Angus Stone

Souvenez-vous, il y peu, nous évoquions sur DedaleSonore un groupe qui s’est créé une belle petite notoriété le long de l’année 2010, Angus & Julia Stone. Pourquoi cette piqûre de rappel ? Déjà parce que ça vous permet de surfer sur le blog et deuxièmement parce qu’on va évoquer un groupe qui a des liens étroits avec le groupe australien. En effet, Lady of the Sunshine n’est autre que le projet musical solo d’Angus Stone (frère de Julia).

C’est ainsi, qu’en 2009, deux ans après la sortie du premier album d’Angus et Julia Stone, l’album Smoking Gun débarque chez les disquaires australiens. Angus, orphelin de sa sœur navigue dans un univers musical radicalement différent de celui qu’on lui prête à l’accoutumée. Si l’on retrouve bien le brin de folk qu’on lui connait, on pense notamment à Home Sweet Home ou encore Anna, ainsi qu’à la première version de Big Jet Plane avant d’être le succès mondial que tout le monde connaît, les autres morceaux se détachent de manière plus ou moins prononcée de ceux du duo Stone.

L’Australien de Sydney nous montre encore une fois ses talents d’auteur et de compositeur en se tournant vers des mélodies inexplorées, beaucoup plus rock’n’roll. Le franc succès connu par l’album sur ses terres est passé totalement inaperçu dans nos contrées, pour cause, puisque l’album n’y est jamais sorti. Quoi qu’il en soit, l’opus livré par Angus Stone est une vraie réussite. Si vous vous attendez à retrouver la pop et la folk caractéristique du duo qu’il forme avec sa sœur, vous pouvez passer votre chemin. Enfin ne vous égarer pas trop non plus de DedaleSonore !

Et si vous êtes curieux de découvrir les autres facettes de cet artiste ou si vous voulez simplement frimer lors d’une discussion en évoquant subtilement le nom de ce groupe inconnu par bon nombre de Français, foncez. Des 12 chansons de l’album, on retiendra particulièrement, White Rose Parade, Jack Nimble, Smoking Gun, The Wolf, Kings Black Magic et le doux Lady of the Sunshine qui achève l’album de la plus belle manière. Même si l’album n’est pas disponible en France, il serait idiot de s’en priver. Rappelons, à juste titre, que le téléchargement légal est une solution à cette frustration !

Et pour plus d’informations, rendez-vous sur le Myspace des Lady of the Sunshine. L’occasion de rappeler que la famille Stone sera de passage en France à partir du mois d’avril prochain (dates prévues à Rouen, Paris et Marseille).

1 février 2011 Chronique

Eurocks 2011 DedaleSonore 1

 On ne présente bien sur plus les Eurockéennes de Belfort, qui seront de retour au Malsaucy pour notre plus grand plaisir les 1er, 2 et 3 juillet prochains. Les premières têtes d’affiche de la 23ème édition ont enfin été dévoilées :

Arcade Fire
Arctic Monkeys
Motörhead
House of Pain
Tiken Jah Fakoly
Boys Noize

Je sais que c’est un mot qu’ils kiffent à Territoire de Musiques mais je crois que cette année encore, on peut parler d’éclectisme dans cette programmation. De l’électro, du hip-hop et du reggae en plus de pointures rock. Une année qui sera marquée par le retour d’Arcade Fire sur le sol belfortain après un passage très remarqué sous des trombes d’eau en 2007, ainsi que des Arctic Monkeys, découverts sous le Chapiteau en 2006.

Les habitués des Eurockéennes auront droit à quelques surprises quant à la morphologie des lieux cette année : le Chapiteau, qui en a vu tant (et qui protégeait souvent du temps), tire sa révérence pour laisser place à une seconde grande scène en plein air, maximisant l’espace disponible, et l’intimiste scène de la Plage, souvent bien trop petite, lieu de découvertes comme on les aime aux Eurocks, serait désormais directement aménagée… sur l’eau.

Trailer – Eurockéennes 2011

Pour la programmation complète, un peu de patience, ça devrait arriver à la mi-avril, avec, nous dit-on, quelques grosses têtes d’affiche supplémentaires, une soixantaine de concerts et le retour attendu du spectacle de rue aussi bien sur le site du festival que sur le camping.

