The Kills, l’excellentissime groupe emmené par l’Anglais Jamie Hince et l’Américaine Alison Mosshart, avait rendez-vous avec son public de Seattle le 28 octobre. Yahoo! a eu la bonne idée de capter ce moment. Toutes les vidéos sont disponibles en suivant ce lien.

30 octobre 2014 New tracks

Cat Power Sun | DedaleSonore

Quitte à pomper sans scrupules le slogan de campagne de notre nouveau président, pour Cat Power aussi, le changement c’est maintenant ! Changement de coupe de cheveux, changement de vie suite à une rupture et surtout changement de style. Son dernier vrai album, en dehors des reprises de Jukebox, datant déjà de l’année 2006 (The Greatest), c’est avec un grand plaisir que l’on retrouve la belle Chan Marshall (Cat Power étant son nom de scène). Et c’est effectivement comme si nous faisions la connaissance d’une nouvelle artiste. Mixé par le français Philippe ZDAR, (moitié de Cassius et producteur de Phoenix), l’album nous change complètement des chansons soul-folk dépressives qui ont jusque là émaillé son parcours artistique. Avec Sun, C’est en direction du soleil que l’artiste regarde maintenant (ndlr : elle était facile celle-là) et c’est la voie qu’elle nous encourage à suivre à travers ses chansons.

Ruin | Cat Power

Premier titre de l’album, Cherokee nous met dans le bain immédiatement, une guitare m’évoquant Johnny Marr (des Smiths), un petit côté électro qui prend rapidement le dessus et en fond sonore le léger accompagnement d’un piano. Le texte est d’une sincérité crue : « Bury me, marry me to the sky » nous répète inlassablement Chan Marshall au milieu d’un arrangement sophistiqué. La chanteuse se permet même de mettre le cri d’un aigle au milieu de la chanson et ce qui aurait pu passer pour ridicule passe ici comme un charme. Un de mes coups de coeur. S’ensuit le titre ayant donné son nom à l’album, Sun, au tournant électro encore plus assumé, c’est simple, on se croirait devant du Massive Attack. Surprenant mais malheureusement pas franchement réussi.

Autre genre abordé, c’est vers une ambiance salsa-latino que s’ouvre Ruin, le 1er single de l’album. Le morceau se complète avec des riffs de guitare bien sentis et Chan nous conte ces voyages à travers le monde et le décalage qu’elle a pu constater entre des gens qui ont tout et se plaignent et ceux qui n’ont rien et qu’on n’entend jamais. Une grosse réussite. Arrive 3,6,9 qui nous rapproche du hip-hop. La voix de Chan Marshall, pourtant parfaite au naturel, est transformé par un vocodeur et on le regrette beaucoup. L’éloignement des genres est trop grand entre les sonorités classiques de Cat Power et ce hip-hop pour que le titre soit convaincant. Un essai non transformé.

Avec son rythme lancinant, Always On My Own nous sert de passerelle vers le reste de l’album et donne la troublante sensation d’être plongé dans une rêverie. C’est vers un rappel au premier morceau (Cherokee) que nous ramène Real Life, aux synthés funky et robotique. Débute alors 2 autres grosses réussites, Human Being et Manhattan, l’une donnant l’impression d’être au milieu d’une tribu amérindienne du siècle dernier, à tourner autour d’un feu de camp, le tomahawk à la main. L’autre  développe un gimmick mélange de piano et d’électro sur toute sa durée, la voix de Chan faisant le reste du travail pour nous envoûter et nous laisser glisser vers ce soleil, promis depuis le début.

Silent Machine est une piste anecdotique, à rapprocher des Black Keys et autres Kills mais sans la force de frappe de ces derniers. Une contribution limité mais amusante de l’Iguane Iggy Pop sur la ritournelle Nothin But Time apporte une variation aux 11 minutes que dure ce morceau. L’impression finale est que le morceau est trop long et qu’une coupe des 3 dernières minutes l’aurait sûrement dynamiser sans donner cette sensation d’ennui que l’on sent poindre au bout d’un moment. Vraiment dommage car le fondu en fermeture est là au bon moment mais n’est pas exploité. En guise de conclusion à cet album, les guitares terminent dans la dureté (Peace And Love), comme si Chan voulait bien marquer la différence et nous matraquer cette nouvelle artiste qu’elle est devenue.

Changement de direction pour Cat Power qui privilégie un album orienté vers l’électro et vers des chansons enjouées. Grâce à des textes réussis et à sa voix enveloppante, Chan Marshall, pour son 8ème album, réussit plutôt bien cette (r)évolution musicale. Tout n’est pas parfait et certains fans de la sublime soul de The Greatest ne s’y feront certainement pas. Il reste que plusieurs morceaux sont de franche réussite et qu’il est plus qu’enthousiasmant de voir un artiste en mouvement.

