Peu connu malgré sa grande qualité, le groupe Mini Mansions a sorti un deuxième album ce mois-ci. Intitulé The Great Pretenders, ce dernier conserve la jolie impression qu’avait laissé les débuts du groupe en 2010. Le bassiste des Queens of The Stone Ages et ses collègues distille toujours une pop travaillée et ingénieuse dont les influences vont d’Elliott Smith aux Beatles.

L’album comporte également des collaborations, dont Vertigo, où l’on entend Alex Turner, leader d’Arctic Monkeys.

24 mars 2015 New tracks

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Réussir ces 23èmes Eurockéennes de Belfort était un enjeu de taille pour les organisateurs. Le relatif échec de l’an passé se devait d’être effacé au plus vite. Un relatif échec tant du point de vue de la fréquentation, flirtant avec le seuil de rentabilité de 75-80000 entrées, que du point de vue des retours des festivaliers, la programmation manquant cruellement de têtes d’affiche. C’est sûr, c’est difficile de concilier les attentes des différents types de publics qui se déplacent au Malsaucy. Une programmation poussée mais avec des artistes accessibles, mais pas trop d’artistes trop accessibles pour ne pas se transformer en foire à la Choucroute… Sacré dilemme.

Surtout que le Main Square Festival -de l’ogre Live Nation- a réussi à peu à peu s’imposer le même week-end. Pas que cela cause directement des problèmes de fréquentation, les Eurocks ne comptant pas forcément sur les Nordistes pour refourguer des Pass 3 jours, mais plutôt des problèmes de disponibilité des têtes d’affiche qui signent pour certaines l’exclusivité pour le festival du Nord. Ca n’arrange pas les choses.

Un site repensé

Il était donc nécessaire de rebondir. Premier signe que Territoire de Musiques s’implique dans cette tâche : on nous a annoncé une programmation resserrée, plus musclée, avec de réelles têtes d’affiche et un éclectisme cher aux organisateurs. Puis on nous a annoncé le retour des spectacles de rue, permettant des happenings n’importe où et n’importe quand sur un site où tout était devenu si rodé. L’idée est de réduire le nombre de concerts mais de développer le nombre de surprises.

L’autre signe, c’est la réorganisation du site en lui-même. Un sacré pari tant on sait que sa configuration est restée identique depuis des années et que le site n’est aucunement extensible. Le Chapiteau, qui en a vu tant, tire sa révérence pour laisser place à une « seconde Grande Scène » en plein air, l’Esplanade Green Room, permettant ainsi d’accueillir jusqu’à 15000 personnes. On peut voir les concerts de plus loin sans le chapiteau, certes, d’autant plus que les écrans géants ont fait leur retour. La plus intimiste scène de la Plage, lieu de découvertes comme on les aime aux Eurocks, mais souvent bien trop étroite, est désormais directement aménagée sur l’eau. Les pieds dans le sable face à une scène sur pilotis, ça a de la gueule ! Le Club Deville et la Loggia fusionnent, et atterrissent à proximité de la Grande Scène, libérant la forêt pour un tout nouvel espace VIP. Le tout sous un… Chapiteau, pouvant accueillir jusqu’à 2000 personnes. Au final donc, une scène de moins, mais plus de place devant les autres.

Cette 23ème édition a donc démarré pour nous vendredi à une heure déjà tardive pour des raisons « indépendantes de notre volonté ». Ou presque. Quelques soucis solutionnés finalement plus vite qu’on aurait pu le croire. Mais entre l’accès fastidieux au parking, l’allée interminable jusqu’au camping et les hannetons omniprésents, le temps aura passé bien doucement.

Entre temps on aura raté les strasbourgeois d’Electric Suicide Club qui ne se sont pas laissés démonter en live face au public des Eurocks. Mais également Battles, aux albums inclassables, qui ont plongé la Plage dans d’énigmatiques mélodies, et Wu Lyf et leurs morceaux d’une intensité hors pair sur scène qui ont du jouer au Club Loggia, bien trop petit pour les Mancuniens.

Vendredi

23h45. Il est temps de commencer les choses sérieuses : Metronomy, appelé en remplacement de The Joy Formidable et Spank Rock se prépare à entrer sur la scène de la Plage. On en voulait d’autres des remplacements de ce type, même si c’aurait été cool de voir The Joy Formidable. La nouvelle Plage est gracieuse, l’effet est bluffant. Ouverte dans le fond, elle laisse apparaître le lac parcouru de lumières. Les pieds dans le sable, Metronomy dans les oreilles, notre premier concert du week-end peut commencer. A priori on n’est pas les seuls à qui ça a plu. Joseph Mount et sa bande avaient l’air convaincus eux aussi. Résultat : un peu plus en retrait que ce que j’imaginais. Mais ce concert ouvre bien le week-end. Le son était certes plus que moyen (la scène semble en période de rodage) mais c’est le réel coup de cœur de cette première -courte- journée. La scène plutôt intimiste doit y être pour quelque chose. The Bay sur un plan d’eau, c’est quand même bon ! Heartbreaker et Radio Ladio sont jouissives. Les albums Nights Out et The English Riviera défilent sans qu’il ne soit possible d’arrêter le temps.

