On ne peut pas dire pour le moment que « Turn Blue », nouvel album des Black Keys sorti en mai, transcende les fans du groupe de Dan Auerbach et Patrick Carney. « Fever », premier morceau dévoilé il y a quelques mois, est, il faut bien l’admettre, bien plus éloigné qu’on ne l’espérait de « Lonely Boy » ou « Tighten Up » issus des petites pépites « El Camino » et « Brothers ». Pas désagréable mais un peu monotone…

Avant les Eurockéennes de Belfort dimanche, petit avant-goût avec le live de « Fever » à Glastonbury le week-end dernier. Pas désagréable mais un peu monotone on vous dit…

1 juillet 2014 New tracks

Vous le savez, on adore les Arctic Monkeys sur le Dedale. Le 11 juin, un live a été filmé pour Yahoo! depuis le iHeartRadio’s Los Angeles Theater. L’occasion de découvrir en qualité franchement sympa (720p) le show donné par le quatuor anglais !

« AM » est toujours en écoute complète par ici.

25 juin 2014 New tracks

Interpol, l’excellent groupe de rock de New-York, annonce un nouvel album – « El Pintor » – pour le 8 septembre ! Reconnue par ses pairs, la formation emmenée par Paul Banks (au timbre de voix so Ian Curtis) va signer un retour attendu par tous les amateurs d’un groupe qui s’est fait connaître, voilà plus de 10 ans, à travers un album du tonnerre, « Turn On The Bright Light », classé à la 59ème place des 100 meilleurs albums des années 2000 par le magazine Rolling Stone.

« El Pintor » arrive 4 années après leur album « Interpol ». Et le désormais trio (Carlos Dengler ayant quitté le navire) de NYC n’a pas fait dans la demi-mesure en s’assurant, pêle-mêle, les services de quelques artistes chevronnés : Brandon Curtis des The Secret Machines, Roger Joseph Manning, Jr. qui a beaucoup collaboré avec Beck ou encore Rob Moose de l’impeccable groupe Bon Iver.

Anywhere est le premier titre présenté par Banks et ses acolytes. Le clip a été tourné à l’occasion d’un passage à l’O2 Academy Brixton (Londres) le 27 mars 2014. Et ça s’avère assez efficace, vivement la suite !

Vous pouvez également retrouver le trailer qui annonce le futur album sous la liste des chansons :

  1. All the Rage Bach Home
  2. My Desire
  3. Anywhere
  4. Same Town, New Story
  5. My Blue Supreme
  6. Everything is Wrong
  7. Breaker 1
  8. Ancient Ways
  9. Tidal Wave
  10. Twice as Hard

19 juin 2014 New tracks

Le premier extrait du nouvel album d’Alt-J est enfin disponible. « Hunger of the Pine » a été diffusé en avant-première sur NPR avant de se retrouver sur le Soundcloud du trio anglais. Assez dark, ce morceau est à contre-courant avec les singles estivaux qui sortent un peu partout en ce moment. Il est aussi à contre-courant puisqu’il sample « 4×4 » de Miley Cyrus… Qu’importe, vu la qualité de ce premier extrait (où l’on peut entendre quelques paroles en français). « This Is All Yours », futur album d’Alt-J attendu pour le 22 septembre, s’annonce tout aussi jouissif que « An Awesome Wave ». On a hâte.

 

18 juin 2014 New tracks

« AM », le dernier disque des Arctic Monkeys, véritable machine à tubes, vient d’accoucher d’un nouveau bébé avec le clip de Snap Out Of It. Au menu, du glamour avec la sculpturale actrice mexicaine, Stephanie Sigman, une piscine, des larmes (beaucoup de larmes), de la viande et une télé qui diffuse des images d’Alex Turner et ses acolytes.

C’est la sixième chanson de l’album à bénéficier de son clip après l’énormissime Do I Wanna Know ?, One For The Road, Why’d You Only Call Me When You’re High ?, Arabella et R U Mine ? (à retrouver dans la suite de article).

