Jack White n’ayant vraiment rien à faire là dedans… Quoi qu’il en soit, Chad Smith rentre dans le trip et commence à jouer les premières notes de batterie de Seven Nation Army. Les autres membres reviennent rapidement enchaînant avec Sir Psycho Sexy, They’re Red Hot (titre écrit initialement par le très bon bluesman Robert Johnson) et Meet Me at The Corner avant de ponctuer le concert par un Give It Away qui aura eu le mérite de convaincre les plus sceptiques (si sceptiques il y a eu).

Que dire pour conclure ? Que déjà, voir les Red Hot, à Beyrouth de surcroît, m’a fait évidemment très plaisir. Que le public libanais assure vraiment, ça bouge, ça chante, c’est parfois à la limite de l’hystérie mais je n’ai pour ainsi dire rarement connu pareille ambiance en France. Et enfin, que le show a été tout simplement génial avec un enchaînement de tous leurs tubes (ou presque) et une énergie communicative (le groupe ayant l’air véritablement ravi de jouer à Beyrouth). Bref, qu’on aime ou non les derniers albums de la formation californienne, les Red Hot Chili Peppers méritent amplement leur place parmi les groupes mythiques qui ont façonné l’histoire de la musique.

Les appareils photos étant interdits, voici quelques photos officielles du Byblos International Festival  à retrouver sur la page Facebook de ce dernier.

© Wael Hamzeh

11 septembre 2012 Live Report

Eurocks 2011 Logo DedaleSonore

Réussir ces 23èmes Eurockéennes de Belfort était un enjeu de taille pour les organisateurs. Le relatif échec de l’an passé se devait d’être effacé au plus vite. Un relatif échec tant du point de vue de la fréquentation, flirtant avec le seuil de rentabilité de 75-80000 entrées, que du point de vue des retours des festivaliers, la programmation manquant cruellement de têtes d’affiche. C’est sûr, c’est difficile de concilier les attentes des différents types de publics qui se déplacent au Malsaucy. Une programmation poussée mais avec des artistes accessibles, mais pas trop d’artistes trop accessibles pour ne pas se transformer en foire à la Choucroute… Sacré dilemme.

Surtout que le Main Square Festival -de l’ogre Live Nation- a réussi à peu à peu s’imposer le même week-end. Pas que cela cause directement des problèmes de fréquentation, les Eurocks ne comptant pas forcément sur les Nordistes pour refourguer des Pass 3 jours, mais plutôt des problèmes de disponibilité des têtes d’affiche qui signent pour certaines l’exclusivité pour le festival du Nord. Ca n’arrange pas les choses.

Un site repensé

Il était donc nécessaire de rebondir. Premier signe que Territoire de Musiques s’implique dans cette tâche : on nous a annoncé une programmation resserrée, plus musclée, avec de réelles têtes d’affiche et un éclectisme cher aux organisateurs. Puis on nous a annoncé le retour des spectacles de rue, permettant des happenings n’importe où et n’importe quand sur un site où tout était devenu si rodé. L’idée est de réduire le nombre de concerts mais de développer le nombre de surprises.

L’autre signe, c’est la réorganisation du site en lui-même. Un sacré pari tant on sait que sa configuration est restée identique depuis des années et que le site n’est aucunement extensible. Le Chapiteau, qui en a vu tant, tire sa révérence pour laisser place à une « seconde Grande Scène » en plein air, l’Esplanade Green Room, permettant ainsi d’accueillir jusqu’à 15000 personnes. On peut voir les concerts de plus loin sans le chapiteau, certes, d’autant plus que les écrans géants ont fait leur retour. La plus intimiste scène de la Plage, lieu de découvertes comme on les aime aux Eurocks, mais souvent bien trop étroite, est désormais directement aménagée sur l’eau. Les pieds dans le sable face à une scène sur pilotis, ça a de la gueule ! Le Club Deville et la Loggia fusionnent, et atterrissent à proximité de la Grande Scène, libérant la forêt pour un tout nouvel espace VIP. Le tout sous un… Chapiteau, pouvant accueillir jusqu’à 2000 personnes. Au final donc, une scène de moins, mais plus de place devant les autres.

Cette 23ème édition a donc démarré pour nous vendredi à une heure déjà tardive pour des raisons « indépendantes de notre volonté ». Ou presque. Quelques soucis solutionnés finalement plus vite qu’on aurait pu le croire. Mais entre l’accès fastidieux au parking, l’allée interminable jusqu’au camping et les hannetons omniprésents, le temps aura passé bien doucement.