1h00. La foule se presse à l’ancien Chapiteau devenu Esplanade Green Room pour le concert de Stromae. L’espace est désormais ouvert, alors que le Chapiteau y trônait depuis pas mal d’années. C’est plutôt dommage, et on le regrettera peut-être les années pluvieuses. Mais les écrans géants sont de retour, c’est déjà ça. 1h de concert très fidèle à son album, trop en ce qui me concerne. Peu de surprises à part deux coupures totales de son sur Dodo, qui a surpris le belge avant de nous surprendre nous même. C’aurait presque pu paraître volontaire tant le timing était parfait : juste après le premier « Chut ». « Il faudra s’y faire » à cette nouvelle scène, elle aussi encore en rodage. Paul Van Haver s’est tout de même pointé avec une reprise électro de son compatriote Arno, customisée pour l’occasion, « Putain putain, nous sommes tous des Eurockéens ». Le Belge ne s’est pas démonté face à ces problèmes de son. Mais la prestation est tout juste moyenne, Alors on danse version Brel c’est du déjà vu, et l’ensemble est assez peu original. C’est l’occasion de se rendre compte que le brasseur vert a envahi la place. Difficile désormais de passer à côté de la publicité omniprésente pour Heinecken.

S’en suit un dilemme entre Paul Kalkbrenner et The Shoes qui tournera à l’avantage des Rémois. Il fallait être plus dans le mouv’ qu’à ce moment-là pour suivre 1h d’électro minimaliste. Va pour The Shoes à la Plage accompagnés de Das Galliano aux percus. Le concert est excellent même si le son était assez moyen. Les basses et les percus recouvraient absolument tout le reste, Kalkbrenner en face doit y être pour quelque chose, comme s’il avait fallu pousser plus le son que prévu.

Fin de la première journée. On aura finalement raté du bon et du moins bon. Wu Lyf devant un club loggia bien trop petit, Electric Suicide Club, mais aussi Beth Ditto qui ne valait, parait-il, pas le détour. Première journée bien courte mais premiers bons points à Metronomy, The Shoes, à la nouvelle scène de la Plage et aux organisateurs du camping à qui on doit bien ça. Le camping est bien rempli, la nuit s’annonce courte même si les températures limiteront le nombre d’apéros à la belle étoile.

Samedi

17h25. Le fin d’après-midi s’annonce peu mouvementée. Anna Calvi au soleil de l’Esplanade Green Room ouvre le show avec sa voix intense. La mise en bouche est fort intéressante, mais même sur Desire qui passe très bien, on peut regretter le peu de communication avec le public. Gaëtan Roussel juste après sur la Grande Scène était bien plus fringant que ce que j’imaginais. Mais loin d’être seul sur scène, l’ancien Louise Attaque, dont l’esprit n’est jamais très loin, balance des bonnes ondes. Les chœurs et les guitares donnent une nouvelle dimension à ces morceaux. Finalement la chanson française, c’est pas si mal quand c’est chanté en anglais. Un petit passage express dans les environs de l’Esplanade Green Room pour se gorger d’un peu du groove de Raphael Saadiq avant de filer vers la Plage.

20h35. C’est l’heure de Funeral Party. Chad Eliott est bien là, avec son éternelle moustache. Ce groupe dégage une énergie communicatrice. Le concert est très bon, NYC… passe très bien, tout comme le reste. Il est juste un peu surprenant de voir passer pompiers et camion frigorifique devant la scène pendant le concert, mais il était impossible de supprimer la voie de service qui séparait déjà les autres années la Plage du plan d’eau.

Petit détour sans réel intérêt pour House of Pain. Attendre de côté pour entendre Jump Around d’une oreille était bien la seule solution que mes tympans voulaient bien accepter de subir. Medi à la Plage dans la foulée, un chouia trop mou pour un concert aux eurocks, était pas mal, pas transcendant. Il manquait un peu d’enthousiasme. Sur la Grande Scène, Queens of the Stone Age, un chouia trop bourrin pour moi, était pas mal, pas transcendant. Il ne manquait pas de rage. Boys Noize à l’Esplanade Green Room valait bien un détour, même si ce n’est pas ma tasse de thé, un petit retour en arrière était bien sympa en attendant Birdy.

1h40. Birdy Nam Nam. L’enchaînement Yuksek-Birdy Nam Nam d’il y a deux ans est encore dans les mémoires de ceux qui apprécient le genre. Pone, Lil’Mike, Need et Crazy B sont venus présenter leur nouveau show de la tournée de novembre. Eh bien je ne vous conseille pas de prendre vos places. Le nouveau set s’avère très décevant, très mou… Cette nouvelle tournée s’annonce poussive, bien loin de la précédente. Nombreux ont été ceux qui ont interrompu ce ratage en rejoignant le camping ou le parking avant l’heure. J’en ai été. Sur le chemin du retour au camping, Abesses a finalement transpercé la nuit terrifortaine, rappelant des souvenirs d’une précédente édition. Manual For A Successful Rioting était bien meilleur que le nouvel album qui s’annonce.

Le concert de Funeral Party est à retenir, Medi et Anna Calvi se sont bien débrouillés, et les Birdy se sont bien plantés.

Dimanche

16h25. Première bonne surprise de la journée avec Mona sur la Plage, ça passe très bien. Rock mais point trop n’en faut, avec une pointe de soleil et de bière, le dimanche commence bien. C’est toujours difficile de passer le dimanche après-midi, et pourtant le concert est très prometteur. On sent vite que les Kings Of Leon doivent être leurs potes. Ces Américains ne manquent pas d’énergie, leur gros rock est d’une efficacité remarquable.