8 septembre 2012 Chronique

jack white

Chanteur, auteur, compositeur, musicien multi-tâches, pionnier de la renaissance du garage rock avec le génial duo The White Stripes (dissous, au grand dam des mélomanes en début d’année dernière), fondateur des groupes The Raconteurs (2006-2008) avec Brendan Benson et The Dead Weather avec Alison Mosshart (elle même chanteuse et guitariste dans le groupe The Kills), mais aussi vedette de cinéma aux cotés du légendaire Jimmy Page de Led Zeppelin dans le film It Might Get Loud de Davis Guggenheim, Jack White revient sur le devant de la scène en 2012 avec un album solo intitulé Blunderbuss. Un album qui sort aujourd’hui, 23 avril, chez vos meilleurs disquaires. Un disque finalement égal à un homme méticuleux et perfectionniste jusque dans les moindres détails, véritable manifeste blues des temps modernes.

Dans un monde musical où la technologie prend toujours un peu plus le pas sur la performance artistique et où les effets sonores se multiplient, Jack White, véritable technophobe puisqu’il enregistre encore ses créations via des procédés archaïques, est l’un des garants de cette old school. Avec son disque, Jack nous emmène à la découverte du Midwest américain dont l’esprit des lieux qu’il nous fait découvrir se retrouve transfiguré dans sa musique. Aucun doute, avec Blunderbuss, Jack White réaffirme ses racines blues.

Love Interruptions | Jack White

Love interruptions, premier single de l’album sur lequel participe Ruby Amanfu, nous offre un avant-goût assez subtil de ce qui va suivre. Un mélange détonnant de piano et de guitare qui nous renvoie à nos sentiments les plus profonds et à une époque finalement plus simple et plus authentique. En plus de la qualité du morceau, le clip, bien que minimaliste, ne manque pas de charme. Le rouge et noir des White Stripes laisse sa place à une couleur gris bleu très intime.

Weep Themselves to sleep, morceau très bien écrit, met l’accent sur la voix du bonhomme. Le ton et l’intensité des paroles sont autant associés aux sons crus de la gratte de Jack White qu’à ceux, plus mélodiques, du piano, ne faisant qu’aggraver le drame qui entoure cette chanson.

Avec I’m shaking, Jack White fait une référence à peine cachée à l’une des icônes de la musique blues, j’ai nommé le défunt Bo Diddley mais aussi à la mythique chanson Fever interprétée entre autre par Little Willie John, Peggy Lee ou Elvis Presley. Encore une fois, le natif de Détroit ne cesse de nous surprendre avec un morceau moins sombre et qui se rapproche du rhythm and blues des années 50, remis au goût du jour par White.

Sixteen Saltines (live on Saturday Night Live) | Jack White

Sur les 13 titres de l’album, Sixteen Saltines et Freedom at 21 sont peut être ceux qui représentent le plus le Rock façon Jack White, ceux qui, surtout, se rapprochent au plus près du style des Whites Stripes, avec la montée en puissance de la batterie et des riffs de guitare. Assurément deux tubes de l’album, aussi bruts que riches en symboles et en émotions.

De la galette, nous pourrions encore retenir le doux Blunderbuss, le mélodique On And On And On ou Hip (Eponymous) Poor Boy, qui certes, n’est pas une reprise du morceau éponyme d’Elvis Presley mais bien une référence à l’une des plus grandes idoles du rock.

Jack White – Blunderbuss [+ Digital Booklet] by DedaleSonore on Grooveshark

Etrange, contradictoire et mystérieux, à l’allure proche des personnages d’un film d’animation de Tim Burton, Jack White confirme qu’il côtoie bel et bien les grands du rock et du blues confondus ! Au style proche du Dylan des années 70, avec des paroles très sombres qui rappellent Tom Waits et une mélodie aussi intemporelle que celle de Led Zep, l’album n’en reste pas moins estampillé Jack White, qui finalement, nous présente son autobiographie. 
Pour plus d’informations, vous pouvez visiter le site officiel de Jack White ou bien sa page Facebook. Sachez enfin, et c’est un évènement, que l’Américain sera l’une des têtes d’affiches de la prochaine édition des Eurockéennes de Belfort avant de faire escale, deux soirs, dans la mythique salle de l’Olympia (2 et 3 juillet avec les soeurs de First Aid Kit en première partie).

23 avril 2012 Chronique

Give Me Five DedaleSonore

 

L’année 2011 se termine et on n’aura pas réussi à parler de tous les groupes dont on aurait voulu parler. Vous entendrez forcément quelqu’un dire ces prochains jours, qu’une année, ça passe vite. Et ce n’est pas totalement faux. Mais ce n’est pas bien grave : 2012 sera là pour prendre le relais, et on se permettra de revenir en arrière pour parler des albums oubliés de 2011 si nécessaire.

2011 nous aura permis de (re)découvrir M83, Beirut ou encore The National, mais en 2011, nous aurions aussi pu parler de The Rapture, Real Estate, The Kills, Future Islands ou SayCet… C’est parti pour une session clips de rattrapage.

How Deep is your Love ? | The Rapture

It’s Real | Real Estate

Future Starts Slow | The Kills

Before the Bridge | Future Islands

After Glory | SayCet

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27 décembre 2011 Give me five