On pouvait les retrouver il y a déjà plus d’un an au Stereolux de Nantes en compagnie de deux groupes bien inscrits dans la nouvelle scène pop française que sont Aline et La Femme : c’est avec ce premier clip que Candids sort de l’ombre et partage sa pop et ses douces mélodies à l’internet mondial ! On en veut encore et on attend avec impatience la sortie de leur premier EP « Love ».

1 octobre 2014 New tracks

Plongé au cœur d’un univers post-apocalyptique, Von Pariahs nous propose d’assister au voyage d’une dizaine de zombies à bord d’un avion. C’est au détour de ce clip insolite réalisé en stop motion qu’on retrouve le groupe nantais avec le titre « Skywalking » tiré de leur premier album « Hidden Tensions ».

Issu de la nouvelle scène française, vous pourrez retrouver le rock des Von Pariahs dans les festivals cet été, notamment le 20 juillet prochain aux Vieilles Charrues de Carhaix ! Patientez donc sagement d’ici là en écoutant l’intégralité de l’album sur Spotify ou Deezer !

16 juin 2014 New tracks

GoSound! | DedaleSonore

Le Dedale se diversifie. On s’ouvre à de nouveaux styles, parfois, on accueille des petits nouveaux, régulièrement, et on délaisse peu à peu notre chère cité strasbourgeoise d’origine, tissant notre toile ci et là, nous sociabilisant avec des terrifortains, parfois, des lyonnais, bien sûr, des libanais, aussi, et désormais des nantais. C’est que la musique est universelle et le point de vue strictement strasbourgeois n’a pas forcément d’intérêt… On sait d’où on vient mais c’est pas pour autant qu’on y reste(ra) indéfiniment ! Pour ce nouveau live report, un point de vue nantais sur une soirée nantaise avec des groupes pas spécialement nantais ! Avant d’attaquer, bienvenue à jesuisthomas (le point de vue nantais, c’est lui), que vous retrouvez aussi sur jesuisthomas.fr.


Soirée GoSound!
19 octobre 2012
Stereolux, Nantes, France

Doit-on encore présenter Stereolux ? Même si la notoriété de la salle n’est plus à faire dans la région, une piqûre de rappel ne fera pas de mal étant donné que la majorité des lecteurs du Dedale sont probablement originaires du Grand Est et donc peu familiers des vents bretons.

Rapide cours d’histoire : construit en 1927, l’Olympic est une salle de cinéma se situant dans le quartier de Chantenay, à Nantes, qui sera aménagé en salle de concert en 1995. Avec une capacité de 800 personnes, la salle voit alors passer des jeunes formations telles que les Foo Fighters, Placebo, Nada Surf, Coldplay, Phœnix, Sigur Rós et j’en passe… Elle permettra également à la scène locale de prendre son envol : on pense notamment à des gens comme Dominique A, Philippe Katerine, ou plus récemment, Rhum for Pauline et Elephanz. La salle ferme ses portes le 15 mai 2011. L’Olympic devient alors Stereolux. Installée sous les nefs des anciens chantiers navals de Nantes, l’espace est composé d’une salle principale « maxi » pouvant accueillir jusqu’à 1200 personnes, ainsi que d’une salle « micro » d’une capacité de 400 personnes. Pour faire court, je ne pense pas me tromper en affirmant que Stereolux est l’équivalent de La Laiterie de Strasbourg. Comme sa grande sœur, la salle héberge le festival Scopitone, et figure également sur la liste des étapes du festival des Inrocks.

C’est pourtant un tout autre évènement qui a vu le jour ce vendredi 19 octobre. « Fabriquée par les adhérents », la soirée GoSound! nait de la volonté de Songo (association qui gère la salle) de laisser ses bénévoles organiser un évènement à Stereolux. Après différentes étapes de sélection, la programmation tombe mi-juillet : la première édition de GoSound! accueillera The Penelopes, Plugs, Wave Machines, The Bewitched Hands et Sporto Kantes.

N’ayant pas pu assister à la performance des Bewitched Hands à Rock en Seine l’été dernier (face à un Noel Gallagher, tu peux pas test), j’achète joyeusement ma place au prix ridiculement bas de 14€.

Il est donc 20h. Je galère à trouver une place de parking sur l’île. J’arrive devant la salle aux alentours de 20h15. Le temps de prendre une première bière, j’arrive pile à l’heure pour la prestation de The Penelopes. On compte à vue de nez 35 à 40 personnes dans la salle, mais celle-ci se remplit rapidement. Ayant la lourde tâche de démarrer la soirée, les parisiens peinent à mettre de l’ambiance. Sorti de nulle part, le chanteur tente l’humour : « Essayez de ne pas vous tuer sur la route en rentrant ce soir« . Rien n’y changera. On se laisse tout de même porter par leurs titres loin d’être dégueulasses, comme Sally In The Galaxy.

Sally In The Galaxy | The Penelopes

Après une bonne vingtaine de minutes, de quoi se procurer une seconde bière au bar déjà bien convoité, c’est au tour de Wave Machines de monter sur scène. Les bonhommes viennent de Liverpool et ont déjà sorti un album en 2009, ce n’est pas pour autant que leur nom me dit quelque chose. Le groupe parvient à ambiancer la salle maintenant remplie d’une centaine de spectateurs et je me surprends à me remuer sur des titres comme Punk Spirit et Counting Birds. Bonne surprise donc. Je ne peux que vous conseiller d’écouter Wave If You’re Really There, même si l’album a déjà trois ans. Pour la suite, rendez-vous le 21 janvier prochain.