Entre temps on aura raté les strasbourgeois d’Electric Suicide Club qui ne se sont pas laissés démonter en live face au public des Eurocks. Mais également Battles, aux albums inclassables, qui ont plongé la Plage dans d’énigmatiques mélodies, et Wu Lyf et leurs morceaux d’une intensité hors pair sur scène qui ont du jouer au Club Loggia, bien trop petit pour les Mancuniens.

Vendredi

23h45. Il est temps de commencer les choses sérieuses : Metronomy, appelé en remplacement de The Joy Formidable et Spank Rock se prépare à entrer sur la scène de la Plage. On en voulait d’autres des remplacements de ce type, même si c’aurait été cool de voir The Joy Formidable. La nouvelle Plage est gracieuse, l’effet est bluffant. Ouverte dans le fond, elle laisse apparaître le lac parcouru de lumières. Les pieds dans le sable, Metronomy dans les oreilles, notre premier concert du week-end peut commencer. A priori on n’est pas les seuls à qui ça a plu. Joseph Mount et sa bande avaient l’air convaincus eux aussi. Résultat : un peu plus en retrait que ce que j’imaginais. Mais ce concert ouvre bien le week-end. Le son était certes plus que moyen (la scène semble en période de rodage) mais c’est le réel coup de cœur de cette première -courte- journée. La scène plutôt intimiste doit y être pour quelque chose. The Bay sur un plan d’eau, c’est quand même bon ! Heartbreaker et Radio Ladio sont jouissives. Les albums Nights Out et The English Riviera défilent sans qu’il ne soit possible d’arrêter le temps.

1h00. La foule se presse à l’ancien Chapiteau devenu Esplanade Green Room pour le concert de Stromae. L’espace est désormais ouvert, alors que le Chapiteau y trônait depuis pas mal d’années. C’est plutôt dommage, et on le regrettera peut-être les années pluvieuses. Mais les écrans géants sont de retour, c’est déjà ça. 1h de concert très fidèle à son album, trop en ce qui me concerne. Peu de surprises à part deux coupures totales de son sur Dodo, qui a surpris le belge avant de nous surprendre nous même. C’aurait presque pu paraître volontaire tant le timing était parfait : juste après le premier « Chut ». « Il faudra s’y faire » à cette nouvelle scène, elle aussi encore en rodage. Paul Van Haver s’est tout de même pointé avec une reprise électro de son compatriote Arno, customisée pour l’occasion, « Putain putain, nous sommes tous des Eurockéens ». Le Belge ne s’est pas démonté face à ces problèmes de son. Mais la prestation est tout juste moyenne, Alors on danse version Brel c’est du déjà vu, et l’ensemble est assez peu original. C’est l’occasion de se rendre compte que le brasseur vert a envahi la place. Difficile désormais de passer à côté de la publicité omniprésente pour Heinecken.

S’en suit un dilemme entre Paul Kalkbrenner et The Shoes qui tournera à l’avantage des Rémois. Il fallait être plus dans le mouv’ qu’à ce moment-là pour suivre 1h d’électro minimaliste. Va pour The Shoes à la Plage accompagnés de Das Galliano aux percus. Le concert est excellent même si le son était assez moyen. Les basses et les percus recouvraient absolument tout le reste, Kalkbrenner en face doit y être pour quelque chose, comme s’il avait fallu pousser plus le son que prévu.

Fin de la première journée. On aura finalement raté du bon et du moins bon. Wu Lyf devant un club loggia bien trop petit, Electric Suicide Club, mais aussi Beth Ditto qui ne valait, parait-il, pas le détour. Première journée bien courte mais premiers bons points à Metronomy, The Shoes, à la nouvelle scène de la Plage et aux organisateurs du camping à qui on doit bien ça. Le camping est bien rempli, la nuit s’annonce courte même si les températures limiteront le nombre d’apéros à la belle étoile.