On vous tiendra au courant, bien entendu. En attendant, rendez-vous sur le (nouveau) site (qui pique les yeux) des Eurocks !

Billeterie : Les pass pour l’événement seront mis en vente prochainement à des tarifs qui restent bien en-deçà de bien d’autres festivals, 95€ les 3 jours (à partir du 7 février), 85€ pour les étudiants et lycéens (dès le 1er février), 74€ le forfait samedi-dimanche, et 42€ le billet 1 jour, camping inclus.

Bonus : le concert d’Arcade Fire aux Eurocks 2007. En avant-goût.

Live aux Eurockéennes 2007 – Arcade Fire

24 janvier 2011 Actu, Focus

Broken Bells

Broken Bells est un projet musical monté de toutes pièces par deux musiciens américains. D’un côté, James Mercer, leader du groupe The Shins et de l’autre Brian Burton (plus connu sous le nom de Danger Mouse), musicien et producteur de talent, fondateur de Gnarls Barckley et qui a collaboré avec les plus grands dont Damon Albarn et Beck.

Après une première rencontre au Danemark, lors du Roskilde Festival, en 2004, les deux compères avaient décidé de travailler ensemble. C’est seulement cinq ans plus tard, en 2009, que le projet aboutira finalement. En septembre 2009 donc, l’annonce de la création du groupe pouvait légitimement nouer quelques espoirs. Et c’est en mars 2010 que le premier album de Broken Bells voit le jour. Le premier single The High Road, qui est également le nom de l’album, ne nous déçoit pas. On peut dire que le reste de l’album non plus.

The Ghost Inside | Broken Bells

Entre sonorités rock mélangées aux claviers et sons electro de Danger Mouse, les dix chansons nous offrent une belle palette musicale. Celles-ci s’écoutent d’ailleurs aussi bien chez soi au calme que dans le stress d’un embouteillage. On croit même parfois reconnaître du Gorillaz. Si bien que les 40 petites minutes de l’album nous paraissent bien trop courtes.

L’ouverture sur The High Road et ses sons cosmiques diront certains, affichent déjà le potentiel du groupe. S’en suivent des morceaux qui nous poursuivent la journée après une simple écoute, notamment The Ghost Inside. L’album monte crescendo et l’intensité qui s’en dégage devient de plus en plus perceptible au fil des chansons. On retiendra également Mongrel Heart, avant dernière chanson de l’album qui introduit magnifiquement The Mall & Misery, point d’orgue de l’album.

Face au succès du groupe outre-Atlantique, les deux hommes devraient à nouveau collaborer dans les prochain temps, pour notre plus grand bonheur. Assez parlé, pour plus d’infos, rendez-vous sur le Myspace du groupe.


The High Road | Broken Bells


14 janvier 2011 Chronique

Mando Diao

Après un groupe suédois au nom plutôt français, en voici un autre à la consonance là encore latine, Mando Diao. Par contre leur ville est toujours aussi imprononçable, alors on passe.

Mando Diao ne vous dit peut-être rien, mais ils ont déjà fait sorti un paquet d’albums (Bring ‘Em In, Hurricane Bar, Ode To Ochrasy et Never Seen The Light Of The Day…) sur lesquels se trouvaient par exemple Sheepdog et God Knows. Le dernier, Got on fire, un album rock très frais qui a la saveur d’une petite bombe, date de 2009. Leur rock très britannique cartonne déjà en Allemagne et en Autriche (comme quoi l’Europe…).

Gloria – Mando Diao

On sent vraiment que le groupe se régale à jouer ensemble. Dance With Somebody, de la Britpop à la rythmique addictive, est très dansant, on peut l’écouter en boucle sans trop s’en lasser. Gloria, à la fois un hommage au rock primitif, teinté de soul, et à Gloria Gaynor (d’où le nom oui), est un des meilleurs morceaux du groupe. Mean Street vaut aussi le détour, avec son univers tellement à l’image du groupe, carrément excellent.

Leur musique unique mérite sa place dans vos iPods. Au risque de les faire exploser de groove. Mando Diao est à retrouver sur MySpace et le 3 juin prochain au Nürburgring en Allemagne. Comme quoi les noms de patelins imprononçables, ça rapproche.

Sheepdog – Mando Diao


13 janvier 2011 Chronique

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