17 juin 2014 New tracks

DedaleSonore | Jack White

Mardi, Jack White, le virtuose Américain qui s’est fait connaitre à travers les White Stripes qu’il formait avec sa sœur, nan sa copine, nan sa femme, nan son ex femme, voilà… a sorti son deuxième album solo, 2 années après Blunderbuss qui contenait quelques pépites (Sixteen Saltines, Freedom at 21 ou Love Interruption pour ne citer que celles-ci).

15 juin 2014 New tracks

DedaleSonore revient

Après une première mouture sur une plateforme de blogs plus que douteuse il y a bien longtemps, puis tout début 2011 un lancement plus officiel une fois doté d’un appendice en .fr, c’est une nouvelle étape que franchit aujourd’hui DedaleSonore. Ça commençait à faire un bail qu’on n’avait plus donné signe de vie, on sait. Il faut bien dire qu’on s’était un peu assoupis, peut-être dépassés par l’ambition de faire de jolies chroniques, tiraillés entre l’envie de parler d’un album kiffant et le temps monstrueux que peut prendre l’écriture d’un article à la hauteur de la pépite qu’on avait dans le casque. Comme vous pouvez l’imaginer, nous n’avons pas pour autant cessé d’écouter des trucs voire même de bons trucs. Mais de plus en plus souvent, c’est le mauvais côté de la balance qui l’emportait, d’où un rythme de chroniques de moins en moins corrélé avec le nombre d’albums repérés.

Bref ! On oublie tout, on balance un bon coup de pied dans la fourmilière et on repart sur de nouvelles bases. On retape la façade (nouveau design plus sobre et plus simple) mais pas seulement… Nouveau concept (là aussi plus simple) : on balance les sons qu’on aime, on en fait une méga playlist -la fameuse playlist qui trône dans la colonne de droite du site- et on dégage le superflu. Qu’est ce qu’on a pu s’emmerder avec des détails quand on y repense… Priorité désormais aux nouveaux sons, toujours dans l’optique de partager nos découvertes musicales, sans se priver de quelques archives de temps en temps. Prometteurs, marquants, extraordinaires : tous les sons qui nous ont marqués atterrissent ici, le tout avec finalement assez peu d’objectivité puisque c’est selon les propres affinités de chacun des membres de l’équipe. Seront ainsi publiés ici tous les morceaux que l’on garderait sur nos iPods respectifs si là, tout de suite, la fin du monde était imminente et qu’il ne restait que peu de temps pour y glisser quelques morceaux.

C’est promis on vous accompagnera bien plus régulièrement désormais. Que ce soit ici, sur Facebook ou sur Twitter.

Vous savez tout, Welcome back !

12 juin 2014 Nouvelle version

Anna Calvi

Deux ans après un premier album d’excellente facture, Anna Calvi revient avec One Breath, histoire de confirmer ses belles promesses, pari tenu !

9 novembre 2013 Chronique

DedaleSonore | Arctic Monkeys AM
Huit ans après leur premier album Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not, les Arctic Monkeys reviennent avec AM. Enregistré à Los Angeles et produit par James Ford, ce cinquième disque clôt la métamorphose UK/US entamée par le groupe depuis Humbug. Dès les premières secondes, la chaleur du climat californien se ressent et embrase ce savoureux mélange de styles (rock, hip-hop, heavy, glam…). Pétri d’influences américaines, AM offre donc une musique beaucoup plus sophistiquée. Chronique d’un album maîtrisé de bout en bout.

AM, « comme un disque de Dr. Dre »

Tout commence avec Do I Wanna Know. Le batteur Matt Helders fait déjà des siennes et nous balance un rythme à la limite du hip-hop. S’enchaîne alors un riff monstrueux à la guitare, dont seul Alex Turner a le secret. Puis le refrain, qui vous reste en tête toute la journée… Sorti en juin, ce tube illustre parfaitement les nouvelles influences américaines du groupe. Entre rockabilly et rythmique hip-hop, cette ambiance électrique se retrouve logiquement dans le clip officiel.