Samedi

17h25. Le fin d’après-midi s’annonce peu mouvementée. Anna Calvi au soleil de l’Esplanade Green Room ouvre le show avec sa voix intense. La mise en bouche est fort intéressante, mais même sur Desire qui passe très bien, on peut regretter le peu de communication avec le public. Gaëtan Roussel juste après sur la Grande Scène était bien plus fringant que ce que j’imaginais. Mais loin d’être seul sur scène, l’ancien Louise Attaque, dont l’esprit n’est jamais très loin, balance des bonnes ondes. Les chœurs et les guitares donnent une nouvelle dimension à ces morceaux. Finalement la chanson française, c’est pas si mal quand c’est chanté en anglais. Un petit passage express dans les environs de l’Esplanade Green Room pour se gorger d’un peu du groove de Raphael Saadiq avant de filer vers la Plage.

20h35. C’est l’heure de Funeral Party. Chad Eliott est bien là, avec son éternelle moustache. Ce groupe dégage une énergie communicatrice. Le concert est très bon, NYC… passe très bien, tout comme le reste. Il est juste un peu surprenant de voir passer pompiers et camion frigorifique devant la scène pendant le concert, mais il était impossible de supprimer la voie de service qui séparait déjà les autres années la Plage du plan d’eau.

Petit détour sans réel intérêt pour House of Pain. Attendre de côté pour entendre Jump Around d’une oreille était bien la seule solution que mes tympans voulaient bien accepter de subir. Medi à la Plage dans la foulée, un chouia trop mou pour un concert aux eurocks, était pas mal, pas transcendant. Il manquait un peu d’enthousiasme. Sur la Grande Scène, Queens of the Stone Age, un chouia trop bourrin pour moi, était pas mal, pas transcendant. Il ne manquait pas de rage. Boys Noize à l’Esplanade Green Room valait bien un détour, même si ce n’est pas ma tasse de thé, un petit retour en arrière était bien sympa en attendant Birdy.

1h40. Birdy Nam Nam. L’enchaînement Yuksek-Birdy Nam Nam d’il y a deux ans est encore dans les mémoires de ceux qui apprécient le genre. Pone, Lil’Mike, Need et Crazy B sont venus présenter leur nouveau show de la tournée de novembre. Eh bien je ne vous conseille pas de prendre vos places. Le nouveau set s’avère très décevant, très mou… Cette nouvelle tournée s’annonce poussive, bien loin de la précédente. Nombreux ont été ceux qui ont interrompu ce ratage en rejoignant le camping ou le parking avant l’heure. J’en ai été. Sur le chemin du retour au camping, Abesses a finalement transpercé la nuit terrifortaine, rappelant des souvenirs d’une précédente édition. Manual For A Successful Rioting était bien meilleur que le nouvel album qui s’annonce.

Le concert de Funeral Party est à retenir, Medi et Anna Calvi se sont bien débrouillés, et les Birdy se sont bien plantés.

Dimanche

16h25. Première bonne surprise de la journée avec Mona sur la Plage, ça passe très bien. Rock mais point trop n’en faut, avec une pointe de soleil et de bière, le dimanche commence bien. C’est toujours difficile de passer le dimanche après-midi, et pourtant le concert est très prometteur. On sent vite que les Kings Of Leon doivent être leurs potes. Ces Américains ne manquent pas d’énergie, leur gros rock est d’une efficacité remarquable.

A l’Esplanade Green Room, Moriarty se lance, trois ans après leur premier passage. C’est certes moins bon mais on ne va pas chipoter. Le lancinant Jimmy est toujours aussi magique. Rosemary et ses musiciens cosmopolites sont tout bonnement bluffants. Le concert de The Do, dans la foulée, sur la Grande Scène, m’a bien moins plu. On sent les trois jours au camping, avec de très nombreuses personnes posées sur la butte de la Grande Scène. Discrétion et fragilité, à l’image de On My Shoulders d’une lenteur absolue, ne font pas bon ménage un dimanche sur la Grande Scène. Celui de Honey for Petzi, au bien trop petit Club Loggia, passe très bien. Il manquait certes une petite étincelle mais le groupe a pu repartir avec le prix du groupe issu des Repérages.

Une grande pause s’en suit. Katerine est bien trop dans son monde. J’ai bien du 2ème ou du 3ème degré mais son album doit être trop profond pour que j’en comprenne les subtilités et surtout l’intérêt. Musique d’ordinateur, La Banane et Bla Bla Bla de loin étaient bien suffisantes, et quand il a enfin coupé le son, pas la peine d’en redemander. Son tutu et ses collants bleu d’un coté, rose de l’autre, devant une Esplanade Green Room plus curieuse que convaincue. Certes c’est une bête de scène, on ne peut pas lui enlever. Tenir une foule avec un concept aussi improbable tient de l’exploit… Le show est comme d’habitude déluré, sans limite. Difficile du coup de se bouger pour Beady Eye et AaRon et la tonne de préjugés que je me faisais -Liam Gallager prétentieux et Simon Buret trop renfermé.