A l’Esplanade Green Room, Moriarty se lance, trois ans après leur premier passage. C’est certes moins bon mais on ne va pas chipoter. Le lancinant Jimmy est toujours aussi magique. Rosemary et ses musiciens cosmopolites sont tout bonnement bluffants. Le concert de The Do, dans la foulée, sur la Grande Scène, m’a bien moins plu. On sent les trois jours au camping, avec de très nombreuses personnes posées sur la butte de la Grande Scène. Discrétion et fragilité, à l’image de On My Shoulders d’une lenteur absolue, ne font pas bon ménage un dimanche sur la Grande Scène. Celui de Honey for Petzi, au bien trop petit Club Loggia, passe très bien. Il manquait certes une petite étincelle mais le groupe a pu repartir avec le prix du groupe issu des Repérages.

Une grande pause s’en suit. Katerine est bien trop dans son monde. J’ai bien du 2ème ou du 3ème degré mais son album doit être trop profond pour que j’en comprenne les subtilités et surtout l’intérêt. Musique d’ordinateur, La Banane et Bla Bla Bla de loin étaient bien suffisantes, et quand il a enfin coupé le son, pas la peine d’en redemander. Son tutu et ses collants bleu d’un coté, rose de l’autre, devant une Esplanade Green Room plus curieuse que convaincue. Certes c’est une bête de scène, on ne peut pas lui enlever. Tenir une foule avec un concept aussi improbable tient de l’exploit… Le show est comme d’habitude déluré, sans limite. Difficile du coup de se bouger pour Beady Eye et AaRon et la tonne de préjugés que je me faisais -Liam Gallager prétentieux et Simon Buret trop renfermé.

21h30. Prêt pour Arcade Fire. Le concert du week-end pour ma part. Le nom qui aurait pu me faire bouger jusqu’au Malsaucy quelque soit le reste de la prog. Une journée Ben l’Oncle SoulZazGrégoireMickael MiroArcade Fire, je venais quand même. Même si quatre des cinq noms précédemment cités m’insupportent au plus haut point. Et ils ne m’ont pas déçu. 1h30 de concert entre leurs nouveaux morceaux (The Suburbs en ouverture dans une mise en scène très cinématographique, ou Sprawl II) et des retours nostalgiques vers leurs précédents morceaux. Décidément Rebellion (Lies), No Cars Go, Keep the Car Running, Haïti, Intervention ou Wake Up, en clôture, passent vraiment bien en live. Mon coup de cœur du week-end, certes attendu mais légitime. Les morceaux du dernier album sont excellents, la mise en scène qui en est inspirée aussi, mais Funeral et Neon Bible restent pour moi au-dessus.

Dieu que je kiffe les groupes nombreux sur scène. Win Butler, Régine Chassagne, et les six autres membres, sont totalement interchangeables (dans le noble sens du terme) entre les guitares, cordes, accordéons, ou autres harmonies vocales. Une réelle énergie se dégage entre rock, pop et folk. Ils doivent être les seuls capables de me faire autant de frissons avec leurs morceaux. Suscitant à la fois un méga coup de blues avec leurs mélodies lancinantes et avec les mêmes morceaux une grosse claque, et l’impression d’être là où il fallait être et une chair de foule de ouf. Je suis resté scotché. Une concert très attendu qui a été largement à la hauteurs de mes espoirs. Largement.

Difficile du coup pour Arctic Monkeys de faire mieux. La mise en scène est plus épurée, seule compte la musique. Le concert est pas mal. Mais après cette claque, pas facile de rentrer dans le concert. Surtout que les deux derniers albums, Humbug et Suck it and see, ne sont pas mes préférés. J’avais vraiment accroché à Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not. Du coup I Bet You Look Good On The Dancefloor ou The View From The Afternoon passent très bien, même si je regrette absence de Mardy Bum, ma préférée. J’aurais certainement plus apprécié ce concert si celui d’Arcade Fire avait été en clôture.

Il reste juste assez de motivation pour rejoindre le parking, une dernière fois. Sur le retour, le bien connu bouchon belfortain post-Eurocks laisse le temps de repenser à ce week-end. De divaguer à nouveau entre les scènes du Malsaucy, de repenser à ces concerts qui ont rythmé ces trois jours. Prix spécial avec les encouragements pour le nouveau site, bien pensé, surtout la Plage, les endroits pour se poser, mais avec un petit bémol à l’Esplanade Green Room où le son est assez moyen sur les cotés, pas beaucoup mieux que l’ex chapiteau au contraire (on le regretterra les années pluvieuses) et surtout le Club Loggia bien trop petit et qui aurait mérité de rester à l’emplacement de l’ex Loggia. Les félicitations pour Arcade Fire, qui m’a totalement scotché, Funeral Party, The Shoes, Metronomy, Arctic Monkeys, Mona et Medi. Je regretterai de ne pas avoir vu Wu Lyf, rien que pour me faire une propre idée, And So I Watch You From Afar, Les Savy Fav, Electric Suicide Club et Battles. Et je retiendrai la phrase de Win Butler s’adressant à la foule et annonçant une chanson calme avec ces mots : « Cette chanson a été écrite au XIVe siècle par un célèbre poète français du nom de… 1, 2, 3, 4 ! » avant d’entamer Neighborhood #3 (Power Out).