Counting Birds | Wave Machines

C’est la pause, je craque pour une dernière consommation au bar. Évitons tout de même de déconner, ce serait un comble qu’en plus de faire des blagues vaseuses, le type des Penelopes ait eu raison de nous faire la morale. Me voilà donc de retour dans la salle en pensant voir ces dénommés Plugs. Le riff qui me parvient aux oreilles m’est pourtant familier, et pour cause, ce ne sont pas les Plugs mais les Bewitched Hands qui sont sur scène en train d’entamer Westminster, premier titre de leur dernier album. La salle n’est pas plus remplie que précédemment mais l’ambiance est bien présente et le groupe déroule sa pop pour notre plus grand plaisir. Ils en profitent pour nous rappeler que leur dernier passage à Nantes était à l’Olympic : s’en est suivie une acclamation. A croire que la salle est encore bien présente dans les cœurs nantais. Loin d’avoir l’allure de rock stars, les rémois ont au moins le mérite de communiquer du plaisir à leur public. La fin du show approche, le groupe enchaine Thank you, Goodbye, It’s Over et Work avant de terminer avec The Laws Of Walls.

Thank You, Goodbye, It’s Over | The Bewitched Hands

Il est l’heure. Les Bewitched Hands m’ont comblé et la fatigue de la semaine se fait ressentir. Je décide de faire une croix sur Plugs et Sporto Kantes avant de rentrer en espérant qu’une seconde édition verra le jour l’année prochaine ! Une fois encore, une très bonne soirée à Stereolux.

17 novembre 2012 Live Report

my name is nobody

Il faut croire que nos artistes Français ont décidé de nous surprendre ces derniers temps puisqu’après vous avoir parlé de mon intérêt pour Rover, voici donc qu’un autre français chantant en anglais fait son apparition sur le radar de la bonne musique. On pourra déplorer que ces groupes Français se sentent plus à l’aise en chantant en anglais mais quand on constate la qualité de leurs réalisations, on se dit que finalement la langue de Shakespeare colle plutôt bien à nos artistes. Et si cela permet en plus de s’exporter à l’international…

Nous avons donc affaire au groupe My Name Is Nobody ou plutôt à sa tête pensante, Vincent Dupas, un Nantais qui signe déjà son 4ème album. Je ne sais pas si le nom du groupe est inspiré par le western-spaghetti « Mon nom est personne » avec Terence Hill, ce qui est sûr c’est que, dès le premier morceau, nous voyageons dans les territoires reculés des Etats-Unis puisque le chanteur a le folk américain accroché aux basques. S’approchant de Vic Chesnutt, la voix de Dupas sera notre accompagnatrice durant les 10 plages de ce CD.

Northern Memories ouvre le bal de ce doux CD, Dupas est accompagné de sa guitare et de Pierre Marolleau (du groupe Fordamange) à la batterie, le rythme est lancinant, rien ne presse dans ce morceau, on apprécie cette mélodie simple. La simplicité est d’ailleurs souvent de mise dans cet album. Oubliez les mélodies torturées, nous ne sommes pas là pour ça. L’émotion se dégage de l’harmonie d’ensemble, de la perception des tourments que Dupas nous susurre. The Wrong Trainer confirme cette sensation… Nous allons passer un bon moment.

Dementia change légèrement le ton, le mouvement s’accélère subtilement, le chant soutient la guitare, lui glisse sa direction. Delivery Man suit le même chemin, la musique s’emballe à la fin du morceau, on frôle la saturation de guitare.

New Mexico | My Name Is Nobody

Mais tout cela retombe bien vite avec l’intro de New Mexico, 2 minutes ponctuées de notes détachées de guitares et de batteries, avant l’arrivée du banjo. Cette fois, au vu du titre de la chanson et de cet instrument si particulier, le doute n’est plus permis, on se sent comme en vadrouille sur son cheval, accablé par un soleil plombant. L’outro du morceau reprend ces notes détachées.

The Impossible Stroll sera la pièce maîtresse de ce CD, Vincent Dupas accompagné par Nona Marie Invie (de Dark Dark Dark) nous gratifie d’un morceau à la mélancolie forte et d’une intimité touchante. Les 2 voix se mêlent avec une grande réussite, la musique s’efface presque devant le duo. Un grand moment de délicatesse.

Vient ensuite Japanese Tale et le retour du banjo. Cette fois, le chanteur convie de nombreux amis pour faire les choeurs de ce titre entraînant, véritable banquet musical. L’aspect pop du disque, jusque-là peu présent, ressort sur My Life Travelling For Working et les deux derniers morceaux, Nastassia et Homestretch, qui clôturent l’album d’une douceur singulière.

Mon nom est personne qu’il disait… Et bien voilà un beau mensonge car My Name Is Nobody est bien quelqu’un … un auteur à suivre.

Pour découvrir My Name Is Nobody, allez sur son site internet, son Myspace, la page Facebook du groupe ou bien allez le voir en concert prochainement sur Lyon (29 avril), Clermont-Ferrand (30 avril), Paris (2 mai) et bien sûr Nantes (4 mai). Pas de date prévue en Alsace pour le moment, malheureusement.

20 avril 2012 Chronique