21h30. Prêt pour Arcade Fire. Le concert du week-end pour ma part. Le nom qui aurait pu me faire bouger jusqu’au Malsaucy quelque soit le reste de la prog. Une journée Ben l’Oncle SoulZazGrégoireMickael MiroArcade Fire, je venais quand même. Même si quatre des cinq noms précédemment cités m’insupportent au plus haut point. Et ils ne m’ont pas déçu. 1h30 de concert entre leurs nouveaux morceaux (The Suburbs en ouverture dans une mise en scène très cinématographique, ou Sprawl II) et des retours nostalgiques vers leurs précédents morceaux. Décidément Rebellion (Lies), No Cars Go, Keep the Car Running, Haïti, Intervention ou Wake Up, en clôture, passent vraiment bien en live. Mon coup de cœur du week-end, certes attendu mais légitime. Les morceaux du dernier album sont excellents, la mise en scène qui en est inspirée aussi, mais Funeral et Neon Bible restent pour moi au-dessus.

Dieu que je kiffe les groupes nombreux sur scène. Win Butler, Régine Chassagne, et les six autres membres, sont totalement interchangeables (dans le noble sens du terme) entre les guitares, cordes, accordéons, ou autres harmonies vocales. Une réelle énergie se dégage entre rock, pop et folk. Ils doivent être les seuls capables de me faire autant de frissons avec leurs morceaux. Suscitant à la fois un méga coup de blues avec leurs mélodies lancinantes et avec les mêmes morceaux une grosse claque, et l’impression d’être là où il fallait être et une chair de foule de ouf. Je suis resté scotché. Une concert très attendu qui a été largement à la hauteurs de mes espoirs. Largement.

Difficile du coup pour Arctic Monkeys de faire mieux. La mise en scène est plus épurée, seule compte la musique. Le concert est pas mal. Mais après cette claque, pas facile de rentrer dans le concert. Surtout que les deux derniers albums, Humbug et Suck it and see, ne sont pas mes préférés. J’avais vraiment accroché à Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not. Du coup I Bet You Look Good On The Dancefloor ou The View From The Afternoon passent très bien, même si je regrette absence de Mardy Bum, ma préférée. J’aurais certainement plus apprécié ce concert si celui d’Arcade Fire avait été en clôture.

Il reste juste assez de motivation pour rejoindre le parking, une dernière fois. Sur le retour, le bien connu bouchon belfortain post-Eurocks laisse le temps de repenser à ce week-end. De divaguer à nouveau entre les scènes du Malsaucy, de repenser à ces concerts qui ont rythmé ces trois jours. Prix spécial avec les encouragements pour le nouveau site, bien pensé, surtout la Plage, les endroits pour se poser, mais avec un petit bémol à l’Esplanade Green Room où le son est assez moyen sur les cotés, pas beaucoup mieux que l’ex chapiteau au contraire (on le regretterra les années pluvieuses) et surtout le Club Loggia bien trop petit et qui aurait mérité de rester à l’emplacement de l’ex Loggia. Les félicitations pour Arcade Fire, qui m’a totalement scotché, Funeral Party, The Shoes, Metronomy, Arctic Monkeys, Mona et Medi. Je regretterai de ne pas avoir vu Wu Lyf, rien que pour me faire une propre idée, And So I Watch You From Afar, Les Savy Fav, Electric Suicide Club et Battles. Et je retiendrai la phrase de Win Butler s’adressant à la foule et annonçant une chanson calme avec ces mots : « Cette chanson a été écrite au XIVe siècle par un célèbre poète français du nom de… 1, 2, 3, 4 ! » avant d’entamer Neighborhood #3 (Power Out).

Le bilan est donc très positif. Certes ce n’aura pas été la meilleure édition des Eurocks. Mais le faux-pas de 2010 est oublié. La fréquentation a été au rendez-vous, flirtant avec les 100000 spectateurs. Le site repensé est une réelle réussite, il en devient même respirable alors que les festivaliers ont été bien nombreux cette année. Les Eurocks ont osé. Osé modifier le site du festival. Osé changer les habitudes. Osé réduire le nombre de groupes pour muscler la programmation. Certes tout n’est pas parfait (le Club Loggia est à revoir), mais l’âme du festival est bien là. On sera au rendez-vous pour 2012.