Le bilan est donc très positif. Certes ce n’aura pas été la meilleure édition des Eurocks. Mais le faux-pas de 2010 est oublié. La fréquentation a été au rendez-vous, flirtant avec les 100000 spectateurs. Le site repensé est une réelle réussite, il en devient même respirable alors que les festivaliers ont été bien nombreux cette année. Les Eurocks ont osé. Osé modifier le site du festival. Osé changer les habitudes. Osé réduire le nombre de groupes pour muscler la programmation. Certes tout n’est pas parfait (le Club Loggia est à revoir), mais l’âme du festival est bien là. On sera au rendez-vous pour 2012.

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14 juillet 2011 Live Report

Eurocks 2011 Logo DedaleSonore

Les Eurocks 2011 présentaient une programmation pour le moins éclectique : rock, pop, éléctro, hip-hop, … et surtout très alléchante. Partant de ce constat, je ne pouvais qu’acheter mon pass 3 jours, le sésame qui vous ouvre les portes d’un lieu qui vibre aux sons des plus grands artistes et groupes mondiaux chaque année.

On m’avait prévenu, les Eurocks c’est également des bouchons interminables, une attente pas possible à l’entrée du camping, des kilomètres de marche à trimballer ses affaires et sa tente, des toilettes et des douches pour le moins douteuses, bref, ne lésinons pas sur les mots, les Eurocks c’est chiant… au début !

Day 1

Vendredi donc, je tombe dans le piège, les bouchons sont effectivement énormes pour se rendre jusqu’au site, les hannetons vous attaquent une fois sorti de votre voiture, vous faîtes 1 kilomètre de marche chargé comme une mule et en prime, vous perdez deux billets sur les quatre que vous aviez. Autant vous dire que l’entrée en matière pour cette édition 2011 fut pour le moins calamiteuse et que pas mal de concerts ont été zappés la 1ère soirée. Au final, arrivée à 23h30 sur le site des Eurocks, de quoi écouter un peu Beth Ditto, transfuge du groupe Gossip, qui ne m’aura pas laissé un souvenir impérissable. Elle aura au moins eu le mérite de me faire partir plus rapidement vers la Plage où Metronomy, l’un de mes groupes coups de cœur de cette année se produisait entre 23h et minuit. Si le son était affreux, le quatuor british nous a quand même concocté un petit concert bien sympa avec notamment une interprétation de The Bay assez géniale. A peine le temps d’enfiler une veste censée me prémunir contre le froid glacial que Stromae nous attend du côté de l’espace Green Room. N’étant pas particulièrement fan du chanteur Belge, je vous avoue que j’ai été agréablement surpris par sa performance, hélas entrecoupée par quelques problèmes de son. Son entrain, son humour et sa pop-électro m’ont convaincu. Alors on danse ? Oui. Fin de soirée ou début de matinée, Paul Kalkbrenner d’un côté, The Shoes de l’autre, mon choix était déjà tout fait, j’opte pour le groupe rémois. Puisque je suis quand même ouvert à tout genre de musique, je regarde 5 à 10 minutes Kalkbrenner, suffisant pour se faire un avis, c’est nul. The Shoes sur la Plage donc bouge pas mal en revanche, les deux batteurs assurent le show, les rythmes électro et rock du groupe sont appréciables. Je pars assez satisfait de cette première soirée pourtant mal engagée.

Day 2

Première nuit au camping, changer sa tente de place à 3h du mat’ après s’être affranchi de quelques kilomètres de marche sur une voie désaffectée n’est pas la chose la plus fun que j’ai faite. Mais c’est aussi ça les Eurocks ! Des gens qui viennent de partout en France et même d’autres pays européens pour 3 jours de folies et d’excès en tout genre. Alors que les températures n’excèdent pas 10° la nuit, elles remontent sacrément la journée, favorisées par un généreux soleil, si bien qu’un joli coup de soleil s’était déjà greffé à mon visage pour le départ à 16h30 le samedi, youpi ! On arrive juste à temps pour voir Anna Calvi, la rockeuse Anglaise que j’apprécie tout particulièrement. Si Blackout, Desire et Jezebel mettent l’ambiance, je reste quand même un peu déçu par le concert même si j’ai pu apprécier la voix phénoménale de la chanteuse. Au terme des 45 minutes, direction la Plage pour le concert de Kyuss Lives! Le son toujours aussi fort nous explose les tympans, si bien que les bouchons offerts gracieusement par l’organisation trouvent ici toute leur utilité. Trois chansons de Kyuss et puis s’en vont, vraiment pas convaincu par l’ancien groupe de Josh Homme. J’arrive vers 18h50 pour Gaëtan Roussel, le large public présent près de la Grande Scène pour suivre l’ancien chanteur de Louise Attaque me surprend. Comme le concert en fait, pêchu comme il faut. Help Myself est particulièrement bien interprété et repris en chœur par la foule, les rythmes presque africains sur certaines chansons passent vraiment bien également. Pause sandwich d’après concert, si bien que je n’ai pu qu’écouter de loin Raphaël Saadiq, qui m’a fait bonne impression. Le dîner du soir avalé, on rejoint la Plage à nouveau pour un groupe, découvert il y a peu, Funeral Party. Et pour le coup j’ai trouvé ça vraiment très sympa. Le bon rock US du groupe de Los Angeles m’a vraiment enthousiasmé. Le batteur m’a bluffé, la voix du chanteur aussi, ce qui, je précise, n’est de loin pas le cas de tout le monde… Seul bémol, le son décidément trop fort  du côté de la Plage encore et toujours. 22h45, on se place bien pour le concert que j’attends le plus de la soirée, Queens Of The Stone Age. Si j’avais déjà vu le groupe deux mois auparavant à Strasbourg, je me devais de revoir Josh Homme et sa troupe. Et whaou !! Je n’ai encore une fois pas été déçu. Changeant totalement de setlist, j’en ai pris plein les yeux et les oreilles. Enchaînant leurs tubes: Go With The FlowNo One KnowsFirst Is GivethLittle SisterMake It Wit Chu,… le rock signé Josh Homme m’a totalement emballé encore une fois. Les effets de lumières, le gros son,… C’était géant ! Fin de concert, je vais voir Boys Noize en coup de vent mais je ne reste pas pour Birdy Nam Nam, la musique électro pure et dure n’est définitivement pas mon truc.