Do I Wanna Know ? | Arctic Monkeys

Jeu de batterie et riff surpuissants, c’est aussi ce qui fait la force de R U Mine ?. Ce savoureux mélange fût d’ailleurs un des points de départs du disque. Mais l’influence américaine touche aussi aux paroles d’Alex Turner. En effet, l’auteur-compositeur a avoué au NME s’être inspiré de Drake et Lil Wayne pour les « lyrics » de R U Mine ?.

J’aime quand ils parlent de quelque chose, mais expliquent la réalité sur la ligne suivante.

R U Mine ? | Arctic Monkeys

Deux tubes pour introduire AM, on en demandait pas tant !

« Classic rock » et ballades « turneriennes »

L’album continue avec One for the Road, un titre qui démontre toute l’expérience des Arctic Monkeys. On retrouve en effet un peu de chaque album dans ce morceau. Chœurs aigus, rock sincopé, solo de guitare, participation de Josh Homme au vocal… Les anglais savent désormais ce qui leur correspond le plus. Comme sur Arabella, qui après plusieurs écoutes répétées devient jouissif. Ce morceau heavy à l’apparence anodine prend une telle ampleur lors du refrain… Ca décoiffe autant que du Black Sabbath ! Impossible alors de décrocher, « headbanger » inévitable.

On enchaîne avec I Want It All. Plus lent et rockabilly, ce titre frappe par l’évolution vocale d’Alex Turner. Moins attaché à ses racines, l’Anglais devient un véritable crooner. Le genre de gars qui récolte tous les honneurs aux soirées. Comme sur No.1 Party Anthem, hymne mélancolique qui rappelle la BO de Submarine. On se voit enfant, dansant un slow avec notre amour secret. Le moment semble fragile mais vous restera dans la tête toute votre vie…

Même ambiance calme sur le morceau pop Mad Sounds. Loin de la grisaille de Sheffield, les anglais touchent une sonorité west coast avec des « ooh-la-la-la » charmeurs. Une ballade loin d’être naïve et qui rappelle fortement Lou Reed.

Cerises sur le gâteau

Changement de rythme avec le tribal Fireside. Ce titre réussit à vous retourner la cervelle par son ambiance psyché. Un moment de grâce hypnotisant et envoutant. Gros coup de cœur donc, qui ouvre la voie à une autre pépite : Why’d You Only Call Me When You’re High. Tout simplement : comment ne pas fondre face à ces notes piquées et ce flow diablement entraînant ?

Why’d You Only Call Me When You’re High ?| Arctic Monkeys

Et puis là, c’est la grosse claque. Oh mon dieu que ce Snap Out of It est bon ! Piano 70’s, rythmique étonnamment groovy, refrain accrocheur… Les Monkeys nous offre un morceau soul vintage absolument génial ! Un remède contre le blues de la rentrée : écoutez ça en boucle pendant tout le mois de septembre. Vous verrez, ça ira tout de suite mieux ! Même recette utilisée sur Knee Socks avec des chœurs aigus. Ca commence à être un peu redondant… jusqu’à ce que Josh Homme vienne poser un flow disco frais comme la rosée du matin ! La rythmique s’enflamme alors et sauve ce titre.

Toutes les bonnes choses ont une fin. Pour Favourite Worst Nightmare, c’était « 505 ». Pour AM, ce sera « I Wanna Be Yours« . Le parallèle entre les deux morceaux est évident, l’un étant la version rock US de l’autre. Beaucoup de mélancolie donc, mais qui permet de finir cette écoute avec le sourire.

Loin de la nervosité des premiers albums, les Arctic Monkeys réussissent parfaitement leur métamorphose. AM adopte un ton plus sophistiqué, plus arrangé. Comme un fil conducteur, les chœurs suivent les différents styles et la voix d’Alex Turner. Audacieux, mais parfaitement réussi.