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14 juillet 2011 Live Report

Eurocks 2011 Logo DedaleSonore

Les Eurocks 2011 présentaient une programmation pour le moins éclectique : rock, pop, éléctro, hip-hop, … et surtout très alléchante. Partant de ce constat, je ne pouvais qu’acheter mon pass 3 jours, le sésame qui vous ouvre les portes d’un lieu qui vibre aux sons des plus grands artistes et groupes mondiaux chaque année.

On m’avait prévenu, les Eurocks c’est également des bouchons interminables, une attente pas possible à l’entrée du camping, des kilomètres de marche à trimballer ses affaires et sa tente, des toilettes et des douches pour le moins douteuses, bref, ne lésinons pas sur les mots, les Eurocks c’est chiant… au début !

Day 1

Vendredi donc, je tombe dans le piège, les bouchons sont effectivement énormes pour se rendre jusqu’au site, les hannetons vous attaquent une fois sorti de votre voiture, vous faîtes 1 kilomètre de marche chargé comme une mule et en prime, vous perdez deux billets sur les quatre que vous aviez. Autant vous dire que l’entrée en matière pour cette édition 2011 fut pour le moins calamiteuse et que pas mal de concerts ont été zappés la 1ère soirée. Au final, arrivée à 23h30 sur le site des Eurocks, de quoi écouter un peu Beth Ditto, transfuge du groupe Gossip, qui ne m’aura pas laissé un souvenir impérissable. Elle aura au moins eu le mérite de me faire partir plus rapidement vers la Plage où Metronomy, l’un de mes groupes coups de cœur de cette année se produisait entre 23h et minuit. Si le son était affreux, le quatuor british nous a quand même concocté un petit concert bien sympa avec notamment une interprétation de The Bay assez géniale. A peine le temps d’enfiler une veste censée me prémunir contre le froid glacial que Stromae nous attend du côté de l’espace Green Room. N’étant pas particulièrement fan du chanteur Belge, je vous avoue que j’ai été agréablement surpris par sa performance, hélas entrecoupée par quelques problèmes de son. Son entrain, son humour et sa pop-électro m’ont convaincu. Alors on danse ? Oui. Fin de soirée ou début de matinée, Paul Kalkbrenner d’un côté, The Shoes de l’autre, mon choix était déjà tout fait, j’opte pour le groupe rémois. Puisque je suis quand même ouvert à tout genre de musique, je regarde 5 à 10 minutes Kalkbrenner, suffisant pour se faire un avis, c’est nul. The Shoes sur la Plage donc bouge pas mal en revanche, les deux batteurs assurent le show, les rythmes électro et rock du groupe sont appréciables. Je pars assez satisfait de cette première soirée pourtant mal engagée.