Day 3

Dimanche, attention, arrivage massif de têtes d’affiches. Les portes ouvrent dès 15h, direction la Plage pour 16h15. Le son semble meilleur lorsque Mona se produit sur scène. Des Américains qui font du rock à la sauce Kings Of Leon. Malgré la chaleur étouffante, j’ai beaucoup apprécié ce groupe encore peu connu. Première bonne surprise de la journée donc. La deuxième ne tarde pas à venir avec le concert de Moriarty. Ne connaissant pas du tout le groupe mis à part Jimmy, j’ai été, là encore, très emballé. La voix de Rosemary, les rythmes et la douceur de ce groupe pour le moins atypique puisque l’on retrouve pas moins de cinq nationalités différentes m’ont agréablement surpris. Direction la grande scène pour The Do, groupe que j’avais déjà eu l’occasion de voir trois mois plus tôt à Strasbourg. Autant j’avais apprécié leur performance strasbourgeoise, autant leur performance belfortaine ne restera pas dans ma mémoire. Aucune originalité, les mêmes phrases prononcées aux mêmes moments, des interprétations similaires à ce que j’avais déjà vu,… Essai non transformé. A peine le temps de prendre un sandwich qui ressemblait d’ailleurs plus à un Kebab que j’avais rendez vous avec Philippe Katerine à l’Esplanade Green Room. Je ne sais pas pourquoi mais je voulais vraiment voir un artiste capable de nous faire une chanson avec le son qui accompagne la fermeture d’une session sous Windows ou de composer avec les noms Juifs et Arabes, bref, un artiste aux antipodes de ce qui se voit en général. Et là, si ce n’est pas le concert du siècle et que cela peut être vu comme une insulte à la musique pour certains musiciens, je dois dire que j’ai beaucoup aimé ce côté totalement décalé et assumé du personnage et de ses chansons. Si bien qu’on se prend à chanter à tue tête Louxor J’adore. 20h, Beady Eye, la nouvelle formation de Liam Gallagher, l’enfant terrible du rock’n’roll anglais arrive sur la Grande Scène. Si le son est identique à celui d’Oasis, l’ex leader de l’un des groupes phares des années 90 est également resté le même. Ce concert a été une petite déception pour moi même si je n’attendais rien de particulier du groupe mancunien. Le personnage Gallagher est décidément trop prétentieux. Lorsqu’il n’avait pas les mains dans les poches à regarder le public de façon hautaine ou qu’il n’était pas barré du côté de la scène pour parler à l’ingénieur son, l’ex-chanteur d’Oasis avait tout de même la décence de chanter les morceaux du groupe. Bref, on regarde une fois et c’est tout. Dans la foulée, Aaron se produisait sur l’Esplanade Green Room, peu connaisseur du groupe, j’ai trouvé ça un tantinet trop calme. Alors oui, c’était sympa, mais bon, rien de bien transcendant non plus. Peut être avais-je la tête ailleurs, trop occupé à sans cesse regarder ma montre pour être certain de trouver des bonnes places pour le concert d’Arcade Fire à 22h. Sans doute le groupe que j’attendais le plus de ce festival et visiblement c’était le cas pour beaucoup de gens. A une vingtaine de mètres de la scène, la tension monte lorsqu’un compte à rebours s’affiche sur les écrans installés au dessus de la scène et s’immobilise à 2 sous les acclamations d’un public conquis d’avance. Des images façon vintage apparaissent, des gens qui font du vélo dans les rues de ce qui semble être une banlieue américaine, l’intro de The Suburbs retentit, le groupe emmené par Win Butler s’avance sur scène sous les acclamations du public… 3… 2… 1… C’est parti pour un concert qui restera assurément dans les mémoires de ceux qui l’ont vécu. Arcade Fire est une révélation, impressionnants sur scène, les membres du groupe canadien communiquent leur joie d’être ici à un public en transe. Les tubes défilent, les jeux de lumières sont énormes, l’énergie des membres est communicante, Win et Will Butler s’excitent lorsque Régine s’active à la batterie, au micro (sur Haiti et Sprawl II), etc. Rebellion (Lies) est énorme tout comme Power Out, tout simplement géniale. Les titres qui ont fait la renommée du groupe s’enchaînent, le dernier album n’est pas en marge pour autant puisque Month Of May, Suburban WarWe Used To Wait, Rococo et Sprawl II donc et Ready To Start sont également interprétés. Le concert s’achève par Wake Up repris de concert par l’ensemble du public, absolument géant. Tout le monde est bluffé par la performance des Canadiens et en redemande. Hélas, malgré de longs applaudissements, personne ne reviendra sur scène…