9 septembre 2013 Chronique

DedaleSonore | The National
Enfin, ils sont de retour, EN-FIN ! Trois ans après le superbe High Violet, les désormais New-Yorkais originaires de l’Ohio de The National dabarquent à nouveau dans les rayons de nos disquaires avec ce sixième album ! Un retour qui pourrait presque passer inaperçu tant celui des Daft Punk éclipse le reste… Et c’est bien dommage, même si l’on devrait se réjouir de revoir nos frenchies au sommet des charts mondiaux.

Sorti presque le même jour (le 17 mai pour être précis), ce nouveau disque des Américains vaut pourtant son pesant de cacahuètes lui-aussi. Fidèles à eux-mêmes, Matt Berninger ainsi que les frères Dessner et Devendorf nous régalent encore une fois.

A l’écoute des deux premiers morceaux mis en ligne sur la toile, Daemons et Don’t Swallow the Cap, on pouvait d’ores et déjà flairer le bon coup et ce ne sont pas les 11 autres titres qui embellissent cet opus qui vont me faire mentir. Le leader-chanteur-poète Matt (encore secondé par Aaron Dessner) est toujours aussi efficace, envoûtant et enthousiasmant en dépit de paroles aussi sombres et insaisissables qu’à l’accoutumée.

L’album nous envoie 13 nouveaux titres en pleine tronche. Treize ballades mélancoliques ou rock sur lesquelles le quintette nous régale. Après High Violet et ses plus d’un million de copies écoulées à travers le monde, la tâche s’avérait pourtant délicate.

L’entrée tout en douceur sur I Should Live In Salt fixe tout de suite les règles du jeu, Matt impose ce rythme lancinant si caractéristique du groupe. Le titre précède le premier single dévoilé sur internet intitulé Daemons que je n’avais d’ailleurs pas trouvé tellement réussi à la première écoute… Mais après une dizaine de retour au début du titre, je trouve ce morceau finalement plutôt bon (surtout la seconde partie en fait). Pour un single, on est loin des rythmiques entêtantes de Fake Empire, Mr. NovemberTerrible Love, Afraid of Everyone ou Sorrow mais on les atteint avec mon coup de coeur de l’album, Don’t Swallow The Cap. Le titre, absolument excellent, se révèle également très poignant… Matt et ses potes sont au sommet de leur art, avec cet air qui ne nous lâche plus dès la première écoute.

Don’t Swallow The Cap | The National

Sur Fireproof, on retrouve la quiétude de Matt avec ce morceau savamment réfléchi, savamment orchestré, savamment interprété, superbe. Dans un autre genre, Sea Of Love se révèle sacrément efficace avec sa batterie et ses cordes, son corps en somme (et si vous regardez le clip ci-dessous, ce n’est pas Peter Dinklage -connu pour son rôle du génial Tyrion Lannister dans Game of Thrones- qui officie…).

Sea Of Love | The National

Le reste de l’album poursuit cette dualité avec beaucoup de sérénité (Heavenfaced, Slipped, I Need My Girl, Pink Rabbits, Hard To Find) et un peu d’entrain (Graceless). Je décerne encore deux coups de cœur à This Is The Last Time, sa montée en puissance, sa descente en douceur et ses choeurs, ainsi qu’à Humiliation (les plus mélomanes d’entre vous ne pourrons d’ailleurs que constater la similitude au niveau du refrain avec Saturday Morning de Eels), un morceau simple mais tellement efficace.

Aucun doute, avec Trouble Will Find Me, The National réussit le tour de force de nous étonner encore en dépit d’une carrière de près de 15 ans… Ce groupe est une pépite, il vous prend aux tripes pour ne plus vous lâcher, Matt et ses potes ont encore été habiles pour nous déverser ce flot de notes et de paroles bouleversantes. Merci The National !

3 juin 2013 Chronique

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