Day 2

Première nuit au camping, changer sa tente de place à 3h du mat’ après s’être affranchi de quelques kilomètres de marche sur une voie désaffectée n’est pas la chose la plus fun que j’ai faite. Mais c’est aussi ça les Eurocks ! Des gens qui viennent de partout en France et même d’autres pays européens pour 3 jours de folies et d’excès en tout genre. Alors que les températures n’excèdent pas 10° la nuit, elles remontent sacrément la journée, favorisées par un généreux soleil, si bien qu’un joli coup de soleil s’était déjà greffé à mon visage pour le départ à 16h30 le samedi, youpi ! On arrive juste à temps pour voir Anna Calvi, la rockeuse Anglaise que j’apprécie tout particulièrement. Si Blackout, Desire et Jezebel mettent l’ambiance, je reste quand même un peu déçu par le concert même si j’ai pu apprécier la voix phénoménale de la chanteuse. Au terme des 45 minutes, direction la Plage pour le concert de Kyuss Lives! Le son toujours aussi fort nous explose les tympans, si bien que les bouchons offerts gracieusement par l’organisation trouvent ici toute leur utilité. Trois chansons de Kyuss et puis s’en vont, vraiment pas convaincu par l’ancien groupe de Josh Homme. J’arrive vers 18h50 pour Gaëtan Roussel, le large public présent près de la Grande Scène pour suivre l’ancien chanteur de Louise Attaque me surprend. Comme le concert en fait, pêchu comme il faut. Help Myself est particulièrement bien interprété et repris en chœur par la foule, les rythmes presque africains sur certaines chansons passent vraiment bien également. Pause sandwich d’après concert, si bien que je n’ai pu qu’écouter de loin Raphaël Saadiq, qui m’a fait bonne impression. Le dîner du soir avalé, on rejoint la Plage à nouveau pour un groupe, découvert il y a peu, Funeral Party. Et pour le coup j’ai trouvé ça vraiment très sympa. Le bon rock US du groupe de Los Angeles m’a vraiment enthousiasmé. Le batteur m’a bluffé, la voix du chanteur aussi, ce qui, je précise, n’est de loin pas le cas de tout le monde… Seul bémol, le son décidément trop fort  du côté de la Plage encore et toujours. 22h45, on se place bien pour le concert que j’attends le plus de la soirée, Queens Of The Stone Age. Si j’avais déjà vu le groupe deux mois auparavant à Strasbourg, je me devais de revoir Josh Homme et sa troupe. Et whaou !! Je n’ai encore une fois pas été déçu. Changeant totalement de setlist, j’en ai pris plein les yeux et les oreilles. Enchaînant leurs tubes: Go With The FlowNo One KnowsFirst Is GivethLittle SisterMake It Wit Chu,… le rock signé Josh Homme m’a totalement emballé encore une fois. Les effets de lumières, le gros son,… C’était géant ! Fin de concert, je vais voir Boys Noize en coup de vent mais je ne reste pas pour Birdy Nam Nam, la musique électro pure et dure n’est définitivement pas mon truc.

Day 3

Dimanche, attention, arrivage massif de têtes d’affiches. Les portes ouvrent dès 15h, direction la Plage pour 16h15. Le son semble meilleur lorsque Mona se produit sur scène. Des Américains qui font du rock à la sauce Kings Of Leon. Malgré la chaleur étouffante, j’ai beaucoup apprécié ce groupe encore peu connu. Première bonne surprise de la journée donc. La deuxième ne tarde pas à venir avec le concert de Moriarty. Ne connaissant pas du tout le groupe mis à part Jimmy, j’ai été, là encore, très emballé. La voix de Rosemary, les rythmes et la douceur de ce groupe pour le moins atypique puisque l’on retrouve pas moins de cinq nationalités différentes m’ont agréablement surpris. Direction la grande scène pour The Do, groupe que j’avais déjà eu l’occasion de voir trois mois plus tôt à Strasbourg. Autant j’avais apprécié leur performance strasbourgeoise, autant leur performance belfortaine ne restera pas dans ma mémoire. Aucune originalité, les mêmes phrases prononcées aux mêmes moments, des interprétations similaires à ce que j’avais déjà vu,… Essai non transformé. A peine le temps de prendre un sandwich qui ressemblait d’ailleurs plus à un Kebab que j’avais rendez vous avec Philippe Katerine à l’Esplanade Green Room. Je ne sais pas pourquoi mais je voulais vraiment voir un artiste capable de nous faire une chanson avec le son qui accompagne la fermeture d’une session sous Windows ou de composer avec les noms Juifs et Arabes, bref, un artiste aux antipodes de ce qui se voit en général. Et là, si ce n’est pas le concert du siècle et que cela peut être vu comme une insulte à la musique pour certains musiciens, je dois dire que j’ai beaucoup aimé ce côté totalement décalé et assumé du personnage et de ses chansons. Si bien qu’on se prend à chanter à tue tête Louxor J’adore. 20h, Beady Eye, la nouvelle formation de Liam Gallagher, l’enfant terrible du rock’n’roll anglais arrive sur la Grande Scène. Si le son est identique à celui d’Oasis, l’ex leader de l’un des groupes phares des années 90 est également resté le même. Ce concert a été une petite déception pour moi même si je n’attendais rien de particulier du groupe mancunien. Le personnage Gallagher est décidément trop prétentieux. Lorsqu’il n’avait pas les mains dans les poches à regarder le public de façon hautaine ou qu’il n’était pas barré du côté de la scène pour parler à l’ingénieur son, l’ex-chanteur d’Oasis avait tout de même la décence de chanter les morceaux du groupe. Bref, on regarde une fois et c’est tout. Dans la foulée, Aaron se produisait sur l’Esplanade Green Room, peu connaisseur du groupe, j’ai trouvé ça un tantinet trop calme. Alors oui, c’était sympa, mais bon, rien de bien transcendant non plus. Peut être avais-je la tête ailleurs, trop occupé à sans cesse regarder ma montre pour être certain de trouver des bonnes places pour le concert d’Arcade Fire à 22h. Sans doute le groupe que j’attendais le plus de ce festival et visiblement c’était le cas pour beaucoup de gens. A une vingtaine de mètres de la scène, la tension monte lorsqu’un compte à rebours s’affiche sur les écrans installés au dessus de la scène et s’immobilise à 2 sous les acclamations d’un public conquis d’avance. Des images façon vintage apparaissent, des gens qui font du vélo dans les rues de ce qui semble être une banlieue américaine, l’intro de The Suburbs retentit, le groupe emmené par Win Butler s’avance sur scène sous les acclamations du public… 3… 2… 1… C’est parti pour un concert qui restera assurément dans les mémoires de ceux qui l’ont vécu. Arcade Fire est une révélation, impressionnants sur scène, les membres du groupe canadien communiquent leur joie d’être ici à un public en transe. Les tubes défilent, les jeux de lumières sont énormes, l’énergie des membres est communicante, Win et Will Butler s’excitent lorsque Régine s’active à la batterie, au micro (sur Haiti et Sprawl II), etc. Rebellion (Lies) est énorme tout comme Power Out, tout simplement géniale. Les titres qui ont fait la renommée du groupe s’enchaînent, le dernier album n’est pas en marge pour autant puisque Month Of May, Suburban WarWe Used To Wait, Rococo et Sprawl II donc et Ready To Start sont également interprétés. Le concert s’achève par Wake Up repris de concert par l’ensemble du public, absolument géant. Tout le monde est bluffé par la performance des Canadiens et en redemande. Hélas, malgré de longs applaudissements, personne ne reviendra sur scène…