Comment faire mieux qu’Arcade Fire ? La question pouvait légitimement se poser alors que les techniciens s’activaient pour mettre en place la scène des Arctic Monkeys. Et si justement le groupe anglais pouvait détrôner les Nords Américains ? Pour être franc, je n’y croyais pas une seconde alors que j’adore Arctic Monkeys. Et la suite ma donné raison. Lorsqu’Alex Turner et ses trois acolytes arrivent sur scène, le public est déjà chauffé à blanc. Véritables bêtes de scènes eux aussi, j’ai été vraiment stupéfait par le « coup de vieux » tout relatif qu’ont pris les membres du groupe, moi qui les voyaient encore de jeunes adolescents prébubères. Face à nous, place à 4 génies du rock british s’activent à faire bouger un public qui semble tout de même moins dedans que pour Arcade Fire. Brianstorm, Do Me A Favour, When The Sun Goes Down, I Bet You Look Good On The Dancefloor, autant de titres superbement interprétés qui assurent l’ambiance. Au bout d’une heure, le groupe quitte la scène sou les yeux de spectateurs qui réclament à nouveau les 4 jeunes gens de Sheffield. 2 minutes passent lorsque le groupe revient finalement sur scène pour encore 3 chansons donc Fluorescent Adolescent et 505. Le public est aux anges, 1h30 du matin, baissé de rideau, les deux derniers concerts sur la grande scène étaient absolument géniaux. Les Eurocks se terminent sur une (très) très bonne impression.

Ce cru 2011 a commencé doucement, pas totalement emballé par ce que j’ai vu vendredi, le week-end a ensuite été d’un tout autre tenant. Entre le rock de Queens Of The Stone Age et de Funeral Party, la pop de Gaëtan Roussel, le samedi, le retour (en demi teinte) de Liam Gallagher, les envolées musicales de Moriarty, la surprise Mona et les performances géniales d’Arcade Fire et Arctic Monkeys pour ce qui est du dimanche, cette édition a finalement tenu toutes ses promesses. Vivement 2012 !

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9 juillet 2011 Live Report

Give Me Five | DedaleSonore

Dépêchez-vous, le samedi est presque complet ! Le Malsaucy retient son souffle, la Grande Scène est presque prête, et nous on ne tient plus à l’idée de voir la vingtaine d’artistes prévus samedi sur la Grande Scène, l’Esplanade Green Room, la Plage, et au Club Loggia. Qu’est ce qui vous attend ? DedaleSonore vous propose quelques pistes !

Cinq lives d’artistes présents samedi

DesireAnna Calvi
A retrouver entre 17h30 et 18h15 à l’Esplanade Green Room

Sure Hope You Mean It – Raphael Saadiq
A retrouver entre 19h45 et 20h45 à l’Esplanade Green Room

New York City Moves to the Sound of LA – Funeral Party
A retrouver entre 20h45 et 21h30 à la Plage

I Know What You Did – Medi
A retrouver entre 23h15 et 00h15 à la Plage

Regular John – Queens Of The Stone Age
A retrouver entre 23h15 et 00h30 à la Grande Scène

Tout le programme du samedi

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Give me Five… Le samedi des Eurockéennes 2011 (#8)
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29 juin 2011 Give me five

Eurocks 2011 DedaleSonore 1

C’est aujourd’hui que les organisateurs des 23èmes Eurockéennes de Belfort ont dévoilé l’intégralité de la programmation de l’édition 2011 du festival. Plusieurs salves de noms avaient déjà abreuvé nos espoirs, saupoudrés de quelques noms lâchés petit-à-petit chaque semaine. De nombreuses rumeurs plus ou moins fondées avaient également été lancées. On est désormais fixés. Au final, 53 groupes se retrouveront sur la presqu’île du Malsaucy les 1er, 2 et 3 juillet. Voici donc la tant attendue programmation complète des Eurockéennes 2011.

Vendredi 1er juillet

Keziah Jones | Beth Ditto | Metronomy (remplace Spank Rock qui reporte sa tournée) | Tiken Jah Fakoly | The Ting Tings | Stromae | Tryo | Staff Benda Bilili | Paul Kalkbrenner | The Shoes | Les Savy Fav | Les Hurlements d’Leo | True Live | Carte Blanche (DJ Mehdi & Riton) | Cheers | Battles | The Joy Formidable | And so I watch you from Afar | Wu Lyf | The Electric Suicide Club

Samedi 2 juillet

Queens of the Stone Age | Kyuss Lives! | Gaëtan Roussel | Funeral Party | Birdy Nam Nam | Motörhead | Medi | Boys Noize | House of Pain | Raphaël Saadiq | Anna Calvi | Atari Teenage Riot | Mars Red Sky | King Automatic | Drums are for Parades | Padwriterz

Dimanche 3 juillet

Arcade Fire | Arctic Monkeys | Beady Eye | Crystal Castles | Aaron | The Dø | Moriarty | Katerine | Carte blanche à Katerine (avec Francis et ses peintres et le Cabaret New Burlesque) | OFWGKTA Aka Odd Future | Mona | Karkwa | Binary Audio Misfits | Honey for Petzi | Nasser | Hit by Moscow

Le gros de la programmation était donc déjà connu. Mais comme promis, une nouvelle fournée de groupes rejoignent le Malsaucy, avec une petite soixantaine de concerts à prévoir, des scènes largement remaniées et le retour attendu du spectacle de rue. Ainsi, parmi les nouveaux noms, on retrouve Keziah Jones, The Ting Tings ou The Shoes. Les noms de Stromae, Gaëtan Roussel, Moriarty, ou encore The Dø avaient également plus ou moins fuité.

Encore une fois, on a droit à une programmation éclectique, au-delà des têtes d’affiche déjà connues. La programmation est un peu plus light que ces dernières années au niveau du nombre de groupes, mais Territoire de Musiques a préféré la qualité à la quantité. Et la qualité est au rendez-vous, dans tous les styles. De l’électro, du hip-hop et du reggae en plus de pointures rock.

Keziah Jones et sa funk débarque en tête d’affiche du vendredi, tout comme The Ting Tings qui reviennent après leur passage en 2009. Le belge Stromae viendra fêter sa Victoire de la Musique aux Eurockéennes. The Dø et Moriarty (déjà de passage en 2008) seront présents le dimanche. Les français quant à eux débarquent en force : de The Shoes à DJ Medhi, en passant par Gaëtan Roussel, il y en aura pour tous les styles. Quelques très bonnes surprises sont également à noter, avec des groupes qui ont fait sensation ces derniers mois (Metronomy, qui remplace Spank Rock qui reporte sa tournée, mais aussi Raphaël Saadiq, la révélation Medi, Nasser, Wu Lyf…) et que l’on suivra avec impatience.

Les habitués des Eurockéennes auront droit à quelques surprises quant à la morphologie des lieux cette année. Le Chapiteau, qui en a vu tant, tire sa révérence pour laisser place à une « seconde grande scène » en plein air, l’Esplanade Green Room, permettant ainsi d’accueillir jusqu’à 15000 personnes. La plus intimiste scène de la Plage, lieu de découvertes comme on les aime aux Eurocks, mais souvent bien trop étroite, sera désormais directement aménagée sur l’eau. Les pieds dans le sable face à une scène flottante, j’en connais qui vont être ravis. Le Club Deville et la Loggia fusionnent, et atterrissent à proximité de la Grande Scène, libérant la forêt pour un tout nouvel espace VIP. Le tout sous un… Chapiteau, pouvant accueillir jusqu’à 2000 personnes. Au final donc, une scène de moins, mais plus de place devant les autres.

Comme prévu, le spectacle de rue fait son grand retour sur le site, avec une réelle volonté de la part des organisateurs de donner une dimension plus festive au festival. De nombreuses troupes, aux concepts aussi étranges que leurs noms (Les Plasticiens Volants, Les Chiche Capons, Tony et Tony de la Cie Albedo, Klaxonnarion, Menouillard Security, Les Archers, Silent Party), seront donc également présentes au Malsaucy.

Une programmation plutôt alléchante pour une édition 2011 du festival qui va devoir faire oublier une année 2010 assez décevante, c’est le moins que l’on puisse dire. On aurait bien sûr préféré un peu plus de têtes d’affiche incontestables. The Strokes, The National, ou PJ Harvey auraient été un petit plus. Mais c’est incontestable, le niveau de cette programmation est très haut. De grosses têtes d’affiche et un parterre de révélations qui n’attendent qu’à enflammer les nouvelles scènes du site. Comme les Arctic Monkeys, découverts sous le Chapiteau en 2006 et qui auront le privilège de clôturer le festival le dimanche soir.

Retrouvez tous les articles sur les Eurockéennes cru 2011 par ici, et tous les articles de cette semaine spéciale par ici, ou sur l’évènement Facebook correspondant.

Tarifs : 95€ le pass 3 jours (85€ pour les étudiants et lycéens, nombre limité), 74€ le forfait week-end (samedi & dimanche), 42€ le billet 1 jour, camping inclus. Plus d’infos sur le tout nouveau site des Eurocks.

13 avril 2011 Actu, Focus

Eurocks 2011 DedaleSonore 1

Du 11 au 17 avril, retrouvez une semaine spéciale à l’occasion de la révélation, mercredi prochain, de la programmation complète des Eurockéennes de Belfort 2011. Au menu, les derniers artistes rejoignant les différentes scènes de la Presqu’île du Malsaucy, les dernières infos des organisateurs, un retour sur les Eurockéennes 2010, et des Give me Five croustillants.

Pour rappel, les Eurockéennes de Belfort, qui seront de retour les 1er, 2 et 3 juillet prochains, ont déjà dévoilé une partie de la programmation :

Vendredi 1 er juillet
Tryo / Tiken Jah Fakoly / Beth Ditto / Stromae / Paul Kalkbrenner / Battles / The Joy Formidable

Samedi 2 juillet
Queens of the Stone Age / Kyuss Lives! / Funeral Party / Birdy Nam Nam / Motörhead / Boys Noize / House of Pain / Anna Calvi

Dimanche 3 juillet
Arcade Fire / Arctic Monkeys / Beady Eye / Crystal Castles /
The Dø / Moriarty / Carte blanche à Katerine (avec Francis et ses peintres et le Cabaret New Burlesque) / Les plasticiens volants

Retrouvez tous les articles de la semaine spéciale dès lundi par ici, ou sur l’évènement Facebook correspondant.