Comment faire mieux qu’Arcade Fire ? La question pouvait légitimement se poser alors que les techniciens s’activaient pour mettre en place la scène des Arctic Monkeys. Et si justement le groupe anglais pouvait détrôner les Nords Américains ? Pour être franc, je n’y croyais pas une seconde alors que j’adore Arctic Monkeys. Et la suite ma donné raison. Lorsqu’Alex Turner et ses trois acolytes arrivent sur scène, le public est déjà chauffé à blanc. Véritables bêtes de scènes eux aussi, j’ai été vraiment stupéfait par le « coup de vieux » tout relatif qu’ont pris les membres du groupe, moi qui les voyaient encore de jeunes adolescents prébubères. Face à nous, place à 4 génies du rock british s’activent à faire bouger un public qui semble tout de même moins dedans que pour Arcade Fire. Brianstorm, Do Me A Favour, When The Sun Goes Down, I Bet You Look Good On The Dancefloor, autant de titres superbement interprétés qui assurent l’ambiance. Au bout d’une heure, le groupe quitte la scène sou les yeux de spectateurs qui réclament à nouveau les 4 jeunes gens de Sheffield. 2 minutes passent lorsque le groupe revient finalement sur scène pour encore 3 chansons donc Fluorescent Adolescent et 505. Le public est aux anges, 1h30 du matin, baissé de rideau, les deux derniers concerts sur la grande scène étaient absolument géniaux. Les Eurocks se terminent sur une (très) très bonne impression.

Ce cru 2011 a commencé doucement, pas totalement emballé par ce que j’ai vu vendredi, le week-end a ensuite été d’un tout autre tenant. Entre le rock de Queens Of The Stone Age et de Funeral Party, la pop de Gaëtan Roussel, le samedi, le retour (en demi teinte) de Liam Gallagher, les envolées musicales de Moriarty, la surprise Mona et les performances géniales d’Arcade Fire et Arctic Monkeys pour ce qui est du dimanche, cette édition a finalement tenu toutes ses promesses. Vivement 2012 !

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Vendredi 1er, samedi 2 et dimanche 3 juillet, suivez les Eurockéennes de Belfort 2011 en direct avec DedaleSonore. Pour cela rien de plus simple : il suffit de nous suivre sur notre page Facebook, sur notre Twitter, ou de bookmarker directement cette page où on tentera de rassembler toutes les dernières infos utiles, mais aussi nos coups de cœur et (éventuelles) déceptions.

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