6 avril 2011 Edito

Eurocks 2011 DedaleSonore 1

On ne présente bien sur plus les Eurockéennes de Belfort, qui seront de retour pour notre plus grand plaisir les 1er, 2 et 3 juillet prochains. Les premières têtes d’affiche de la 23ème édition ont été dévoilées il y a quelques semaines, annonçant sur la presqu’île du Malsaucy Arcade Fire, Arctic Monkeys, Motörhead, House of Pain, Tiken Jah Fakoly et Boys Noize. Voici sept nouveaux noms qui viennent s’ajouter à cette programmation déjà alléchante :

Beady Eye
Beth Ditto
Birdy Nam Nam
Tryo
Carte blanche à Katerine
Paul Kalkbrenner
Anna Calvi

Quelques découvertes et du déjà-vu qui viennent s’ajouter à une première fournée de têtes d’affiches dont les très attendus Arcade Fire et Arctic Monkeys. Beady Eye me direz-vous ? Un nouveau groupe dont les membres ne sont autres que Liam Gallagher, Gem Archer, Andy Bell et Chris Sharrock. C’est-à-dire Oasis, mais sans le frère cette fois-ci. Avec un tout nouvel album sorti lundi. A voir. Beth Ditto me direz-vous ? La chanteuse de Gossip, bien entendu, en solo cette fois-ci, avec un projet beaucoup plus electro qu’auparavant. Electro, tout comme Birdy Nam Nam qu’on ne présente plus, qui devrait arriver avec de nouveaux morceaux, et Paul Kalkbrenner, DJ allemand à découvrir. Dans des styles tout à fait différents, la révélation rock londonienne Anna Calvi ou le quatuor de Tryo qui fera un retour au Malsaucy pour a priori l’unique date de l’été. Les organisateurs laisseront enfin Carte blanche à Philippe Katerine qui devrait ramener dans ses valises le groupe Francis et ses peintres ainsi que les insupportables streep-teaseurs du Cabaret New Burlesque révélés par le film Tournée de Mathieu Amalric.

Pour la programmation complète, un peu de patience, ça devrait arriver le 13 avril, avec, nous dit-on, quelques grosses têtes d’affiche supplémentaires, une soixantaine de concerts au total et le retour attendu du spectacle de rue (Les plasticiens volants, Compagnie Albedo, Art Sonic, Dynamogene, Les Chiches Capons, Fantazio, Théâtre Group’, un karaoké géant et le retour de la Silent Party) aussi bien sur le site du festival que sur le camping. Enfin, une journée spéciale Mexique initialement prévue le dimanche 3 est par contre compromise au vu de l’évolution récente des relations entre la France et le Mexique.

La billetterie est intégralement ouverte à partir d’aujourd’hui avec la mise en vente des billets 1 jour. Tarifs : 95€ le pass 3 jours (85€ pour les étudiants et lycéens, nombre limité), 74€ le forfait week-end (samedi & dimanche), 42€ le billet 1 jour, camping inclus. Plus d’infos sur le site des Eurocks.

Mise à jour :

Un nouveau nom sera dévoilé chaque mardi jusqu’à la prog finale (13 avril). S’ajoute donc à la prog :

Queens of the Stone Age
Crystal Castles
Kyuss Lives!
Funeral Party
Battles
The Joy Formidable
OFWGKTA aka Odd Future

En outre, les Repérages Eurockéennes ont débuté. Honey for Petzi (qui était en compétition avec The Ramblong Wheels & My Heart Belongs to Cecelia Winter) a été choisi au Repérage Suisse. King Automatic a remporté sa place aux Repérages Lorraine au détriment de The Aerial (pourtant en tête des votes sur internet) et de Ddum Spiro Sper. Electric Suicide Club a remporté les Repérages Alsace au Noumatrouff face aux Crocodiles Inc. et à Einkaufen. Hit by Moscow a été choisi aux Repérages Bourgogne au détriment d’Oslow et Modibick!, et enfin Padwriterz a remporté les Repérages Franche-Comté face à Carol’s Cousin et Carbon Airways.

Enfin, d’autres groupes ont annoncé officiellement leur venue sans que celle-ci ne soit officiellement confirmée par les organisateurs (Stromae, Moriarty, The Dø), et quelques rumeurs persistantes indiquent la venue probable de AaRON (selon le site non officiel du groupe / 3 juillet), Pains Of Being Pure At Heart (selon une interview du groupe par un blog), The Black Angels (d’après Ticketnet), Nasser, Atari Teenage Riot ou encore Gaëtan Roussel.

La programmation au jour le jour commence donc à prendre forme (annonce par les organisateurs ou les artistes eux-mêmes) :

Vendredi 1 er juillet
Tryo / Tiken Jah Fakoly / Beth Ditto / Stromae / Paul Kalkbrenner / Battles / The Joy Formidable

Samedi 2 juillet
Queens of the Stone Age / Kyuss Lives! / Funeral Party / Birdy Nam Nam / Motörhead / Boys Noize / House of Pain / Anna Calvi

Dimanche 3 juillet
Arcade Fire / Arctic Monkeys / Beady Eye / Crystal Castles /
The Dø / Moriarty / OFWGKTA aka Odd Future / Carte blanche à Katerine (avec Francis et ses peintres et le Cabaret New Burlesque) / Les plasticiens volants

Retrouvez tous les articles sur les Eurockéennes cru 2011 par ici.

3 mars 2011 Actu, Focus